Joel Embiid, le Camerounais de 24 ans, All-Star l’an passé (et deuxième au vote de meilleur défenseur), s’est livré sur ses ambitions personnelles et collectives, très élevées.

Joel Embiid, le Camerounais de 24 ans, All-Star l’an passé (et deuxième au vote de meilleur défenseur), s’est livré sur ses ambitions personnelles et collectives, très élevées.

Alors que les Sixers et Celtics ouvrent le grand bal de la saison 2018-19 à Boston ce soir, nous sommes allés à la rencontre de Joel Embiid du côté de Philadelphie ces dernières semaines. Joel Embiid, le Camerounais de 24 ans, All-Star l’an passé (et deuxième au vote de meilleur défenseur), s’est livré sur ses ambitions personnelles et collectives, très élevées.

Joel, votre saison commence ce soir-là où elle s’était terminée, à Boston, contre les Celtics. Un souvenir amer qui vous a poussé à visionner à nouveau tous les matchs. Qu’en avez-vous retenu ?

"J’étais tellement énervé par la manière dont se sont terminés nos play-offs l’an passé que j’ai dû regarder chacun de nos matchs de saison régulière et de post-saison (92 matchs donc…, bien qu’il en ait en fait joué 73), au moins deux fois ; et le dernier plusieurs fois ! En fait, c’était ma vraie première saison l’an passé (il n’a pas pu jouer ses deux premières pour cause de blessures, et sa troisième s’est arrêtée à mi-parcours aussi) donc de voir ce que j’ai bien fait et ce que je devais faire de mieux pour aider l’équipe sur le terrain, cela m’a beaucoup aidé. Rien qu’en pré-saison, je trouve que j’ai beaucoup évolué. Je suis vraiment excité !"

Que devez-vous faire à titre collectif pour aller en finales, qui est votre objectif affiché ?

"On doit travailler ensemble. Il faut que l’on ait une très bonne coopération sur le terrain. Il y a des nouveaux joueurs, cela va prendre du temps pour que tout le monde soit sur la même longueur d’ondes, mais on a aussi beaucoup de talent ! Si tout le monde joue à 100 %, je pense vraiment que l’on atteindra cet objectif."

« Markelle Fultz va beaucoup nous aider »

En parlant de nouveaux joueurs, que va apporter Markelle Fultz ?

"Ça sera vraiment important. C’était le numéro un de la draft l’an passé. Ce qu’il apporte à l’équipe est énorme. Le pick and roll, mener le jeu… Défensivement aussi ! Il a fait du bon travail sur nos matchs de pré-saison, ce qui me surprend d’ailleurs, car il n’est pas connu pour ça. Mais ça me fait vraiment plaisir de l’avoir de retour. L’an passé, je sais ce qu’il a vécu… Parce que j’étais avec lui tous les jours. Et parce que mes deux premières années j’ai vécu la même chose : ne pas pouvoir jouer (tout comme leur coéquipier numéro un de la draft précédente, Ben Simmons, élu rookie de l’année en 2017-18). Mais il a un potentiel énorme et je sais déjà qu’il va beaucoup nous aider, tout de suite."

Votre ambition personnelle d’être élu meilleur joueur de l’année, c’est une manière de motiver l’équipe aussi ?

"(Sûr de lui, quasi autoritaire) Ouais ! Mon objectif c’est d’être MVP, et d’aider mon équipe à aller en finale. Tout le monde me le dit tout le temps autour de moi, les coachs, le front-office (la direction de la franchise) : si je joue bien, ça aide toute l’équipe et on gagne plus de matchs. Donc c’est à moi de mettre cet objectif en place et de l’assumer : être MVP. Parce que je sais que cela va hausser mon niveau de jeu. Je sais ce que je dois faire pour l’être. Comme je l’ai dit, j’ai fait mes devoirs, j’ai regardé tous les matchs de l’an passé, et j’ai beaucoup appris… Et en même temps, je sais aussi que cela va entraîner l’équipe si j’affiche cette ambition."

Le fait de représenter l’Afrique apporte une motivation supplémentaire ?

"Vous savez, quand on vient d’Afrique, on doit travailler doublement – peut-être triplement même, plus que les Américains qui sont nés ici en tout cas – pour jouer au meilleur niveau. Mais d’être Africain et d’évoluer à ce niveau, que l’on m’appelle superstar ou LE joueur de la franchise, je ne sais pas, mais je crois que c’est énorme et je sais que je fais la fierté de l’Afrique. Je sais ce que je dois faire. Que j’ai beaucoup de potentiel. Mon objectif, c’est aussi que l’on dise que le meilleur joueur NBA est un Africain. Et je veux continuer à travailler tous les jours pour l’atteindre."

Joel Embiid : « Mon objectif ? Que l’on dise que le meilleur joueur NBA est Africain »

En parlant de nouveaux joueurs, que va apporter Markelle Fultz ?

"Ça sera vraiment important. C’était le numéro un de la draft l’an passé. Ce qu’il apporte à l’équipe est énorme. Le pick and roll, mener le jeu… Défensivement aussi ! Il a fait du bon travail sur nos matchs de pré-saison, ce qui me surprend d’ailleurs, car il n’est pas connu pour ça. Mais ça me fait vraiment plaisir de l’avoir de retour. L’an passé, je sais ce qu’il a vécu… Parce que j’étais avec lui tous les jours. Et parce que mes deux premières années j’ai vécu la même chose : ne pas pouvoir jouer (tout comme leur coéquipier numéro un de la draft précédente, Ben Simmons, élu rookie de l’année en 2017-18). Mais il a un potentiel énorme et je sais déjà qu’il va beaucoup nous aider, tout de suite."

Votre ambition personnelle d’être élu meilleur joueur de l’année, c’est une manière de motiver l’équipe aussi ?

"(Sûr de lui, quasi autoritaire) Ouais ! Mon objectif c’est d’être MVP, et d’aider mon équipe à aller en finale. Tout le monde me le dit tout le temps autour de moi, les coachs, le front-office (la direction de la franchise) : si je joue bien, ça aide toute l’équipe et on gagne plus de matchs. Donc c’est à moi de mettre cet objectif en place et de l’assumer : être MVP. Parce que je sais que cela va hausser mon niveau de jeu. Je sais ce que je dois faire pour l’être. Comme je l’ai dit, j’ai fait mes devoirs, j’ai regardé tous les matchs de l’an passé, et j’ai beaucoup appris… Et en même temps, je sais aussi que cela va entraîner l’équipe si j’affiche cette ambition."

Le fait de représenter l’Afrique apporte une motivation supplémentaire ?

"Vous savez, quand on vient d’Afrique, on doit travailler doublement – peut-être triplement même, plus que les Américains qui sont nés ici en tout cas – pour jouer au meilleur niveau. Mais d’être Africain et d’évoluer à ce niveau, que l’on m’appelle superstar ou LE joueur de la franchise, je ne sais pas, mais je crois que c’est énorme et je sais que je fais la fierté de l’Afrique. Je sais ce que je dois faire. Que j’ai beaucoup de potentiel. Mon objectif, c’est aussi que l’on dise que le meilleur joueur NBA est un Africain. Et je veux continuer à travailler tous les jours pour l’atteindre."

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