L'euphorie baignait les visages des Françaises après leur victoire sur le fil face aux Biélorusses lors de leur deuxième match des JO (73-72), dimanche à Rio.
Valériane Ayayi (ailière) : «On est trempées, on est crevées, on laisse beaucoup de jus mais on en a besoin avec cette équipe pour aller gagner des matches. On ne lâche rien jusqu'au bout ce soir, c'est ce qui nous fait gagner le match. On a douze joueuses qui peuvent apporter, c'est l'une de nos forces. Ce sera chacune son tour. On voit qu'il y a de l'ambiance, on nous demande même de nous asseoir tellement on est euphoriques. Le jour de repos va nous faire du bien demain (lundi) parce qu'enchaîner deux matches avec autant d'intensité n'est pas facile. 2-0 ce n'est pas rien mais on ira chercher la victoire face à l'Australie comme sur tous les matches, c'est un concurrent pour la première place.»
Olivia Epoupa (meneuse) : «C'est un match référence qui s'est joué à des petits détails dans le money time. On a réussi à rester concentrées après leur moment d'euphorie, quand elles mettaient tout en première période. Cette sérénité nous a aidées et nous servira pour la suite. La blessure de Céline nous a impactées et on joue pour elle. J'ai obtenu plus de responsabilités mais j'ai des filles autour qui sont capables d'être dangereuses. J'ai confiance en elle, elles ont confiance en moi.»
Valérie Garnier (entraîneur) : «Cette victoire fait plaisir, on a provoqué la chance. On est dans une bonne énergie et je peux me servir de ça en tant qu'entraîneur. Après il y a des enseignements à tirer. La Biélorussie est très forte offensivement mais 42 points à la mi-temps, c'est trop. Il faut qu'on soit plus précises, on laisse pas mal de détails, dix lancers-francs manqués, des paniers faciles ratés sous le cercle, un mal très français. Mais à l'arrivée elles ont mis le plus impoortant. C'est positif pour l'instant.»