Les tenants du titre, les Denver Nuggets, se sont imposés à Chicago mardi (106-114) malgré l'absence de Jamal Murray et l'expulsion avant la mi-temps de Nikola Jokic. Ce qui a provoqué les huées des fans des Bulls, apparemment déçus de ne pas pouvoir voir plus jouer le MVP de la dernière finale.
« Quand on m'a rapporté ce qu'il (Nikola Jokic) avait dit (à l'arbitre), j'ai répondu que je ne voyais pas le problème parce que là où j'ai grandi, on considérait ça comme un terme affectueux. » Michael Malone, le coach de Denver, était d'humeur à plaisanter mardi à Chicago. Il ne l'aurait sans doute pas été si l'expulsion du Serbe juste avant la pause n'avait pas été suivie par une victoire des Nuggets (106-114), qui ont compensé les absences en seconde mi-temps de Jokic, Kentavious Caldwell-Pope (victime d'un coup involontaire de Nikola Vucevic lors de la première) et Jamal Murray (blessé à une cheville) par un bel apport du banc (50 points).
Qu'a dit Nikola Jokic à l'arbitre Mousa Dagher pour exprimer son regret d'un contact pas évident et d'ailleurs non sifflé de Vucevic sur son bras gauche, propos qui a provoqué son expulsion directe, dès sa première faute technique ? Selon une source citée par The Athletic, le Serbe a lâché : « Siffle cette putain de faute ! ».
« Ça peut m'arriver d'aller trop loin, mais là non, ce terme ne franchit pas la ligne », a estimé le Serbe. Même l'auteur de la faute oubliée, Nikola Vucevic, était d'accord avec son adversaire. « Ça me semble excessif. Oui bien sûr, il peut prendre une technique là-dessus, mais l'expulser, c'est trop fort », a confié le Monténégrin à NBC Sports.
« Je suis content que ce match n'ait pas eu lieu en Serbie parce que ça aurait été drôle de voir comment ça se serait terminé... », a même lâché Nikola Jokic en rigolant jaune. On peut imaginer, à tort ou à raison, que dans son pays natal, l'expulsion du meilleur joueur de l'équipe visiteuse aurait été accueillie avec joie. Là, à l'inverse, les fans des Bulls ont hué cette décision qui les privait du spectacle offert par le MVP de la dernière finale.
« Les gens ne viennent pas pour les arbitres, ils viennent pour voir les joueurs et Jokic est un de ceux pour lesquels les gens viennent. Donnez-lui une technique, il la mérite. Mais c'est un double MVP (de la saison régulière), il a obtenu le droit de communiquer », a immédiatement justifié Stacey King, ancien triple champion avec les Bulls, aujourd'hui commentateur de leurs matches télévisés. Des fans qui n'ont pas eu un succès en compensation.
Draymond Green aussi expulsé
Si l'expulsion de Nikola Jokic peut se discuter, celle de Draymond Green est incontestable. À la lutte avec Jusuf Nurkic, l'ailier-fort de Golden State s'est retourné et a donné une baffe au pivot bosnien de Phoenix (voir ci-dessous). Si les Warriors étaient en tête quand il a été mis dehors (60-65, 28e), ils ont fini par s'écrouler dans le dernier quart-temps et à s'incliner (116-119) avec un Stephen Curry rouillé (4/15 à 3 points), malgré l'absence de Kevin Durant (cheville) côté Suns, à moitié compensée par le retour de Bradley Beal (16 points).
/image%2F1426505%2F20231213%2Fob_ef959e_20231213-090931.jpg)