Les Choraliens ont été submergés par l’énergie, l’intensité, la fougue de Chalon. Si bien qu’en quelques minutes, elle a volé en éclats. L’Elan a réduit à néant l’impact de Nsonwu. Les Roannais, 25 balles perdues, devront avoir un autre état d’esprit sous peine de prendre la porte de la saison dès samedi.
Chalon joue sur l’euphorie d’un jeu franchement chatoyant, d’une intensité remarquable. L‘expérience de l’an passé est aussi édifiante. Dès le coup de sifflet final à Bercy dimanche, l’Elan était focalisé sur les play-offs. Cette équipe est en mission, avec la concentration et la motivation qui vont avec. La seule issue pour Roanne était mardi de se sublimer. Pour avoir abordé ce match avec une intensité défensive bien en deçà de Chalon, la Chorale a volé en éclats. En quelques minutes, le mal était irréparable. La deuxième période, équilibrée, ne change rien. Seule une immense fierté et une réaction au niveau de la déception pourront permettre à Roanne de prolonger l’espoir.
Nsonwu, la clé
Pris à deux « poste bas », la clé de voûte roannaise n’a jamais trouvé de solutions, surtout face à un JBAM dominateur. Roanne, collectivement, a été outrageusement dominé aux rebonds ! Lawal (voir par ailleurs), fait banquette, et si Alexis Tanghe a été à la hauteur de l’événement, l’ombre de Jackson a été immense mercredi.
Débuts de match « cata »
En laissant Chalon s’installer dans le match si facilement, la Chorale a failli. « On a rapidement perdu notre présence défensive », appuie Luka Pavicevic. Comme les principes collectifs. Déjà au Havre, la Chorale avait donné « le bâton pour se faire battre ». À l’Asvel, elle avait « réussi » l’exploit de débuter par un 0/9 aux tirs. Un tel début de match ne pardonne pas face à Chalon. Le match était plié en un quart-temps (25-12, 36 d’évaluation à 12).
1-0 et une claque
« Ce n’est qu’un match, 1-0 balle au centre ». Greg Beugnot était tout en mesure en conférence de presse. Il a raison même si Chalon a marché sur Roanne et certainement gagné plus qu’un match. Nul doute que Luka Pavicevic va se retourner vers le groupe qui a remonté la pente en deuxième partie de saison prioritairement. Chalon n’a pas perdu un match en limitant son adversaire sous les 75 points. Et inversement la Chorale n’a gagné que trois matchs de saison régulière en inscrivant moins de 75 points…
Heureusement…
L’adresse à trois points choralienne a permis d’éviter une déconfiture avec un excellent 14/28. Braud, Page et Holland ont fait fort avec un 11/16 dans l’exercice. De quoi rendre méfiant un Elan si fort avec un banc à 31 points (16 pour celui de Roanne dont 9 pour le seul Tanghe) avec un temps de jeu cumulé plus ou moins égal…
… Ce n’est pas fini
« On a perdu, il faut rester positif. On était à -20 à la mi-temps, on a fait jeu égal en deuxième période, on va gagner la troisième », lance le président Brochot qui a peu goûté au match1 (voir par ailleurs). Mais Greg Beugnot ne dit pas autre chose, « ce n’est pas fini ». Encore faut-il que Roanne commence bien !
À quoi sert Lawal ?
Lawal s’avère être une erreur de recrutement de fait, malgré son cursus. Pavicevic a peu goûté son entrée en matière mercredi. Il avait déjà souligné qu’il préférait opter pour la cohésion d’un groupe qui avait gagné sans Jackson, considérant Lawal pas prêt et sûrement pas assez rigoureux. Sa motivation semble suspecte, au contraire de celle de Tanghe.