Les Nets enchaînent en battant les Knicks dans le derby New yorkais

En attendant le retour de Kyrie Irving (raisons personnelles) et l’arrivée de James Harden, finalement cédé par Houston dans une transaction monstre impliquant également Indiana et Cleveland, Kevin Durant a tenu solidement la maison Nets, vainqueurs chez les Knicks dans le derby new-yorkais (116-109). « KD », qui avait brillé la veille, décisif en fin de match pour battre Denver (122-116), a moins eu à s’employer (26 pts, 6 passes) pour son premier « back-to-back » depuis son retour à la compétition après un an et demi d’absence due à une rupture d’un tendon d’Achille. À ses côtés, Joe Harris et Bruce Brown, 15 points chacun, ainsi que le Français Timothé Luwawu-Cabarrot (13 pts) ont compensé les absences de Caris LeVert, Jarrett Allen et Taurean Prince, partis dans l’échange avec Harden. Pour les Knicks, où seul Julius Randle (30 pts) a surnagé, la série de revers s’allonge (4).

Malgré un effectif amputé de Kyrie Irving et des quatre éléments en instance de départ après l’échange impliquant James Harden, les Nets démarrent du meilleur pied.

Kevin Durant allume de loin, mais Mitchell Robinson lui colle une bâche et récupère déjà quelques rebonds sur DeAndre Jordan. Julius Randle plante deux tirs à 3-points de suite, et les locaux sont devant (16-13).

Le buffle du Madison Square Garden prend quasiment tous les tirs de son équipe, et ça marche plutôt bien pour l’instant. Randle ne lève pas le pied, et en s’écartant de la raquette, le gaucher cause le trouble dans la défense des voisins new-yorkais. Steve Nash fait entrer Reggie Perry pour tenter de le calmer, mais les joueurs de Tom Thibodeau mettent une belle intensité en défense. Après douze minutes, les Nets ont une courte avance et on assiste à un joli derby pour l’instant (26-25).

Bruce Brown et Reggie Perry tentent de se montrer, et les deux éléments sont très intéressants dans leurs registres respectifs. L’arrière est combatif en défense et aux rebonds, et l’intérieur marque de loin sur deux occasions de suite. Brown est inspiré aussi en attaque, et Landry Shamet profite également des caviars de son coéquipiers (44-38). Durant retrouve le parquet, mais son coéquipier est en feu, avec douze points en 8 minutes dans ce quart !

Le banc saute à chaque action de Brown, et les Knicks commencent à tituber. Tom Thibodeau s’agace et il y a des raisons : son équipe encaisse un 15-2 pour finir le quart, et a lâché en défense. Les Nets peuvent rejoindre les vestiaires avec un joli matelas d’avance (61-45) et taper sur la tête de Brown, l’homme fort de ce second quart-temps.

Kevin Durant, patron de la maison Brooklyn
Au retour des vestiaires, R.J Barrett prend quelques tirs ouverts, qu’il convertit. L’arrière canadien se réveille, et il marque douze points en deux temps, trois mouvements. Le problème, c’est qu’il est esseulé et que son équipe continue de patiner. Durant monte en puissance malgré une petite discussion corsée avec Randle, et il colle un tir de loin pour que son équipe garde une bonne marge de manœuvre (77-61).

Shamet est précieux pour les Nets « new look », mais Barrett continue d’être en feu, jouant sa carte à fond à mi-distance, pourtant l’un des aspects de son jeu sur lequel il doit encore progresser. Timothée Luwawu-Cabarrot, plutôt maladroit jusque-là, punit de loin, puis sur une pénétration et il défend bien sur Immanuel Quickley, inspiré côté Knicks. Après trois quart-temps, les visiteurs ont toujours la main sur les débats (92-76).

Le Français apporte de bonnes minutes, et il peut avoir un rôle à jouer pour la suite de la saison. Lui, puis Shamet et Chris Chiozza montrent de belles choses, et permettent à leur équipe de continuer leur marche en avant. Steve Nash remet son cinq majeur sur le parquet afin d’essayer de plier le match au plus vite (106-88). Le banc des locaux a compris que les carottes étaient cuites, et Durant et compagnie ont juste le temps d’accroître l’écart avant de retrouver sur le banc.

TLC en profite pour ajuster ses statistiques, et Perry se montre à nouveau. L’ancien intérieur de Mississipi State n’a peur de rien, et il effectue le meilleur match de sa très jeune carrière (11 points, 5 rebonds). Steve Nash peut faire un salut à son filleul Barrett, son équipe remporte ce clasico de la Grosse Pomme (116-109).

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