Sans avoir à s'employer, les Golden State Warriors se sont imposés jeudi soir, à domicile, face aux San Antonio Spurs (112-101). Le manque d'inspiration des Texans et une très bonne défense de la part du champion en titre ont rapidement tué tout suspense.
Le match : Golden State plie rapidement l'affaire
Les débats n'auront duré qu'une douzaine de minutes entre les Golden State Warriors et les San Antonio Spurs jeudi soir. Face à des Texans qui avaient pourtant aligné leur cinq de départ habituel, les champions en titre ont mis à mal la défense des hommes de Gregg Popovich au cours du deuxième et du troisième quart-temps afin de creuser un écart difficile à surmonter pour les visiteurs. De quoi s'imposer sans souffrir (112-101) et s'adjuger définitivement la première place de la Conférence Ouest.
Le début de rencontre s'est avéré équilibré, grâce notamment à une bonne défense des Spurs et la volonté assumée de ralentir le jeu pour solliciter les intérieurs. Pourtant, San Antonio n'a pas réussi à capitaliser sur son style de jeu, laissant définitivement l'avantage aux Californiens à 7-6 (5e). La blessure au doigt de LaMarcus Aldridge en fin de quart (15-13, 8e) a tout changé pour San Antonio, qui a perdu son seul point d'ancrage dans la raquette. Après avoir conclu le quart sur un 5-2, Golden State a signé un 9-0 d'entrée de deuxième quart (29-15, 15e). Egarés dans leurs rotations défensives et maladroits, les Spurs ont passé le restant de la période à alterner attaques poussives et défenses mal ajustées sur les shooteurs que sont Stephen Curry et Klay Thompson (52-40, 24e). La physionomie de la rencontre n'a pas changé au retour des vestiaires, le réveil de Stephen Curry n'aidant pas. Le meneur de jeu, qui n'a pas eu le loisir de briller de loin (3/7), a souvent trouvé les espaces pour se faufiler vers le cercle.
Privé de Boris Diaw et Boban Marjanovic à l'intérieur, Gregg Popovich n'a eu d'autre choix que de faire avec les moyens du bord. David West a certes terminé avec 11 points (et 7 passes décisives), mais il n'a pesé que lorsque le match était plié. Aldridge a terminé avec un total identique mais une réussite décevante (5/16). Quant à Tim Duncan, il a traversé la rencontre sans peser (4 pts à 2/6 en 19 minutes). Menés de 23 points en milieu de troisième quart, les Spurs ont cessé de forcer, laissant le match filer sans vraiment chercher à revenir au score malgré deux retours à 13 points (93-80 puis 105-92). Du côté des hommes de Steve Kerr, le nécessaire toujours été fait en défense pour éviter d'encaisser des paniers faciles. Si le jeu de transition est resté perfectible, la faute à de nombreuses balles perdues (16), les Warriors ont prouvé qu'ils avaient également les armes défensives pour faire déjouer leur rival le plus sérieux dans la course au titre.
70
Golden State est devenu la deuxième franchise de l'histoire à atteindre les 70 succès en saison régulière après les Chicago Bulls de 1995-1996.
Le joueur : Stephen Curry
Face aux Minnesota Timberwolves il y a deux jours, le meneur de jeu de Golden State n'avait pas marqué le moindre panier dans le jeu à la pause. Jeudi soir, contre les Spurs, il a également mis du temps à s'ajuster au pressing de ses différents défenseurs. Tenus à 7 points après deux quart-temps, il s'est finalement libéré après la pause, inscrivant notamment 15 points en 12 minutes. Plus satisfaisant encore, il a trouvé les solutions près du cercle à défaut d'obtenir de l'espace au large, ce qui lui a permis de terminer le match avec une belle réussite au tir (11/19). Il s'est également attaché à servir ses partenaires, finissant avec 9 passes décisives. Une nouvelle prestation de haute volée avant d'être probablement préservé lors du déplacement des Warriors à Memphis samedi.
Le Français : Tony Parker trop seul à l'extérieur
Dans ce genre de match, où il est amené à défendre sur le meilleur joueur adverse, Tony Parker n'est pas vraiment amené à briller en attaque. A Oakland, le meneur français a inscrit 10 points, à 4/10 au tir (pour 2 rebonds et 3 passes). Il a pu s'approcher du cercle mais a souvent été tenu en échec pour finalement trouver de l'adresse en dehors de la raquette. A l'exception de quelques incompréhensions avec ses partenaires, il s'est tenu à la mission confiée par Gregg Popovich. Difficile d'en dire autant pour ses autres partenaires extérieurs, qui n'ont pas eu le même rendement. En sortie de banc, Patty Mills (7 pts) et Manu Ginobili (6 pts) n'ont pas existé. Danny Green a connu quelques fulgurances (3/6 à trois points) mais a vite été limité. Seul Kevin Martin s'est montré efficace (10 pts à 3/5, 4 rbds, 4 pds en 15 minutes) mais le match était déjà joué.