L'entraîneur-chef de l'équipe nationale Centrafricaine 🇨🇫, Gabin Marida en conférence de presse après la victoire des Fauves face à la Côte d'Ivoire (63-62), dans le dernier match du premier tour des Éliminatoires de la Coupe du Monde 2019. Pour Gabin Marida, si la défaite face au Sénégal peut s'expliquer par un manque de concentration de ces joueurs, celle concédée face au Mozambique est due selon lui aux nombreuses décisions litigieuses du corps arbitral qui aurait avantagé le pays hôte.
Avec un bilan d'une victoire en trois matchs, l'équipe nationale Centrafricaine se positionne à la troisième place du groupe D à l'issue de ce premier tour des Éliminatoires derrière le Mozambique et le Sénégal qui occupe la tête du groupe. Les Fauves auraient pu remporter leur trois matchs s'ils étaient restés concentrés dans le money-time, notamment face au Sénégal en ouverture et ensuite contre le Mozambique.
Les Fauves Centrafricains n'ont encore rien perdu et peuvent se relancer complètement dans la course lors du deuxième tour prévu cet été à Dakar (du 29 juin au 1er juillet). En attendant, la direction technique nationale devra trouver les ingrédients nécessaires pour améliorer le niveau de jeu collectif de l'équipe, car ça manque de cohésion et la maladresse est à revoir. Il suffit de regarder le nombre de balles perdues et le nombre de passes décisives distribuées par l'équipe dans ce tournoi pour se rendre compte du travail qui reste à faire. Le coaching staff centrafricain et les joueurs ne peuvent pas se focaliser uniquement sur les décisions du corps arbitral pour justifier leurs résultats, sachant que l'équipe avait présenté un jeu totalement décousu du début à la fin avec de nombreuses lacunes en attaque (maladresse aux lancers francs et manque de cohésion) et erreurs (nombreuses pertes de balle) que nous avons cité ci-haut. Une chose est sûre, on ne peut pas prétendre gagner un match en jouant aussi de façon décousue et en commettant autant d'erreurs.
Il faudra sans doute renforcer les rangs des Fauves notamment dans la peinture pour un meilleur rendement, car Jimmy Djimrambaye et Johan Grebongo malgré leurs apports, ne sont pas des pivots de formation.
Sachant que lors de la manche retour, le Sénégal viendra avec ses meilleurs éléments comme Gorgui Dieng et Maurice Ndour, sans oublier la Côte d'Ivoire qui se présentera très probablement avec une équipe plus forte que celle-ci, la Centrafrique devra impérativement se renforcer et avoir une meilleure préparation (physique et mentale) si elle veut passer à l'étape suivante. La tâche s'annonce plus que jamais compliquée.
Le capitaine de l'équipe nationale Centrafricaine 🇨🇫 Max Kouguere, absent face au Mozambique puis contre la Côte d'Ivoire en raison d'une blessure, revient sur la prestation de son équipe durant ce premier tour des Éliminatoires de la Coupe du Monde 2019.
"Ce fut un match difficile face au Sénégal, mais on pouvait l'emporter si on était resté concentrés sur la ligne de lancers francs. On avait manqué de nombreux lancers francs et quelque part on avait aussi commis des erreurs dans le money-time, ce qui nous a coûté le match. Ils ont des grands joueurs, qui évoluent à l'étranger, en Europe. Ils ont de nombreux joueurs de grande taille qui sont bons au rebond, mais nous avons corrigé un petit peu ces erreurs face au Mozambique, qui jouait à la maison. Une équipe qui joue à la maison, c'est difficile qu'elle perd, car elle joue devant son public et avec le soutien des arbitres ça fini par peser. En plus de ça, je n'étais pas présent en raison de ma blessure. Une équipe ne peut pas aller au combat sans son meilleur joueur mais je félicite beaucoup mes coéquipiers pour avoir réussi à surmonter cette absence pour faire un grand match, m'offrant cette victoire face à la Côte d'Ivoire, ça m'a fait beaucoup de plaisir. Sachant que la Côte d'Ivoire avait battu le Sénégal donc ça montre qu'on pouvait battre nous aussi le Sénégal. Pour moi, notre basket n'a pas régressé parce que nous faisons encore parti de ceux qui disputent l'Afrobasket. De nombreux pays qui ont pourtant de l'argent et qui ont beaucoup investi ne parviennent pas à disputer l'Afrobasket, mais nous, malgré un manque de moyen financier, on s'est battu pour jouer l'Afrobasket, donc notre basket n'a pas régressé. Le seul problème, on avait pas préparé la relève après nos aînés qui ont gagné le championnat d'Afrique en 1987. On voit de nombreuses grandes équipes le faire, préparer la relève avec des jeunes qui remplacent progressivement leurs aînés qui partent à la retraite. Si on avait fait cela correctement, on aurait eu des jeunes talentueux à temps capables de jouer ces genres de matchs.
