Battus en ouverture de la saison à Cleveland, les Boston Celtics, leaders de la Conférence Est, ont pris leur revanche à domicile jeudi soir (102-88). LeBron James et les siens ont été trop maladroits pour espérer l'emporter. Les Celtics ont pris les commandes dès le début de la rencontre pour ne plus les lâcher, sans jamais être véritablement inquiétés par des Cavs peu inspirés, et privés d’Isaiah Thomas, back-to-back oblige. Une fois n’est pas coutume c’est Terry Rozier qui termine homme du match avec ses 20 points.
Les Celtics plus complets
Les défenses de sortie en début de match, chaque tir est très compliqué… sauf pour les monstres LeBron James et Kyrie Irving. Les deux hommes en sont à six points chacun à mi-période, mais Kevin Love rate tout ou presque, et Boston a déjà six points d’avance (15-9). Tyronn Lue se décide à prendre un temps-mort et faire entrer ses remplaçants mais c’est le sixième homme d’en face, Marcus Smart, qui se montre avec 7 points de suite, relayé par Terry Rozier avec 8 points. Le premier acte est pour Boston (32-21).
Kyle Korver tente de garder son équipe dans le coup en enfilant trois banderilles mais Daniel Theis lui répond avec deux tirs primés de suite pour garder la dizaine de points d’avance des Celtes. Sauf que Korver enchaîne et LeBron enclenche le mode bulldozer pour réduire l’écart de moitié (42-37).
Jeff Green fait lui aussi du bon boulot pour Cleveland mais Al Horford contrôle les assauts visiteurs en lui empruntant notamment son dunk « statut de la Liberté ». Puis c’est au tour de Rozier de sortir son dunk de fin de période, gâché par un 3-points à 10 mètres de J.R. Smith qui permet à Cleveland de basculer à -8 seulement (55-47).
Cleveland lâche l’affaire
Les deux pépites locales, Brown et Tatum, redonnent rapidement 14 points d’avance à Boston et Ty Lue ne tarde pas à rappeler ses joueurs. Ce qui n’empêche pas le rookie d’enfiler 4 nouveaux points pour un 10-0 celte et un +18 au tableau d’affichage (70-52). C’est assez pour se permettre de rater une grosse poignée de tirs, surtout si Cleveland n’en profite pas. Et si Korver entre en jeu et plante encore de loin pour faire frissonner le Garden, Jaylen Brown se charge de rassurer tout son monde avec deux gros dunks : Boston attaque la dernière période avec un avantage de 13 points (81-68).
Scénario parfait pour les locaux, qui enchaînent un 6-0 en 2 minutes, Cleveland ne marquant son premier point qu’après 4 minutes (87-70). Rozier prend feu de nouveau pour plomber un peu plus des Cavaliers qui n’y croient plus. Il n’y aura pas de comeback improbable ce soir à Boston, qui enregistre un 4e succès de rang avant un back-to-back contre Minny et à Brooklyn, alors que Cleveland finit le sien et a deux jours pour préparer un déplacement plus tranquille à Orlando. Thomas devrait être titulaire.
Sans avoir nécessairement besoin de forcer leur talent, les Celtics s'en sont néanmoins remis au surprenant Terry Rozier pour faire la différence. Le meneur de jeu remplaçant s'est fendu de 20 points (à 8/12). De quoi compenser le match moins offensif de Kyrie Irving (11 pts à 5/14, 9 rbds, 6 pds). Alors que les joueurs du cinq de départ des C's ont parfois eu du mal à trouver leur rythme, la circulation de balle (27 passes décisives) a parfaitement compensé. Idéal pour enfoncer un concurrent direct pour les play-offs, et remettre les compteurs à zéro : battus en match d'ouverture de saison à Cleveland (99-102), Al Horford (11 pts, 9 rbds) et les siens auront la possibilité de prendre l'avantage dans la série lors du troisième et dernier affrontement de la saison prévu le 11 février.
Accueil émouvant pour Isaiah Thomas
Dans un mois, les Cavaliers devraient pouvoir proposer un visage complètement différent puisqu'Isaiah Thomas, transféré par Boston cet été, sera apte. Le meneur de jeu, qui a effectué ses grands débuts avec les Cavs mercredi soir, a été contraint de regarder ses coéquipiers depuis le banc. Cela ne l'a pas empêché de recevoir une belle ovation de la part du public de Boston, tandis que ses ex-coéquipiers l'ont tous chaleureusement salué. Un accueil émouvant, qui le sera moins en février puisque Cleveland compte sur Thomas pour changer la donne à l'Est et relancer une équipe qui s'en remet trop souvent à LeBron James pour performer.
«Je ne sais pas quelle équipe nous sommes ou celle que nous pourrons être tant que nous n'aurons pas récupéré Isaiah Thomas de façon consistante», a précisé LeBron James après la défaite, insistant ensuite sur le fait que l'intégration d'Isaiah Thomas pourrait perturber le collectif. Sur le long terme, la présence d'«IT» sur le parquet ne pourra être que bénéfique pour Cleveland qui semble désormais en mauvaise posture pour contester à Boston la première place de la Conférence Est. Mais la belle entre les deux franchises restera un moyen de faire passer un dernier message avant d'éventuelles retrouvailles en play-offs.


