Dwyane Wade (32pts, 6rbds, 6ints, 4pds) fait taire les critiques et ses compères Chris Bosh (20pts, 13rbds) et Lebron James (33pts, 11rbds, 4pds) élèvent eux-aussi leurs niveaux pour terrasser San Antonio. Après être revenus au score à plusieurs reprise, les Spurs se font distancer en seconde mi-temps. La faute, entre autres, à un bien trop grand nombre de pertes balles (19 contre 9) .
Dans un match 4 déjà clé pour le Heat, puisqu’ils auraient pu être menés 3-1 à l’issue de la deuxième rencontre à San Antonio, les champions en titre ont encore une fois réagit de la meilleure des manières après une défaite cuisante dans le match 3. En livrant peut-être leur meilleure performance collective des playoffs, Miami s’impose et éfgalise à 2 partout, grâce à un LeBron James qui répond aux critiques, un Dwyane Wade en mode Finals 2006 et face à des Spurs complètement dépassés. Personne n’a encore gagné deux matchs de suite dans ces finales. Score final 109-93.
Star Power est de retour
Après une série marqué majoritairement par l’éclosion des role players comme Mike Miller – d’ailleurs propulsé titulaire dans cette rencontre alors que Udonis Haslem retournait sur le banc – ou Gary Neal, ce quatrième match a été dominé, des deux côtés par les nombreuses stars que compte la série. Tony Parker, annoncé comme potentiellement forfait jusqu’à tard dans l’après-midi, n’a pas vraiment paru diminué en début de rencontre, marquant 15 points en première période. Pourtant, il ne mettra plus un seul point pour le reste de la rencontre alors que les Spurs ne parviendront pas à répondre aux assauts du Heat. Il termine donc avec 15 points (7/16) et 9 passes, mais une seconde période totalement transparente. Il avait pourtant permis à San Antonio de rester dans la rencontre dans le premier quart alors que le Heat avait fortement augmenté l’intensité défensive, qui leur a permis de forcer 19 pertes de balles, créant ainsi de nombreuses opportunités en contre-attaque. Après 12 minutes, le Heat n’avait que 3 points d’avance (29-26) alors qu’ils shootaient à 61% sur la période. Tout portait donc à croire qu’ils n’arriveraient pas à conserver une telle réussite et que les Spurs pourraient avoir une carte à jouer.
Et si le second quart-temps a été disputé (23-20 sur la période pour les Spurs), il a été la dernière chance des texans de faire prétendre à rivaliser avec Miami dans cette rencontre. Tim Duncan, resté muet dans le premier quart, marque 7 points dans cette période pour faire espérer un peu plus les champions 2007. Il n’est pas vraiment passé à côté de son match (20 points à 8/10 au tir, 5 rebonds) mais n’a pas pu stopper Chris Bosh (20 points à 8/14, 13 rebonds et 2 contres) qui a pourtant été le moins bon des Three Amigos. La défense des champions 2012 s’est d’ailleurs traduit par de nombreux contres, souvent spectaculaires (et souvent sur le pauvre Tiago Splitter…) à quelques centimètres de l’arceau. En forçant les Spurs à ne tirer qu’à 44% alors qu’ils tournaient eux à près de 53% au tir, le Heat a réussi à ralentir les Spurs suffisamment pour ne pas sombrer durant leur coup de moins bien dans le second quart. Pourtant, après que le dunk de Bosh au buzzer ai été annulé, les deux équipes sont rentrées aux vestiaires à égalité (49-49) alors que Miami semblait avoir joué une mi-temps quasi parfaite.
LeBron et Wade font le show
Critiqué depuis quelques jours pour des performances en deçà depuis le début des finales, LeBron James a répondu de la meilleure des manières : sur le terrain. Prenant ses responsabilités, le meilleur joueur du monde et quadruple MVP a laissé parler son talent. Avec 33 points (15/25 au tir);, 11 rebonds, 4 passes et 2 contres, il a livré son meilleur match de la série et a porté son équipe vers la victoire sans pour autant bloquer ou ralentir le jeu offensif de son équipe. La preuve : Dwyane Wade a peut-être livré un de ses matchs les plus complets de la saison alors que son coéquipier signait une performance remarquable. En effet, le MVP des Finals 2006 termine également à plus de 30 unités et sa ligne de stats fait elle aussi rêver : 32 points (14/25 au tir), 6 rebonds et 6 interceptions. A eux deux, ils marquent donc 65 points, soit plus que tous les titulaires des Spurs (61 points à eux cinq). Après quelques échanges de tirs, les Spurs ont craqué dans la seconde moitié du troisième quart-temps, et n’ont pas du tout répondu à l’énergie retrouvée du Heat. Ray Allen a également apporté sa pièce à l’édifice avec 14 points, soit juste de quoi contrer les tireurs d’élite des Spurs puisque Danny Green (10 points, 4 passes) et Gary Neal (13 points, 3 rebonds) n’étaient pas dans leur forme du match 3.
A eux quatre (LeBron, Wade, Bosh et Allen), les stars du Heat ont donc marqué 99 points, ce qui aurait été suffisant pour battre les Spurs dans cette rencontre. En livrant une seconde mi-temps presque parfaite, ils ont récupéré l’avantage du terrain qui va nous offrir une fin de finale qui s’annonce grandiose.
Une série sur trois matchs
En égalisant la série à 2-2, Miami force les Spurs à gagner à nouveau un match à l’extérieur, dans une salle où le Heat est presque imbattable (37-4). Le match 5 sera comme souvent décisif puisque celui qui l’emportera ne sera plus qu’à une victoire du titre. Dimanche soir, dans leur salle une nouvelle fois, les San Antonio Spurs devront s’imposer s’ils veulent offrir à leur franchise le cinquième titre de son histoire. On pourrait désormais résumer cette série à un face-à-face au meilleur des 3 prochains matchs. Mais ça voudrait dire oublier tout ce qui s’est passé dans les précédentes rencontres. Ces équipes continuent à s’écraser l’une après l’autre d’un match au suivant, à tel point qu’il est difficile de prédire la suite. Si la blessure de Parker, qui n’a pas semblé l’empêcher d’avoir un impact en début de rencontre, est plus sérieuse que ne le laisse croire le staff de Gregg Popovich, ce dernier devra sûrement faire des ajustements plus importants que ceux qu’à décidé Erik Spoelstra avant le match 4, bien qu’ils aient eu un impact important sur la rencontre, redistribuant les cartes sur les matchups défensifs. Rendez-vous dans la nuit de dimanche à lundi pour suivre une rencontre qui s’annonce historique.