Au terme d’une série arrachée, les Pacers se sont écroulés au pire moment face à une équipe du Heat qui a peut-être livré sa meilleure prestation collective pour s’envoler vers leur troisième apparition en finale NBA de suite. Score final 99-76.
Dwyane Wade se montre au meilleur moment
C’est une version très collective du Heat qui a débuté le match. Celle qui fait tourner le ballon sans cesse pour trouver le meilleur tir possible, celle qui ne commet que très peu de faute et qui défend sans relâche. Celle aussi où Dwyane Wade n’a pas l’air d’un viel homme de 50 ans. Le co-capitaine du Heat a enfin signé un match à la hauteur de son statut. Il a d’ailleurs débuté le match en rentrant les deux premiers paniers du Heat, tous deux dans la raquette, un très bon signe pour Miami qui avait besoin que sa superstar se remette à attaque le panier. Il terminera la rencontre avec 21 points et 9 rebonds, et enfin un match dont il peut se satisfaire. Face aux Spurs en finale, il ne pourra pas se permettre d’être absent pour six rencontres.
Chris Bosh, beaucoup montré du doigt également pour ses difficultés lors des derniers matchs, n’a pas lui signé un grand match offensivement, mais les role players du Heat ont été assez en vue, et la défense collective a juste été superbe, limitant les Pacers à moins de 80 points points. Le premier quart-temps était disputé, et a même vu les Pacers virer en tête (21-19) mais ils n’ont pas du tout réussi à conserver le rythme du Heat sur la suite du match et ont totalement coulé. L’ancienne star de Toronto termine avec 9 points (3/13 au tir) et 9 rebonds.
La défense du Heat force des pertes de balles
Surtout, cette défense de fer a forcer les Pacers à rendre le ballon au Heat sans même pouvoir tirer. A la mi-temps, Indiana avait perdu 16 ballons, et concédé 15 tirs de plus que le Heat (45 tentatives contre 30). Miami n’est jamais aussi bon que lorsque l’équipe part en contre-attaque, et les Pacers n’ont pas été capable de les contrôler. En ne scorant que 27 points dans les second et troisième quart-temps combinés, ils n’ont forcement pas pu résister au rouleau compresseur de Miami devant son public. Ils termineront la rencontre avec 21 pertes de balle, contre 12 pour le Heat. Ils n’ont même pas réussi à s’imposer au rebond, là où il avaient excellé jusqu’à présent, concédant leur avantage dans cette catégorie clé face à Miami (43 prises à 36).
LeBron James a été le leader et a tenu son statut de meilleur joueur du monde en signant une performance digne de son nom : 32 points (8/17 au tir, 15/16 au lancers francs), 8 rebonds et 4 passes en 40 minutes de jeu. Il a même pu se permettre de s’asseoir à 7 minutes de la fin du match après avoir terminé son travail défensif sur Paul George, ce qui a permis à Wade d’être libéré et de participer davantage en attaque.
Manque d’expérience des Pacers ?
Manque d’expérience ou juste inférieure ? Probablement un peu des deux pour une très jeune équipe d’Indiana qui a presque réalisé l’exploit d’éliminer un Heat archi-favori. Mais certains signes ont montré que Indiana, qui a prouvé qu’ils pouvaient rivaliser avec les ogres de l’est depuis 15 jours, n’était pas encore prêt pour les finales NBA. Paul George, qui est passé complètement à côté ce soir, et qui termine sa saison avec une sortie sur six fautes à 8 minutes de la fin du match du match 7 d’une série où il a presque regardé LeBron James les yeux dans les yeux. Avec 7 points (2/9 au tir) et 7 rebonds, il n’a pas été à la hauteur sur ce match, comme beaucoup de ses coéquipiers, fortement mis en difficulté par la défense ultra-agressive du Heat. Roy Hibbert n’avait par exemple que 4 points à la mi-temps du plus gros match de l’année alors qu’il a été l’élément le plus difficile à contrôler pour les hommes de Spoelstra pendant cette série. Il signera un meilleure seconde mi-temps (18 points, 8 rebonds à la fin du match) mais il était déjà trop tard pour arrêter le Heat.
Comme à son habitude, le banc des Pacers a lui été inexistant, ne scorant que 14 points – plus de la moitié venant lors du garbage time - alors que Ray Allen (10 points) et Chris Andersen (7 points, 5 rebonds) ont fait le nécessaire pour apporter leur pierre a l’édifice. Le seul à s’être montré est finalement Jeff Pendergraph, qui a trouvé malin de pousser Norris Cole (8 points, 4 passes) à 2 minutes de la fin du match alors que tout était plié, retardant un peu plus le sacre du Heat comme vainqueur de la conférence est pour la troisième année consécutive.