Nicolas Batum, Joakim Noah et Alexis Ajinca, quatre des onze Français qui évoluent en NBA, le prestigieux championnat nord-américain de basket, ont joué avec leur équipe respective vendredi soir, l'esprit accaparé par les attentats meurtriers de Paris survenus quelques heures plus tôt. Batum et Noah étaient adversaires lors du match entre Charlotte et Chicago, mais les deux joueurs ont mis de côté cette rivalité avant le coup d'envoi de la rencontre.
Choqués par les attentats qui ont fait au moins 120 morts, plus de 200 blessés dont 80 grièvement à Paris, ils ont échangé quelques mots et des nouvelles rassurantes de leur famille respective lors de l'échauffement. "Je regardais le match France-Allemagne (au Stade de France, site proche d'une des attaques) sur internet, j'ai entendu les explosions, je ne pouvais pas croire ce qu'il se passait", a expliqué Batum qui a rejoint Charlotte cet été. "Tous les membres de ma famille et mes proches vont bien, mais je suis triste, tant de morts causés par des imbéciles, je ne comprends pas pour quoi ils font cela", a poursuivi l'international français.
Rudy Gobert (basket-ball, NBA, Utah Jazz) : «Bien sûr, j’ai vu ce qu’il s’était passé. Et comme je ne jouais pas ce soir (face à Orlando, il est touché à une cheville depuis deux matches, ndlr), j’ai un peu tout suivi sur les réseaux sociaux. J’ai aussi pu parler avec ma famille et mes amis. Je suis de tout cœur avec les familles des victimes et de tous les gens qui ont vécu cette tragédie.»
Nicolas Batum (Charlotte Hornets), qui s'est incliné avec sa franchise chez les Chicago Bulls (102-97), a témoigné après la rencontre de son émotion avant et pendant la rencontre. «J'ai regardé mon téléphone quasiment jusqu'au coup d'envoi. J'essayais de savoir pour mes amis. Je voulais être fort de la seule façon dont je pouvais le montrer» a déclaré l'ailier, auteur de 28 points.