Finales NBA : Les Cavaliers ont des raisons d'espérer

Il aura peut-être bientôt sa statue à Akron, sa ville natale, mais c'est surtout à Cleveland que LeBron James est un monument depuis qu'il a offert à l'Ohio, en 2016, un premier titre de champion de la NBA, et qu'il s'y investit pour la jeunesse locale.

Avant le match no 3 de la finale 2018 mercredi à domicile (présenté dès 21 h à RDS2, « King James » n'a quasiment plus le choix : son équipe a perdu les deux premiers matchs contre Golden State (124-114 et 122-103), elle doit réagir.

Avec huit victoires en neuf matchs disputés au Quicken Loans Arena depuis le coup d'envoi des séries, les Cavaliers ont des raisons d'espérer.

« On a produit plutôt du bon basket sur notre plancher, mais il ne faut pas que cela nous donne trop confiance », a prévenu la superstar de Cleveland.

D'autant que Golden State a plutôt bien géré ses derniers déplacements dans l'Ohio : les Warriors se sont imposés à quatre reprises, en huit visites à Cleveland, lors des trois dernières finales de la NBA.

Alors qu'il n'a jamais marqué autant de points en séries (34,6 pts par match), le « roi » est particulièrement à l'aise devant les 20 500 spectateurs survoltés de la Q Arena, puisqu'il y tourne à une moyenne de 39,2 points par match.

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Leader providentiel

Dans son sillage, tous les Cavaliers sont beaucoup plus efficaces : ils inscrivent en moyenne 105,8 points à domicile, contre 98,7 à l'extérieur, avec un taux de réussite de 47,7% (37% à trois points), contre 42,1% en déplacement (31% à trois points).

« Ce n'est pas parce qu'on joue à domicile qu'on peut se relâcher, Golden State n'est vraiment pas le genre d'équipe contre laquelle on peut se permettre de se relâcher », a prévenu « King James ».

À 33 ans, alors qu'il dispute sa 15e saison dans la NBA, il se retrouve dans le rôle qu'il préfère et qui résume toute sa carrière: celui du leader providentiel qui défie les pronostics, car personne ou presque ne croit Cleveland capable de faire tomber l'ogre Golden State.

Car LeBron James, tout seul ou presque, a fait de Cleveland une équipe qui compte dans la NBA. Avant qu'il ne soit repêché en 2003 en sortant de l'école secondaire St. Vincent–St. Mary d'Akron, les Cavaliers n'avaient remporté que quatre séries en 32 saisons, avec pour meilleur résultat une finale de conférence perdue 4-2 contre les Bulls de Chicago en 1992.

En revanche, entre 2003 et 2010, date de son départ pour Miami, et depuis son retour en 2014, les « Cavs » ont remporté 21 séries, disputé cinq finales et même décroché le Graal en 2016.

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41 M$ en frais d'université

Ce n'est pas uniquement pour ses succès sportifs qu'une levée de fonds a été lancée en mai dernier, afin de remercier le héros local par une statue qui sera dressée devant son ancienne école.

Le prodige a grandi dans un quartier difficile d'Akron, dans un foyer monoparental. Il n'a pas oublié d'où il vient, même si ses gains pour 2017 sont estimés à 87 millions de dollars, même si son contrat à vie avec le géant Nike pourrait lui rapporter jusqu'à un milliard de dollars, même s'il possède une luxueuse villa dans un quartier chic de Los Angeles.

Avec sa fondation, il s'est notamment engagé à dépenser 41 millions de dollars pour payer les frais d'université de 1 100 étudiants d'Akron, sans oublier les différents programmes de soutien scolaire et d'achats de matériels et de livres pour les plus défavorisés.

Le triple champion de la NBA vit à Akron avec sa femme et leurs trois enfants, dont l'ainé Bronny qui, à 13 ans, semble prêt à marcher sur les traces de son père.

Alors qu'il arrive en fin de contrat avec Cleveland en juillet et que les Lakers, les Rockets de Houston ou encore les 76ers de Philadelphie se sont déjà positionnés, il a prévenu qu'il se déciderait en fonction de deux facteurs : sa famille et le potentiel pour décrocher un nouveau titre.

Mercredi, Cleveland et LeBron James jouent un peu plus que la finale 2018 contre Golden State. Ils jouent aussi leur avenir...

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