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Placé dans le sillage du Real, de Barcelone et du Vitoria, Valence est une place forte du Vieux Continent depuis quinze ans. Une équipe redoutable que l’Asvel rêve de faire chuter.

 

Mardi 15 novembre 2011. Trois jours après avoir été sévèrement rudoyée au Havre (77-68 pour « Saint-Thomas ») l’Asvel ouvre en fanfare (87-78) son parcours en Eurocoupe face au Valence de Nando De Colo et Florent Piétrus. Un exploit signé Tony Parker, à qui Pierre Vincent a confié, quelques jours plus tôt, les « clés du camion », pensant à ce moment-là que le « Lock out » allait s’éterniser.

 

Avec 34 points et une température (évaluation) montée à 40 « TP » piège à lui seul une équipe qui se hissera en finale de cette épreuve quelques mois plus tard, étant seulement battue par le Khimki Moscou de Mickaël Gelabale.

 

Deux ans plus tard, les Villeurbannais retrouveront mercredi soir une équipe espagnole toujours aussi séduisante, n’ayant perdu que deux de ses neufs premiers matches officiels. D’un point (76-75) à Barcelone et de trois (67-64) à Ljubljana, où les hommes de Perasovic shootèrent à 33,3 % de réussite à trois points (9/27)… et à deux points (10/30).

 

Du très lourd, assurément, comme le reconnaît Pierre Vincent, entraîneur d’une formation qui reste sur une sévère sortie de route à Paris (83-65), du coup totalement relancé dans une épreuve qui, rappelons-le, qualifiera trois équipes par groupe pour le « Last 32 ».

 

« Valence est une équipe moderne, avec des intérieurs qui « sortent » beaucoup pour tirer et des joueurs qui mettent beaucoup d’intensité », précise le Bordelais, fort étonné que la location pour cette affiche n’ait pas très bien fonctionné…

 

« Car, je le répète, Valence est vraiment une très belle équipe », ajoute Vincent, conscient que ses hommes devront rendre une copie sans ratures s’ils veulent disposer d’une armada qui affiche la meilleure défense de la Liga ACB (67,6 points encaissés par match), la deuxième attaque (88) et est également la formation la plus adroite, à trois points (47,2 %) et aux lancers-francs (91,4 %) en Eurocoupe.

 

« Il va falloir être très précis, mais je sens que les joueurs sont actuellement fatigués… », prévient le coach d’une Asvel qui devra serrer les rangs et garder la tête froide face à l’ancien choletais Justin Doellman, qui sort d’une semaine exceptionnelle (26 points et 30 d’évaluation contre Varèse, laminé à Valence, 32 points et une note de 43 ce week-end face à Saragosse), l’international Pablo Aguilar, l’expérimenté Rafa Martinez, le meneur américain Oliver Lafayette (quarante-cinq matches d’Euroligue…) ou encore l’athlétique ukrainien Serhiy Lischuk, déjà présent il y a deux ans, le Belge Sam Van Rossom et, bien entendu, le percutant Romain Sato, passé ces dernières années par Barcelone, Sienne, le Panathinaïkos et Fenerbahçe.

 

Quatrième de la saison régulière (battu en quart de finale par Saragosse) du dernier championnat espagnol derrière, excusez du peu, le Real, Vitoria et Barcelone, Valence (battu en quart de finale par Saragosse après avoir été demi-finaliste de l’Eurocoupe), vainqueur de la coupe Uleb en 2003 et de l’Eurocoupe en 2010 et finaliste à sept reprises de grandes épreuves depuis quatorze ans (1), est assurément taillée pour l’Euroligue. A l’Asvel, toujours en chantier et si laborieuse depuis le début de la saison, de hausser considérablement le niveau de son jeu pour réussir l’exploit. Même si, mercredi soir, Tony Parker et Ronny Turiaf ne seront pas là…

 

(1) Coupe Saporta en 1999 et 2002, Eurocoupe en 2012, Liga ACB en 2003, coupe du Roi en 2000, 2005 et 2013.

 

 

Luc Paganon

 

 

 

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