Les Warriors concèdent à San Antonio leur cinquième défaite en sept matchs

Toujours privés de leurs deux créateurs, les Warriors ont concédé à San Antonio leur cinquième défaite en sept matches (104-92). Leur période « la plus compliquée » depuis quatre ans et demi selon leur entraîneur.
Steve Kerr le reconnait, il vit un « rêve », « une douce aventure » depuis qu'il a été nommé à la tête des Warriors en 2014.

Après trois titres et une finale, il n'a pas non plus versé dans le cauchemar en ce début de saison mais il doit gérer une situation plus complexe que d'habitude. Entre les absences de Stephen curry (aine), dont la date de retour n'est pas connue après cinq matches manqués, et Draymond Green (doigt de pied) et l'altercation Durant-Green qui a valu un match de suspension au second, Kerr traverse « la période la plus difficile » de son magistère en Californie.

Les Warriors concèdent à San Antonio leur cinquième défaite en sept matchs

Golden State revient de son road trip au Texas avec des revers à Houston (107-86), Dallas (112-109) et San Antonio (104-92) qui lui ont fait perdre la tête de la conférence Ouest au profit de Portland, vainqueur dimanche à Washington (119-109). Au AT & T Center, les Spurs ont mené l'essentiel du match, même s'il leur a fallu redonner un dernier coup de collier après que Golden State, trop maladroit dans l'ensemble (40,7 %), est revenu de -17 (78-61, 34e) à -1 (91-90, 45e) grâce à Kevin Durant (26 points) et Klay Thompson (25). Porté par LaMarcus Aldridge (24 points, 18 rebonds) et DeMar DeRozan (20 points, 9 passes), San Antonio a ensuite passé un 6-0 décisif (97-90, 46e).

« On était dans un rêve. Maintenant on doit affronter la réalité?

Les Warriors concèdent à San Antonio leur cinquième défaite en sept matchs

« C'est ça la vraie NBA, a lâché Steve Kerr. On n'a pas vécu dans la vraie NBA ces dernières années. On était dans un rêve. Maintenant on doit affronter la réalité et il faudra s'en sortir par nous-mêmes. On doit se rassembler sans se chercher d'excuses individuelles. Il faut être prêt à se battre, à respecter le plan de jeu, à lutter pendant 48 minutes. Ce soir on l'a peut-être fait pendant la moitié du match, on a eu deux bonnes périodes. Je suis très fier de notre retour en seconde mi-temps mais ce n'est pas assez, surtout pour retomber derrière. On doit jouer de façon cohérente avec un objectif en tête. »

Pour Kevin Durant, la clé est évidente : « on doit retrouver notre joie de jouer. » Ce terme circulait dans les bouches de tous les Warriors, dont celle de Klay Thompson, qui veut profiter du retour en Californie pour « s'amuser à nouveau, jouer de façon joyeuse. » Mais même si « ce n'est pas la fin du monde », si « ce n'est pas le drame non plus », poursuit Thompson, cette rarissime mauvaise passe interroge car on ne saura qu'avec un peu de recul si l'algarade entre Durant et Green a laissé des traces plus profondes que les favoris de la saison ne veulent bien le dire. Et avec deux prochains matches à disputer face à OKC puis Portland, il ne va pas être facile d'arrêter la glissade.

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