NEWS BASKET BEAFRIKA

NEWS BASKET BEAFRIKA

Le portail basket de référence à l'international


Denver achève le Heat en cinq matchs et remporte le premier titre NBA de son histoire

Publié par NBB sur 13 Juin 2023, 09:35am

Catégories : #NBA, #Denver Nuggets, #Miami Heat, #Finales NBA 2023

Denver achève le Heat en cinq matchs et remporte le premier titre NBA de son histoire

Vainqueurs du Miami Heat (94-89), les Denver Nuggets décrochent le premier titre de leur histoire. Nikola Jokic a logiquement été élu MVP des finales NBA 2023. Le pivot serbe, auteur de 28 points et 14 rebonds lundi soir, a dominé la série. Cette équipe est finalement à son image : altruiste, classe, humble et désormais sur le toit de la planète basket.

La fureur était en eux. À la 15e minute, Jamal Murray se mit à crier sur un arbitre. Les hommes en noir et gris ont, il est vrai, cumulé les erreurs ce lundi, rattrapés par la pression générée par ce match potentiellement décisif. En cela, le trio arbitral n'a fait que descendre au niveau des joueurs qui ont souvent joué petit bras lors de cette 5e manche. Puis, un quart d'heure plus tard, ce fut au tour du pourtant très placide Nikola Jokic de hurler, mais cette fois sur ses coéquipiers, alors que Miami menait au score (60-64).

Le titre était là, à portée de main, pour Denver et cela charriait quantité d'émotions. C'était l'occasion d'une vie pour des Nuggets qui, depuis leur passage de l'ABA à la NBA en 1976, n'avaient jamais joué une finale avant cette année.

Après avoir pu compter pendant trois quart-temps sur un bon Michael Porter Jr (16 points), il fallait trouver d'ultimes ressources pour la concrétiser. Elles se trouvaient dans les mains de Jokic, auteur de dix de ses 28 points dans une dernière période où Jimmy Butler, après avoir longtemps joué à l'envers, refroidit la Ball Arena en marquant 11 points de suite pour refaire passer le Heat devant (88-89, 2 minutes à jouer).

Le titre était là, à portée de main, pour Denver et cela charriait quantité d'émotions. C'était l'occasion d'une vie pour des Nuggets qui, depuis leur passage de l'ABA à la NBA en 1976, n'avaient jamais joué une finale avant cette année.

Après avoir pu compter pendant trois quart-temps sur un bon Michael Porter Jr (16 points), il fallait trouver d'ultimes ressources pour la concrétiser. Elles se trouvaient dans les mains de Jokic, auteur de dix de ses 28 points dans une dernière période où Jimmy Butler, après avoir longtemps joué à l'envers, refroidit la Ball Arena en marquant 11 points de suite pour refaire passer le Heat devant (88-89, 2 minutes à jouer).

Denver achève le Heat en cinq matchs et remporte le premier titre NBA de son histoire

DENVER NUGGETS - MIAMI HEAT : 94-89
Les Nuggets gagnent les finales 4-1

Ce fut dur. Intense. Sans doute extrêmement éprouvant. "C’était moche", lâchait même Nikola Jokic en guise de premiers mots au micro de la journaliste ESPN installée au bord du terrain de la Ball Arena de Denver. Alors, oui ce fut très chaotique mais la fin est heureuse pour les Nuggets, qui ont réussi à écarter le Heat pour de bon en l’emportant 94 à 89 dans la douleur pour finalement s’installer sur le trône de la NBA. Et ça, c’est historique. La franchise du Colorado décroche là son tout premier titre, 47 ans après son intégration dans la Ligue. Jokic, dominant de bout en bout sur cette série et auteur de 28 points et 16 rebonds sur ce Game 5, a logiquement été élu MVP des finales. Il est le premier joueur NBA à finir en tête aux points (600), aux rebonds (269) et aux passes décisives (190) sur l’ensemble d’une campagne de Playoffs.

Contrairement aux matches précédents, gagnés de 15 et 13 points à l’extérieur, les Nuggets ont souffert pour remporter cette quatrième victoire en cinq matches. C’est comme si tout avait joué en défaveur des hommes de Michael Malone sur ce match décisif : ils ont perdu des ballons (14), ils ont manqué un paquet de tentatives à trois-points (5 sur 28) et même plein de lancers francs (13 sur 23). Des ratés et des erreurs qui peuvent éventuellement s’expliquer par la nervosité liée à l’enjeu. Mais ils sont tout de même ressortis vainqueurs à l’arrivée. Peut-être parce que c’était écrit. Rien ne pouvait finalement empêcher les Nuggets de briller cette saison.

Pas même le coup de chaud tardif de Jimmy Butler (21 points à 5 sur 18). Discret, presque effacé, pendant une partie de la rencontre, l’arrière All-Star a marqué les 13 derniers points du Heat, dont deux paniers à trois-points (et trois lancers obtenus après une faute très litigieuse) pour relancer son équipe dans les ultimes minutes de la partie. Mais il a aussi manqué ses deux dernières tentatives derrière l’arc. Notamment celle pour essayer d’arracher l’égalisation à 14 secondes du buzzer.

Le Heat s’est battu jusqu’au bout, comme prévu. Bam Adebayo (20 points, 12 rebonds) et ses partenaires ont rapidement pris les devants et ils ont même compté jusqu’à 10 points d’avance (39-29) au cours du deuxième quart-temps. Ils sont revenus au vestiaire avec un avantage de 7 longueurs (51-44) et menaient même encore d’un petit point (71-70) à l’entame du quatrième quart-temps. C’est justement le moment où les Nuggets ont retrouvé leur adresse extérieure, notamment Jamal Murray (14 points, 8 passes). Denver s’est mis au contrôle au point de prendre 7 points d’avance (86-79), justement sur un panier primé de Kentavious Caldwell-Pope. Il ne restait alors plus que 4 petites minutes à jouer.
Ça semblait plié jusqu’à ce que Butler enchaîne 13 points en 120 secondes, avec entre temps seul un petit panier de Jokic près du cercle. Soudainement, Miami a repris les commandes (88-89). Avant de s’éteindre. Cette fois-ci pour de bon. Bruce Brown a capté un rebond offensif terriblement important avant de marquer de près (90-89). Quelques instants plus tard, Caldwell-Pope a coupé une passe hasardeuse de Butler pour filer en contre-attaque avant d’être envoyé sur la ligne des lancers-francs. Il les a mis, tout comme Brown après un nouveau tir raté par la star adverse. Le public pouvait enfin exulter : les Nuggets l’ont fait. Ils sont champions NBA. Denver fait un très beau champion, à l’image de son chef de file, Nikola Jokic, classe, humble et pourtant tellement fort. Ce fut dur, ce fut intense et éprouvant. Mais maintenant, ils peuvent célébrer. "Le boulot est fait, on peut rentrer chez nous maintenant", confiait le pivot serbe. Ils l'ont bien mérité.
 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Articles récents