Pour leur dernier match à Strasbourg, les Français se sont inclinés face à une équipe grecque fidèle à sa réputation (79-67). Très rugueuse en défense et appliquée en attaque, les coéquipiers de Boris Diaw n’auront tenu qu’une mi-temps.
Alexis Ajinça, très agressif, trouve rapidement le chemin du cercle, profitant de sa taille et de son envergure hors norme. Mais on le savait, la Grèce, prétendante au podium en Slovénie, est un adversaire redoutable. Le duo Mavrokefalidis-Bramos fait des merveilles et à l’inverse, les Bleus perdent beaucoup trop de ballon (déjà 7 balles perdues). Une nouvelle fois, dès son entrée, Jeoffrey Lauvergne est très efficace. Mais cela ne suffit pas et se sont les Grecs qui prennent le meilleur départ (13-22, 7’). Pour la première fois, les tricolores peinent à trouver des solutions, la faute à une défense adverse bien en place (19-25, 10’).
La bataille est rude dans le secteur intérieur. Le match devient de plus en plus intense. Gélabale et De Colo sonnent la révolte à coup de trois points et la France inflige un 7-0 à la Grèce. (28-36, 15’). La sanction est immédiate du côté grec, une perte de balle et c’est un 3pts encaissé. Mais les Bleus s’accrochent, avec deux lancers de Tony Parker. Au moment de rejoindre les vestiaires, les Français ne sont plus menés que de cinq longueurs (40-45, 20’).
De retour sur le terrain, Tony Parker distribue deux caviars. Ajinca, par deux dunks consécutifs fait revenir l’Equipe de France à un petit point (48-49, 24’). Une nouvelle fois pénalisé par les fautes, Alexis Ajinça sort et laisse sa place à Jeoffrey Lauvergne. Les Grecs ne s’alarment pas, resserrent un peu plus encore leur défense et reprennent 7pts d’avance. Le barcelonais Loukas Mavrokefalidis comptabilise déjà 16pts. A dix minutes de la fin du match, la France est de nouveau devancée (51-63, 30’).
Le dernier quart temps est difficile. Les Grecs continuent de prendre le large. Nouveau ballon perdu et Papanikolaou peut s’envoler en contre-attaque pour claquer un beau dunk (53-71, 34’). La tache semble désormais compliquée. Le capitaine Boris Diaw tente de belles choses mais la messe est dite. Pour la première fois de leur préparation, les Bleus s’inclinent face à la Grèce sur le score de 67 à 79. Elle s’envolera demain vers Antibes pour poursuivre sa préparation.
Grèce bat France : 67-79
Déclarations d'après match :
Vincent Collet : "On a la chance dans cette préparation de rencontrer trois ou quatre très grosses équipes. Je ne peux pas être ravi mais je sais que c'est une excellente séance de travail qui va nous permettre d'impacter sur la suite pour réussir dans le haut niveau européen. On a besoin encore de retrouver certains réflexes. J'espère que cela va nous permettre de franchir un nouveau cap."
Nando De Colo : "On savait que ce serait difficile, on s'attendait à un match agressif. On sait que c'est une équipe qui joue dur, qui nous pose des problèmes en attaque. C'est un point sur lequel on doit s'améliorer. Il y a encore pleins de matches qui vont arriver. A chaque campagne on a un match clé sur lequel on peut se reposer et c'est celui ci. C'est une équipe qui ne s'affole jamais, c'est à nous de rester mentalement prêt quoi qu'il arrive."
L’autre match : Allemagne-Croatie : 63-73
Dans l’autre match de la journée, l’Allemagne a remporté sa première victoire du Tournoi en s’imposant face à la Croatie (73 - 63). L’écart a été creusé dans le deuxième quart-temps, remporté 31 à 13 par les allemands. Un quart-temps sur lequel Heiko Schaffartzik a signé un splendide 6/6 à 3-points. Grâce à cette victoire, l’Allemagne termine 3ème du Tournoi aux dépens des Croates.
Audrey Canlet, à Strasbourg