Céline Dumerc était ravie de décrocher son premier titre européen avec Bourges. «C'est toute un aventure», a raconté l'internationale française, après la victoire face à Villeneuve-d'Ascq (54-43, 51-40 à l'aller).
Céline Dumerc (Bourges): «C’est vrai, les dix dernières minutes ne sont pas très jolies, tu as juste envie de tuer le match, mais en même temps, tu as envie que tout ça se termine. On s’est un peu déconcentrées, et elles jouaient le tout pour le tout. Ce trophée, c’est top, c’est génial, dans le sens où c’est toute une aventure. C’est toute cette histoire que je retiens, je kiffe tout ça, ce groupe, cette entente. Ce trophée c’est tout une vie de groupe. Tu le regardes et tu sais ce que tu as vécu, les obstacles surmontés.»
Valérie Garnier (coach de Bourges): «C’est beaucoup de bonheur. On voulait aller le chercher ce trophée. On n’était pas là pour gérer onze points d’avance, mais pour gagner. Pour moi, les compteurs étaient à zéro ce soir. On va profiter de ces moments rares dans la vie d’un entraîneur, des joueuses. Puis on va se relancer, conforter notre deuxième place en championnat, ensuite la première mais il y aura la finale de la Coupe, puis les play-offs. Je suis très heureuse pour Céline, j’ai eu une pensée pour elle, je voulais qu’elle vive ça avant de partir.»
Fred Dusart, coach de Villeneuve d‘Ascq: «La saison ne s’arrête pas ce soir, Il faut rebondir. Il ne faut pas cogiter, savoir faire la part des choses. J’espère que l’impact émotionnel de cette défaite ne sera pas trop fort. Je ne sais pas si Bourges était intouchable, mais Villeneuve était très prenable ce soir. Rebondir, ce sera autant mental que basket. Il faut utiliser cette frustration, et faire le deuil de cette déception. Il ne faut pas oublier d’où on vient. On était des rookies cette année en Euroligue.»