C’est donc encore une fois Bernie Bickerstaff qui s’est assis cette nuit sur le banc des Lakers, alors que l’arrivée effective de Mike D’Antoni à sa place était fortement pressentie. Les rumeurs circulant dans les entraves du Staples Center évoquaient la montée en puissance des angelinos, diminuant l’urgence de sa véritable prise de fonction. Si cela est vrai, les fait ont donné raison au staff or et pourpre, puisque les locaux se sont imposés face aux Rockets, 119 – 108. Ah, et au fait : ils ont inscrit 40 points dans le premier quart-temps.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’un tel score prouve que la méthode D’Antoni s’intègre déjà. Mais le plus impressionnant demeure sûrement les pourcentages énormes de la bande à Kobe Bryant. Le Black Mamba, d’ailleurs, a réalisé ce soir son 18e triple-double en carrière (22 points, 11 rebonds, 11 assists), et a régalé son public d’une tripotée de paniers sortis de nulle part. Les chants « MVP » ont fait tremblé les murs de la salle.
Qui de mieux que Dwight Howard (28 points, 13 rebonds, 3 blocks) pour le seconder ? D12 a encore une fois été le patron dans la peinture, lâchant quelques gros dunks et se permettant même de calmer son principal rival du soir, Omer Asik, avec un impromptu coude dans le front. Asik a quitté le match quelques minutes, avant de revenir en 2e mi-temps, un très élégant sparadrap au dessus du nez. Le reste du starting five des Lakers a participé activement à l’orgie offensive de la nuit: Metta World Peace (15 points) et Darius Morris (12 points, 5 assists) ont assuré, tandis que Pau Gasol (17 points, 5 rebonds) est devenu le 10e joueur non-américain à dépasser les 15.000 points en carrière.
En face, si James Harden a, comme à l’accoutumée, plutôt scoré (20 points, 7 assists), il a trop vendangé (7 sur 18). Patrick Patterson (14 points, 8 rebonds) confirme sa bonne forme actuelle, tout comme Chandler Parsons (24 points). Le reste du starting five a été bien trop univalent, Jeremy Lin assurant à la mène (10 assists) mais moins au scoring (5 points), et Omer Asik pesant encore au rebond et en défense (9 rebonds), mais auteur d’une prestation offensive peu importante (8 points). Enfin, mentions spéciales à Terrence Jones (8 points), qui a sorti le poster de la nuit, sur la tête de Jodie Meeks (3 points), et à Marcus Morris (10 points, 8 rebonds).
Les Lakers ont marqué, marqué, et continué à marquer. La seule interrogation était de déterminer quand les texans allaient finir par craquer. S’ils sont restés relativement à portée pendant 3 quarts-temps, la machine de guerre adverse a fait le ménage au début du dernier acte, et n’a plus été revue.
Bernie Bickerstaff améliore donc encore un peu plus le meilleur bilan de l’histoire des Lakers pour un coach (4-1), et va laisser (si Mike D’Antoni arrive enfin face à Brooklyn dans 2 jours) ses troupes avec un bilan de 5-5. Chemin inverse pour Houston, qui descend à 4-6. Les joueurs du coach par intérim Kelvin Sampson auront à coeur de relancer la machine demain sur le parquet du Jazz.
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