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Alors que tous les clubs français engagés dans les différentes coupes d'Europe en ont terminé avec la première phase, il est temps de faire un bilan, qui s'avère très sombre.

 

Un constat d'échec récurrent

 

Chalon éliminé en Euroleague, Le Mans, Cholet et Orléans éliminés en Eurocup, Nancy et Dijon sortis en Eurochallenge: seuls le Paris-Levallois et le BCM Gravelines ont su passer le cut pour atteindre le Last16 de l'Eurochallenge, la moins prestigieuse des trois compétitions européennes. Deux sur huit c'est quand même très faible, mais c'est dans la droite lignée des dernières années pour les clubs français en Coupe d'Europe, alors même que les clubs féminins s'en sortent magnifiquement (probablement deux clubs sur trois en Euroleague devraient passer le premier tour alors que trois équipes sont qualifiées pour les quarts de l'Eurocup).

 

On est très loin en tout cas d'une ProA "deuxième championnat européen après la Liga ACB" comme le disait le Christian Monschau il n'y a pas si longtemps. Les résultats sont là et prouvent une nouvelle fois que la Pro A est incontestablement l'un des championnats européens les plus faibles loin derrière les voisins allemands qui ont deux clubs qualifiés au Top 16 de l'Euroleague.

 

Des raisons multiples

 

Bien évidemment, la raison budgétaire est souvent avancée et c'est vrai qu'en Euroleague, les clubs français font souvent figure de petits poucets, et on savait que la qualification pour le Top 16 se jouerait avec l'Alba Berlin pour les Chalonnais, et les Bourguignons ont fait preuve d'un manque d'expérience du haut-niveau, ou de maîtrise, lors de leurs deux confrontations face aux Allemands lors de rencontres qu'ils maîtrisaient pourtant.

 

Le Mans et Cholet ont aussi fait preuve de manque de maîtrise lors de la rencontre qui aurait pu les qualifier pour le Last16 mardi. Le Mans affrontait alors son adversaire direct, le VEF Riga, équipe talentueuse, mais largement à la portée des Sarthois qui ont perdu sur la dernière possession, alors que Cholet a mené jusqu'aux derniers instants face à St Petersbourg qui était déjà qualifié, mais a surtout perdu sa qualification lors du premier match à domicile face aux Allemands d'Ulm de 22 points.

 

Orléans et Dijon, après des débuts de saison très compliqués, n'érigeaient pas forcément l'Europe en priorité absolue, sans compter pour les Orléanais, une poule plus relevée en Eurocup que pour Le Mans et Cholet.

 

Enfin, Nancy a aussi pâti d'un début de saison difficile, mais avait largement les moyens de passer le premier tour face à une équipe de Minsk tout à fait à sa portée. Il semble néanmoins que Jean-Luc Monschau n'ait pas fait de l'Eurochallenge une priorité pour le SLUC et on a pu avoir l'impression que les Nancéiens n'ont pas joué le coup à fond pour poursuivre leur parcours européen.

 

La suite

 

Paris-Levallois et le BCM Gravelines, seuls qualifiés en Eurochallenge, se retrouvent par malheur dans le même groupe lors du Last16, en compagnie des Hongrois de Szolnok, coaché par un ancien de la Pro A Neno Asceric, et des Israéliens de l'Hapoël Holon. Deux équipes à la portée des Parisiens et des Nordistes qui, au vu des équipes encore en présence, ont une carte à jouer pour aller très loin et rapporter en France un trophée européen que le basket français attend depuis la victoire de Nancy en Coupe Korac en 2002.

 

 

 

 

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