Vassilis Spanoulis offre à l'Olympiacos son 10ème titre national
Olympiacos 82 - 76 Panathinaikos
Depuis 1997, l'Olympiacos n'a jamais réussi a remporté le championnat de Grèce dominé toujours par son rival le Panathinaikos avec 32 titres de champion. Après avoir été au sommet de l'Europe en remportant l'Euroleague en mai dernier à Istanbul, les reds d'Olympiacos ont sans doute changé de statut, pratiquant un Basketball propre, très physique avec une équipe bien équilibrée et des jeunes joueurs très talentueux.
On le savait d'avance que ça allait être très compliqué pour le Panathinaikos de s'imposer dans le chalet de Pirée si l'équipe n'est pas soudée car l'Olympiacos n'est sans doute pas la même équipe des années précédentes. C'est une équipe forte bien soudée avec beaucoup d'atouts qui a accueilli les Greens du Panathinaikos.
Dès les premières minutes de jeu, le Panathinaikos montre sa détermination en menant au score mais l'Olympiacos ne tarde pas a repliquer par l'intermédiaire de son meneur amblématique Vassilis Spanoulis auteur d'un match flamboyant avec 24 points dont 4/9 à deux-points, 3/6 à trois-points, 7/7 aux lancers francs, 4 assists, 2 interceptions et 16 d'évaluation globale en 32 minutes de jeu. Cette performance lui a permis d'être le MVP incontesté de ce match car il a porté le destin de l'Olympiacos sur ses épaules en remportant à son équipe le 10ème titre national de son histoire.
En laissant longtemps sur le banc Romain SATO, David Logan, Steven Smith et Aleks Maric, le coach Serbe Zeljko Obradovic a sans doute fait un pari risqué car le Panathinaikos ne peut pas gagner de titre face à une équipe d'Olympiacos très athlétique sans l'apport de ces quatre joueurs. Romain SATO a été utulisé que pendant 10 minutes de jeu juste au moment où il fallait défendre pour reduire la marge car malgré son très bon début de match, le coach Serbe a décidé de le faire sortir a notre très grande surprise. Quand à David Logan, c'est encore pire, un joueur de sa classe et de son statut, se voit offrir seulement une minute de jeu. Idem pour Steven Smith et Aleks Maric. Depuis que ces quatre joueurs étaient sur la liste de départ, ils ne jouent partiquement pas. Le Panathinaikos a sans doute fait la plus grande erreur, car seuls Diamantidis, Batiste et Jasikevicius ne suffisent pas au Pana de gagner un titre, il faut l'apport de tout le groupe et contrairerement aux greens, l'Olympiacos a compris en mettant tous ses joueurs en confiance car le coach Dusan Ivkovic sait parfaitement que ses hommes peuvent gagner ce titre si tout le monde se sent impliquer.
Le résultat final de cette cinquième manche décisive de la finale du championnat de Grèce est à la hauteur de notre remarque car l'union fait la force et les reds d'Olympicaos méritent humblement ce titre de champion de Grèce 2012. Quand au Panathinaikos, il va falloir se consoler avec la Coupe de Grèce remporté en mars dernier.