Ce soir (20h45) en match de la 7e journée du Top 16 de l'Euroleague, le Panathinaikos accueillera son rival de l'Olympiakos pour le derby des éternels ennemis. Un match sous très haute tension du côté d'Athènes car plus de 20 000 fans sont attendus ce jeudi soir au mythique Stadium Olympique d'OAKA. Les partenaires de Vassilis Spanoulis habitués de l'ambiance extraordinaire d'OAKA, auront fort à faire avec le Panathinaikos de Dimitris Diamantidis remonté à bloc. Le hasard du parcours a voulu que ces deux rivaux se retrouvent dans le même groupe du Top 16, et devront s'affronter à deux reprises. Deuxième du classement dans le groupe E avec un bilan de 4 victoires et 2 défaites, les reds d'Olympiakos, double tenants du titre devront surmonter l'ambiance infernale d'OAKA s'ils veulent réaliser un exploit chez leurs ennemis. La tâche s'annonce très diificile, car le derby reste un rendez-vous spécial et qu'aucune équipe veut perdre devant son public.
Le Panathinaikos (3 victoires-3 défaites) qui compte seulement un succès de retard sur son rival, aura à coeur de s'imposer pour revenir à la 2e place du classement dans la course aux playoffs.
La rivalité entre l'Olympiakos et le Panathinaïkos, se réfère à l'antagonisme entre les deux clubs les plus titrés du basketball grec et basés à Athènes (capitale de la Grèce) ou dans sa banlieue. Les rencontres entre les deux équipes sont souvent appelées derby des éternels ennemis.
Le Pana est créé dans le centre d'Athènes en 1908 et devient vite le club de la haute société tandis que le Thrylos (surnom de l'Olympiakos en grec moderne qui signifie légende), né en 1925, est fondé dans le quartier portuaire du Pirée et devient le porte-parole de la classe ouvrière. Désormais, le clivage social a laissé sa place à une forte rivalité sportive en basketball mais également dans d'autres sports tels le football ou le volley-ball.
Sur le plan national, le Panathinaikos est devant l'Olympiakos en ayant remporté trois fois plus de championnats de Grèce (33 contre 10) et 6 coupes de Grèce de plus (15 contre 9). Et sur le plan continental, seul le Pana talonne le Real Madrid avec 6 titres d'Euroligue, tandis que l'Olympiakos en compte 3 dont 2 titres remportés consécutivement. Une particularité est à souligner, depuis mai 2011, le trophée de l'Euroleague Turkish Airlines réside à Athènes aux mains de ces deux géants européens. Cela démontre bien la richesse du basketball grec. Malgré un paysage économique difficile, le Panathinaikos et l'Olympiakos restent très compétitifs et continuent d'attirer plus de joueurs NBA en conquête de vivre une expérience pas comme les autres. Avec des fans follement passionnés près à tout donner pour leurs équipes comme en témoignent leurs chants de guerriers à chaque rendez-vous, la dynastie de ces deux clubs grecs n'est surement pas prêt de s'éteindre.