Le dernier choc de la saison régulière disputé entre les San Antonio Spurs et les Golden State Warriors est revenu au champion en titre (86-92). Stephen Curry (37 pts) et les siens ont ainsi signé une 72e victoire historique, rejoignant les Chicago Bulls de 1996 au nombre de succès sur une saison.
Le match : San Antonio perd le fil, Golden State se réveille
Dimanche soir, la réussite et l'histoire ont choisi leur camp pour permettre aux Golden State Warriors de marquer un peu plus cette saison 2015-2016 de leur empreinte. En s'imposant chez les San Antonio Spurs, adversaire annoncé en finale de Conférence Ouest, les champions en titre ont réussi l'incroyable exploit de remporter une 72e victoire cette saison, égalant le record établi par les Chicago Bulls en 1996 (72v-10d). Vingt ans après, ils pourraient même améliorer la marque en cas de victoire à domicile contre Memphis, mercredi, lors de la dernière journée de saison régulière.
A San Antonio, où ils n'avaient plus gagné depuis 33 matches, les Warriors ont su faire le dos rond, laisser passer une première mi-temps compliquée. Tenus à 35 points marqués (35-35, 24e), les hommes de Steve Kerr ont semblé douter, car privés d'adresse au tir (13/37 à la pause) et à peine inspirés par Stephen Curry. En face, à défaut d'être plus adroits (14/49), les Spurs ont réussi pendant deux quart-temps à imposer leur rythme et leur défense. Suffisamment pour permettre à leur collectif, amputé de Tim Duncan (repos) et de Boris Diaw (aine), de faire jeu égal.
La tendance s'est inversée au retour des vestiaires. Malmenés après avoir encaissé un 8-0 (43-35), les Warriors ont réagi dans la foulée pour prendre l'avantage (45-47). La domination de LaMarcus Aldridge (24 pts, 10 rbds) ont un temps tenu les Spurs dans le coup mais le réveil de Curry (voir le joueur) a changé la donne. Intenable, le meneur de jeu a tout passé à ses adversaires. Au point même de marquer du milieu de terrain en fin de troisième quart. Un panier invalidé pour quelques dixièmes de secondes d'écart avec le buzzer (61-62, 36e). Un tir annonciateur d'une dernière période à l'avantage des visiteurs.
Alors que Gregg Popovich tentait un coup en envoyant le géant Boban Marjanovic sur le terrain, l'illusion n'a tenu que quelques minutes. Menés 69-71, les protégés de Gregg Popovich ont ensuite encaissé un 13-4 qui a permis à leurs rivaux de gérer leur avance, notamment grâce aux coups de génie de Curry. Le retour à quatre points (86-90) dans les dernières secondes n'y fera rien, Golden State avait bien mérité cette 72e victoire de prestige.
Le joueur : Stephen Curry
Plutôt discret en début de match et tenu à 11 points à la pause (4/8 au tir, 1/3 à trois points), Stephen Curry a secoué son équipe en attaque avec 16 points inscrits dans le seul troisième quart. La défense des Spurs moins vigilante, il a profité des espaces pour retrouver de l'adresse à trois points tout en faisant admirer son toucher autour de la raquette. Au final, il a terminé la rencontre avec 37 points (à 13/22 dont 4/9 à trois points) pour 5 rebonds, 5 passes décisives et 2 interceptions.