La Chorale de Mike Mokongo termine la saison régulière par un derby à enjeu pour elle. Au-delà qu’elle n’a jamais gagné à l’Astroballe, la formation roannaise doit gagner pour espérer enlever la sixième place avant d’attaquer les play-offs.
Un derby sur le gâteau de la saison régulière. Cela aurait été savoureux si les deux équipes avaient quelque chose à jouer, si l’Asvel et Roanne allaient en play-offs. Mais qu’importe, cela reste un derby. Les Villeurbannais veulent offrir à leur public une sortie digne. Pour la Chorale, l’enjeu est de taille, le sort de ce match et les autres résultats décideront de la place de la Chorale qui sera sixième, septième, ou huitième…
Dix jours entre deux matchs, c’est énorme pour une Chorale qui n’a jamais eu le temps de souffler cette saison.
« On a utilisé cette période pour récupérer, en mixant avec enfin des relations avec les fans, avoir des activités… C’est très important aussi. On a veillé à garder notre énergie et notre concentration pour ce dernier match », concède Luka Pavicevic. Car le technicien choralien n’a rien changé à ses habitudes. Il a scrupuleusement étudié le jeu de l’Asvel, sans se projeter plus en avant. « Ce match est très important pour nous. Il peut nous aider à finir comme on le veut, très fort la saison régulière. On va essayer de donner le meilleur de nous-mêmes à l’extérieur car on sait que cela sera très difficile. L’Asvel n’est pas un grand club pour rien. L’équipe est jeune, ambitieuse, avec des joueurs de talents. Et je connais la rivalité entre les deux entités », appuie coach Pavicevic avant d’ajouter « C’est un match compliqué où il faudra une grande concentration ».
Edwin Jackson, Léo Westermann ou encore Paul Lacombe ne comptent pas partir en vacances sur une fausse note face à leur voisin ligérien. Et ils ont largement les armes pour ne pas chambouler la tradition : Roanne n’a jamais gagné à l’Astroballe…
C’est peut-être la saison ou jamais, d’autant que la motivation roannaise est cette fois ailleurs que dans la rivalité de ces dernières années. « Je sais que pour les fans, c’est important mais pour moi coach, ce n’est pas le plus motivant. Le plus motivant est de se dire que l’on peut terminer à la sixième place. Ce qui revient au même, il faut gagner ».
En partant la veille, comme pour aller à Chalon, le doute sur l’extrême motivation de l’équipe ne fait aucun doute. D’ailleurs, on verra aussi si Lawal va enfin être utilisé pour peaufiner les automatismes de l’entraînement ou si le pivot US sera utilisé comme un véritable joker, un facteur « x » en play-offs.
Et l’Asvel a mis tous ses atouts de son côté avec un match amical à Bourg vendredi dernier, et le retour de Paul Lacombe pour cette ultime soirée.
Pendant que Paris tentera de gagner au Havre, que Cholet reçoit Strasbourg, Roanne a donc tout à gagner à Villeurbanne. Il faudra pour cela résister aux talents adverses, et prouver que cette Chorale a tout pour ne pas être un figurant dans une semaine. Et il est clair enfin que perdre et jouer Gravelines serait une terrible dernière journée. Car si la supériorité de Chalon peut être atténuée par la notion géographique et les scores serrés des rencontres, Gravelines est invaincu au Sportica en quatorze réceptions… Pour la Chorale, il serait plus sage de se donner les moyens de ses ambitions en pensant d’abord à gagner à l’Astroballe…
Source: Eric Pejoux (Le Progrès)