La Centrafrique est-elle encore une grande nation de basket? Indiscutablement oui: mais à nous de prouver qu'on est bien deux fois champion d'Afrique. On doit se comporter comme un champion, en travaillant comme de vrais professionnels, car depuis le dernier sacre de 1987, les choses ont considérablement évoluées. Nous devons ainsi changé nos manières pour évoluer avec les autres, en cherchant toujours la perfection au lieu de s'endormir. Le tournoi qualificatif de Libreville est un avant test, mais nos Fauves doivent se réveiller jeudi contre le Tchad pour se relancer dans la course à la qualification. Pas une mince affaire, mais nous devons leur faire confiance. Aujourd'hui, ils ont plus que jamais besoin d'une chose: de notre soutien. Le temps des critiques viendra sans doute. Nous devons nous qualifier obligatoirement, de peur que le basket centrafrique accuse un nouveau coup dur. Sinon, l'on devra se lancer dans une course à l'issue incertaine pour décrocher l'une des deux Wild Card (Invitations) disponibles. Qui dit Wild Card, dit être en concurrence avec des grandes nations comme le Sénégal et l'Algérie pour ne citer que ceux-là... D'où l'importance de ne pas abdiquer à Libreville, car ce serait une grave erreur quand on sait que le haut niveau ne pardonne pas. N'oubliez pas, le sport reste avant tout une grande industrie du Business.
Est-il possible de remporter l'Afrobasket 2015 en Tunisie?
La réponse est: Oui. Vous n'y croyiez pas? La Centrafrique l'a déjà fait par le passé en 1987 avec la génération d'Anicet Lavodrama, Fred Goporo, Eugène Pehoua, Oumarou Sanda et de Jean Pierre Kotta.
- Oui parce que tout est possible au championnat d'afrique. L'histoire nous l'a montré avec le sacre de la Tunisie face à l'Angola en 2011. L'Egypte l'a encore prouvé en se qualifiant en finale de l'Afrobasket 2013 alors que personne ne s'y attendait. On a les éléments pour prétendre à une place sur le podium continental. Pour cela, il faudra fixer un nouveau cap en respectant ENFIN le calendrier de la préparation définit par la direction technique nationale. D'ici le mois de juin, la Fédération Centrafricaine de Basket-ball peut déjà avoir à son service tous les joueurs subceptibles de faire partie de l'équipe nationale. Il faudra également mettre en place un staff technique expérimenté, composé que d'anciens internationaux centrafricains (Maurice Beyina, Aubin Goporo, Eugène Pehoua Pelema, Fred Goporo, Souleymane Asrangue et Donatien Laguerre). Dans ce staff, les rôles doivent être repartis à savoir: un General Manager, un coach pour s'occuper des meneurs, un spécialiste des big men's et un spécialiste des ailiers. L'Unité n'est pas un mot banal dans la devise centrafricaine, à nous de le prouver en pensant uniquement au drapeau de notre pays. Ceci est très important pour trenscender nos fauves sur le parquet. Oui l'union fait la force et personne n'a jamais pu démontrer le contraire. Plus on est uni, plus on est fort!
Une préparation d'un mois et demi à compter de mi-juin prochain peut ramener le "Yassitoungou" au pays de Barthélémy Boganga, croyez-moi!
Les joueurs convoqués qui ne répondent pas à l'appel de la Fédération Centrafricaine de Basketball (FCBB) de leur plein gré, doivent désormais être sanctionnés comme cela se fait sous d'autres cieux.
Les Fauves trop vieux pour être sacrés? FAUX. Il suffit de regarder la moyenne d'âge chez les Palancas Negras d'Angola pour s'en rendre compte. En NBA, les Spurs l'ont aussi prouvé avec le trio Parker-Ginobili-Duncan.
Liste des probables joueurs pré-sélectionnés à compléter s'il le faut:
Romain Sato, Maxime Zianveni, Max Kouguere, James Mays, Michael Mokongo, Destin Damachoua, Johan Grebongo, Wilfried Yeguete, Wilfried Londoumon, Jimmy Djimrabaye, William Kossangue, Yannick Zachée, Glenn Feidanga, José Ngoko, Junior Pehoua, Dimitri Kongbo, Sydney Pehoua, Christian Siris, Guy Kodjo, Aubin Limo, Fabrice Mokoteemapa
Par Cyrille Ngario, propriétaire de News Basket Bêafrika