Le choc au sommet de la Conférence Est a été remporté avec brio par Milwaukee sur le parquet des Raptors (97-108). Le duo Antetokounmpo-Middleton a survolé les débats.

Le choc au sommet de la Conférence Est a été remporté avec brio par Milwaukee sur le parquet des Raptors (97-108). Le duo Antetokounmpo-Middleton a survolé les débats.

Avec 19 points, 8 passes décisives et… 19 rebonds, Giannis Antetokounmpo confirme qu’il est le meilleur joueur du championnat, et dans son sillage, les Bucks envoient un message à toute la NBA en s’imposant avec maîtrise chez les Raptors (108-97).

Certes ce n’est que de la saison régulière, mais ce Raptors – Bucks est un véritable choc, entre les deux meilleures équipes de la conférence Est. Les deux formations sont quasi au complet, et surtout elles ne se sont pas croisées depuis début novembre. À l’époque, on ne savait pas que les Raptors allaient être aussi fringants.

Comme on pouvait s’y attendre, les deux équipes défendent avec beaucoup d’intensité dès les premières actions. Les Raptors tentent de fermer l’accès au cercle à Giannis Antetokounmpo en l’obligeant à se séparer vite du ballon. En attaque, les Canadiens veulent mettre beaucoup de vitesse dans leur jeu et font rapidement circuler le cuir, alors que Serge Ibaka et OG Anunoby allument les premières mèches à 3-points (7-3).

Toronto apporte des aides sur chaque drive d’Antetokounmpo et le MVP trouve intelligemment ses coéquipiers ouverts. Les deux frères Lopez ne font pas prier pour punir leurs adversaires dans les corners à 3-points. Les Bucks sont redoutables (19-14).

Nick Nurse ouvre son banc pour tenter d’apporter plus d’énergie et cela fonctionne. Chris Boucher enflamme toute la salle d’un tir à 3-points puis d’une énorme claquette dunk. Le banc canadien est en train de faire la différence et de prendre le dessus sur le banc adverse (22-22). L’énergie de Boucher est contagieuse. Les Raptors ont élevé leur niveau de jeu à l’image d’un Pascal Siakam à la conclusion d’une très belle action collective. Pratiquement au buzzer, Rondae Hollis-Jefferson permet aux Raptors de finir en tête ce 1er acte (27-25).

Le « Greek Freak » postérizé !
Milwaukee veut reprendre le contrôle de ce match mais on sent bien que la victoire de la veille, après prolongation, du côté de Washington est encore dans les jambes. Les Bucks sont maladroits en attaque et ils permettent donc à leurs adversaires de développer du jeu rapide. Et dans cette configuration-là, les Raptors sont efficaces. Ils jouent avec confiance en attaque et surtout ils peuvent compter sur un Matt Thomas en feu. Ce dernier profite des systèmes parfaits de Nick Nurse pour punir avec trois tirs à 3-points consécutifs une défense des Bucks trop attentiste face aux cascades d’écrans (39-30).

C’est dur physiquement pour les Bucks. Agressés sans cesse par leurs adversaires, les coéquipiers du MVP 2019 sont dominés dans l’intensité et ils n’arrivent pas à réduire le tempo de ce match. Les Raptors se régalent sur jeu placé en faisant circuler au maximum le ballon afin de faire bouger la défense des Bucks. Trouvé sur un backdoor, Anunoby s’envole dunker sur un Antetokounmpo courageux. La salle est en délire et Toronto augmente son avance (51-39).

Mais Milwaukee n’est pas la meilleure équipe de la NBA pour rien. En moins de deux minutes, les Bucks vont refroidir tous les fans canadiens. En chef de meute : Giannis Antetokounmpo. Ce dernier score à 3-points, imité par Marvin Williams puis Khris Middleton. Puis l’idole d’Athènes termine cette première mi-temps sur un magnifique drive qui permet à son équipe de revenir à une possession (52-51).

Toronto joue moins bien au retour des vestiaires. Mais le mérite en revient à des Bucks qui arrivent enfin à gérer le rythme de cette rencontre. Ce sont eux qui qui dominent maintenant à l’image d’un Khris Middleton imperturbable sur ses tirs à mi-distance et d’un Giannis Antetokounmpo toujours aussi impressionnant des deux côtés du terrain. Toronto peine à contrôler l’agressivité adverse et donne trop de lancers-francs. Efficace sur la ligne, Milwaukee prend les commandes (67-61).

Le réveil du MVP
Ce n’est plus du tout le même match. Toronto a nettement moins de réussite qu’en première mi-temps. À l’inverse, le banc des Bucks, en difficulté en première période, répond cette fois présent. À la création puis à la finition, Donte DiVincenzo donne 11 points d’avance aux siens dans un silence de cathédrale (75-64). Douze minutes compliquées pour des Raptors en manque d’imagination en attaque.

Le fait de ne pas avoir de point d’ancrage n’aide pas cette équipe, qui a perdu son adresse dans ce troisième quart temps. Il n’y a pas d’alternance poste haut/poste bas et les efforts de Kyle Lowry ne servent pas à grand-chose. Milwaukee a passé la vitesse supérieure et Marvin Williams, à 3-points, conclut avec brio ce 3e acte (84-71).

L’abnégation de Terence Davis est à souligner. C’est lui qui redonne espoir à son équipe (87-82). Mais comme la veille à DC, Khris Middleton brille dans le dernier quart-temps. Sa faculté à scorer est indéniable et dans son sillage, Eric Bledsoe et Giannis Antetokounmpo trouvent l’accès au cercle (101-87). À l’énergie, Toronto tente un dernier run, mais le leader de la conférence ne panique pas et fonce tout droit vers un beau succès (108-97), le 50e de la saison. Plus que jamais, les mythiques 70 victoires sont en ligne de mire.

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