Passé un quart-temps laborieux, l'équipe américaine a haussé le ton défensif et s'est promenée face au Venezuela (113-69). Les Américains affrontent l'Australie mercredi, l'autre équipe invaincue du Groupe A.
Le match : 113-69
Il aura duré treize minutes. Un petit quart d’heure de chauffe en quelque sorte pour une équipe américaine alors un peu brouillonne, pas dans le bon rythme et quelque peu gênée aux entournures par une défense vénézuélienne massée près de son cercle et laissant volontiers les positions extérieures aux tireurs US, pas rodés encore. 18-18 à la fin du premier quart-temps, puis deux petits points de retard à la 13e (22-24) : la formation sud-américaine, vainqueur du tournoi des Amériques en septembre 2015, tenait son petit moment de gloire, elle qui n’a plus joué sous les anneaux olympiques depuis 1992 (11e à Barcelone) et qui s’est rendue à Rio sans son arrière NBA, Greivis Vasquez, blessé à la cheville.
Mais ce petit bonheur était éphémère évidemment. Il a fallu que Team USA hausse le ton défensif, en installant une forte pression dès la remontée de balle et que Carmelo Anthony allume deux mèches primées pour que le vent souffle ! Un 21-2 en sept minutes en fin de deuxième quart-temps et le match était plié à la pause (48-26), comme attendu. Team USA peut passer à la suite, l’Australie, mercredi.
Le joueur : Durant fait la différence
Il y a le Team USA avec Kevin Durant et sans Kevin Durant sur le terrain. Même si, jusque-là, les oppositions relatives, chinoises et vénézuéliennes, atténuent quelque peu le contraste, cela s’est vu quand même sur les deux premiers matches. Il est clair que lorsque le MVP du Mondial 2010 et champion olympique 2012, futur partenaire de Stephen Curry à Golden State, est «on the court», tout s’éclaire pour l’équipe américaine. Il est l’homme qui orchestre, l’homme qui créé, l’homme qui fixe et qui marque aussi, accessoirement (16 pts à 100%). En début de match, quand les USA bredouillaient un peu, il fit les deux, trois bons choix qui vont bien, permettant de mettre en route la grosse machine, avant de voir le match et les highlights de Paul George (20 pts et un dunk fracassant) debout devant le banc la plupart du temps en deuxième mi-temps.
Le fait : l'intensité des Américains
Il n’y eut pas vraiment de fait notable sur ce match, hormis donc cette fin de première mi-temps en mode guerrière du Team USA. Mais cette attitude, cette volonté de défendre fort est assez remarquable puisque, comme face à la Chine deux jours plus tôt, les Etats-Unis ont continué de mettre de l’intensité, de travailler, voulant aller au bout, malgré 40 points d’avance. Sans volonté d’humilier l’adversaire mais bien plus de rappeler qu’ici à Rio, en basket, Team USA est le patron.
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Le nombre de points inscrits par le Venezuela en sept minutes, entre la 13e et la fin du deuxième quart-temps. Sept minutes de défense en haute intensité du Team USA, un 21-2 radical et un match scellé à mi-chemin.