La cérémonie de remise des bagues et de montée de la bannière de champion a eu lieu à Oakland avant le premier match des tenants du titre.
L'an dernier, Stephen Curry tournait à 24 points de moyenne. Mardi, lors du premier match de Golden State en saison régulière, il en a aussi inscrit 24... dans le premier quart-temps. Etait-ce l'effet bague ? Les champions sortants ont en effet reçu chacun la leur, massive et brillante, des mains du boss de la ligue, Adam Silver, une tradition en NBA, juste avant de recevoir et de dominer New Orleans (111-95), équipe désormais entraînée par celui qui était la saison dernière leur assistant n°1, Alvin Gentry.
Steve Kerr a aussi eu le droit de recevoir la sienne, même si ce fut douloureux. L'entraîneur des Warriors, qui a été opéré du dos et n'a pu suivre le match que des vestiaires, n'a aucune idée de la date à laquelle il pourra reprendre sa place au bord du terrain. Début 2016 ? «J'espère avant», a-t-il lâché, indiquant qu'il souhaitait accompagner l'équipe ce week-end lors de ses deux déplacements à Houston et New Orleans, même si ce sera encore son assistant Luke Walton qui coachera.
La cérémonie a aussi été l'occasion de dresser la bannière célébrant leur titre inattendu - personne ne les mettait parmi les favoris au début de saison dernière - jusqu'au plafond de l'Oracle Arena. Elle a rejoint la précédente accrochée quarante ans plus tôt après le titre obtenu dans le sillage de l'arrière Rick Barry, auteur à l'époque d'une saison à 30,6 points, 6,2 passes, 5,7 rebonds et 2,9 interceptions. Quarante, c'est justement le nombre de points finalement inscrit par Curry, qui a le sens du symbole et a débuté la saison comme il avait terminé la précédente, au dessus des autres. «C'est un jour incroyable, on n'aurait jamais pu faire ce qu'on est arrivé à faire sans votre soutien», a-t-il clamé au micro, célébré en retour par les «MVP, MVP» du public.