« La vérité d'un jour n'est pas forcément celle du lendemain. » Même s'il se félicite intérieurement d'avoir joliment effacé l'avantage du terrain mardi à Antarès, Jean-Luc Monschau, le coach nancéien, n'a pas la mémoire courte. Il n'a surtout pas oublié qu'en 2009, après s'être imposé à l'Astroballe en demi-finale aller des playoffs, Nancy s'était incliné à la maison avant finalement de perdre la belle en banlieue lyonnaise. « Tout reste à faire et mes joueurs ne doivent surtout pas croire que nous sommes déjà en demi-finale. »
Et ce, même si les « stats » sont largement... lorraines. Le Mans n'a plus gagné à Nancy depuis 2005. L'époque des Hollis Price, Rahshon Turner et autre Amara Sy. Surtout, la génération 2012 ne s'est jamais imposée en phase régulière sur un parquet d'une équipe du Top 8. Enfin, Rochestie et les siens n'ont eu que trois jours pour digérer le « bottage de fesses » d'Antarès et pour tenter de réajuster le réajustable. Quand on touche le fond, on ne peut que remonter dit l'adage. Anormalement maladroits (39,4%), anormalement amorphes dans leur antre, Lombahe-Kahudi et les siens n'ont sans doute pas perdu leur fierté. Un amour-propre piqué au vif. La logique voudrait un deuxième match « plus serré ». A condition de se battre cette fois...