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C’était officieux depuis déjà quelque temps, c’est désormais officiel: Allen Iverson a pris sa retraite de joueur professionnel. The Answer a tenu une conférence de presse exceptionnelle à Philadelphie, ce mercredi, quelques heures avant que les Sixers ouvrent leur saison, en accueillant les champions en titre de Miami. Entouré de sa famille et de son manager, l’ancien arrière, 11 fois All-Star (2000 – 2010), a été droit au but, non sans émotion:

 

« J’annonce formellement ma retraite du basketball. Je pensais que quand ce jour arriverait, ce serait tragique. Je ne l’ai jamais imaginé, mais je savais qu’il viendrait. Je suis fier et heureux de dire que je suis content de ma décision, et je me sens très bien. »

 

4 fois meilleur scoreur de la ligue, 1 fois MVP, finaliste malheureux en 2001, The Answer a indéniablement marqué durablement la NBA, tant sur le terrain qu’en dehors.

 

« Je me suis pris des coups de pieds au cul pour avoir été moi-même pendant ma carrière [...]. Tout ce que je faisais, c’était être moi-même. Maintenant, vous regardez la NBA et tous les mecs sont tatoués, certains ont des « cornrows » (les tresses qu’il a popularisées, ndlr). On pensait que le suspect était le mec avec des tresses, maintenant on voit des policiers avec des tresses. »

 

Iverson a bien entendu également tenu à remercier les personnes sans lesquelles il ne serait pas là, à commencer par ses coachs de high school (Mike Bailey, à Bethel), de college (John Thompson, à Georgetown) et de NBA (Larry Brown, aux Sixers). Sans oublier un certain numéro 23.

 

« Je dois remercier Michael Jordan pour m’avoir donné une vision. Sans ça, je ne pense pas que cela aurait été possible. Il m’a donné envie de jouer au basket. Il m’a simplement montré la voix, et a tracé le chemin sur lequel je voulais marcher. [...] Pour ce qui est de Coach Bailey, Coach Thompson et Coach Brown, je crois que tout ce que je voulais, c’était qu’ils soient fiers du joueur qu’ils avaient formé. »

 

Celui qui aura donc joué son dernier match professionnel avec la liquette du Besiktas, en 2011, tire sa révérence en tant que 19e meilleur marqueur de l’histoire de la NBA, avec 24 368 points. Il restera comme l’un des joueurs les plus spectaculaires et agréables à regarder de la dernière décennie, voire de tous les temps. C’est donc à lui que revient le mot de la fin. Au revoir, Allen Iverson.

 

« Je serai un Sixer jusqu’à ma mort. [...] J’ai tout donné au basket, et la passion est encore là, c’est juste le désir de jouer qui ne l’est plus. Ce fut une magnifique aventure. »

 

 

 

 

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