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Guy Saragba: "A l'heure actuelle, le basket-ball Centrafricain va très mal"

Publié par News Basket Bêafrika sur 16 Août 2012, 12:02pm

Catégories : #AFRIQUE

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Nous avons eu le plaisir d'avoir un entretien avec Guy Saragba, ancien international Centrafricain et ancien joueur du club Hit-Trésor des années 80 et 90. Guy Saragba a bien voulu répondre à nos différentes questions concernant l'avenir du basket-ball Centrafricain mais aussi un retour en arrière sur sa carrière de joueur. Nous vous invitons à lire cet interview réalisé ce jeudi 16 Août.

 

NBB: Monsieur Guy Saragba, Bonjour

 

Guy Saragba: "Bonjour Cyrille",

 

NBB: Après votre belle carrière avec l'équipe nationale Centrafricaine et le club Hit-Trésor, puis à l'Université Américaine, ta reconversion n'a pas été trop difficile au pays de Michael Jordan?

 

Guy Saragba: "C'était difficile pour moi sur le plan émotionnel de quitter le parquet, surtout lors de mon dernier match à domicile. De fois j'ai des regrets en pensant que je n'ai pas donner le meilleur de moi quand il le fallait. Maintenant , je suis plus réaliste. Il y a toujours un début et une fin. Pour le moment, Je joue seulement pour me maintenir en forme et j'essaie en même temps de conseiller certains jeunes par rapport à mes expériences".

 

 

NBB: En tant qu' ancien international Centrafricain et ancien joueur de Hit-Trésor, quel souvenir gardes-tu de cette belle époque?

 

Guy Saragba: "Je me souviens de mon premier contact avec Eugène Pehoua, c'est grâce à lui que j'ai intégré l'équipe du Hit-Trésor et c'est lui aussi qui m'a permis de venir aux États-Unis en 1998. Je me souviens aussi de mon premier entraînement au stade Barthélémy Boganda avec le défunt Cooper (Christian Malibangar). Je me souviens de mon premier match en équipe Senior au stade BB contre le club Tondema (CNBB était en plein travaux). Avec Hit-Trésor j'ai connu des moments de gloire et de galère, surtout avec notre tournoi catastrophique à  Libreville au Gabon.

 

En équipe nationale , j'ai eu la chance de jouer avec ou contre Richard Bella, Guy Mbongo, Eugène Pehoua, Fred Goporo, Oumarou Sanda et Kotta Gomez. J'ai aussi grandi avec d'autres jeunes basketteurs de ma génération tels-que: Hassan Abdoul, le défunt Stéphane Larma, Hervé Ngoko, Romain Sato, Teddy Sokambi, Alban Ludovic Moundy, Maturin Kolega ,Maixent Mombollet, Ulrich Kossepka et plein d'autres encore".

 

 

NBB: Tu es de la génération dorée, celle du défunt Stéphane Larma, qui a longtemps fait vibrer la République Centrafricaine après les générations mémorables des années 70 et 80. A ton avis, qui est-ce qui n'a pas fonctionné pour cette belle génération dont tu fais partie?

 

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Guy Saragba: "Il ne faut pas oublier qu'il y avait la génération du défunt Cooper (Christian Malibangar), Maurice Beyina, MJ (Jean de Dieu Mageot), Pendero, Laguerre, Latibou, Babylone, Zapilo et plein d'autres bien avant la mienne. La République Centrafricaine avait un potentiel de joueurs qui pouvaient remporter le Championnat d'Afrique pendant 10 ans après Tunis. Malheureusement, nous n'avons pas su entretenir notre avantage Beaucoup de joueurs ont quitté le pays pour des raisons personnelles. Après ces multiples départs, le basket-ball Centrafricain a commencé a se détériorer, ainsi que le niveau social. Le niveau du championnat devenait plus faible. Il y a eu beaucoup d'autres facteurs qui ont contribué à la chute de notre basket, que cela soit humainement, socialement, économiquement ou politiquement". 

 

 

NBB: Quel regard portes-tu sur l'avenir du basket-ball Centrafricain à l'heure actuelle?

 

Guy Saragba: "A l'heure actuelle, le basket-ball Centrafricain va très mal. Depuis 1988, les résultats parlent d'eux mêmes. Honnêtement je ne pense pas que cela va changer d'ici peu. Le basket-ball a beaucoup évolué. Mais notre façon de faire reste toujours la même. Depuis 1988, chaque nouveau Président chante la même chanson. Le basket-ball Centrafricain est à reconstruire à zéro avec une nouvelle fondation solide. Cela va prendre des années avant de revenir sur le podium à l'échelle continentale".

 

 

 NBB: Le basket-ball Centrafricain attend beaucoup de la part de ces anciens internationaux une réelle implication pour donner un nouveau souffle à ce sport roi. Qu'en penses-tu?

 

 

Guy Saragba: "Effectivement, nous avons tous un devoir envers notre pays et notre sport qui nous a donner beaucoup de chose dans la vie. Il est vrai que nous n'avons pas vu l'implication de la plupart des anciens internationaux après la fin de leurs carrières. Je pense qu'il y a aussi un certain découragement de la part de ces internationaux. Après avoir passé plusieurs années à l'étranger, nous ne voyons plus les choses de la même manière. Il est dur d'accepter que le minimum ne peut pas être fait et que les mêmes dirigeants sont toujours présents dans le milieu sportif sans avoir un résultat positif. Comme un joueur à la fin de sa carrière qui prend la décision de s'arrêter, nos dirigeants doivent aussi savoir jeter l'éponge quand il le faut."

 

 

NBB: Quel projet as-tu pour la jeunesse Centrafricaine qui est sans doute l'avenir de ce sport combien important dans ce pays situé au coeur du continent africain?

 

 

 Guy Saragba:  "A l'heure actuelle je n'ai pas de projet de camp basket. La distance et le temps ne me permettent pas. Mais ma contribution peut bien venir sous forme de matériels ou financier".

 

 

NBB: Quel conseil particulier veux-tu donné à tes anciens partenaires de l'équipe nationale Centrafricaine?

 

 

Guy Saragba: "Je souhaiterai voir tout les anciens basketteurs et Basketteuses être plus impliquer. Nous savons tous que nos jeunes frères et soeurs attendent beaucoup de nous. Nous connaissons très bien la situation dans ce sport pratiqué en République Centrafricaine".

 

 

 NBB: Enfin, un dernier mot à tout le public qui ne cesse pas de demander vos nouvelles...

 

 Guy Saragba: "Je réside aux États-Unis depuis 1999, présentement à Atlanta dans l'état de la Georgie. Marié et père de 2 futurs "BAMARA" (FAUVES) qui sont Taj et Ty. Je travaille dans l'informatique depuis que j'ai arrêté le basket-ball. Je suis joignable sur facebook ou par mail: gsaragba@live.com"

 

 

NBB: Je te remercie d'avoir bien voulu m'accorder cet entretien et à très bientôt...

 

 

 

 

 

 

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