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Les Cavs vont-ils imiter le Heat?

Publié par NBB sur 24 Octobre 2015, 10:37am

Catégories : #NBA

Les Cavs vont-ils imiter le Heat?Les Cavs vont-ils imiter le Heat?

Un ''Big Three'', une finale perdue la première année... Le retour de LeBron James à Cleveland colle tout à fait pour l'instant avec son aventure à Miami, couronnée d'un titre dès la deuxième saison. Mais est-ce vraiment pareil ?

C'EST COMPARABLE
La situation dans la conférence
Est : En 2011, le Heat avait fini deuxième de la saison régulière à l'Est (derrière Chicago) avant d'écraser les play-offs dans la conférence (3 défaites en 3 tours). Tout le monde, sans exception, le voyait favori de l'Est la saison suivante (7/7 parmi les spécialistes de Sport Illustrated par exemple). Même chose pour les Cavs cette année : deuxièmes de la saison régulière (derrière Atlanta), ils n'ont perdu que deux matches de play-offs avant la finale et attaquent cette saison en grand favoris de l'Est (9 victoires de plus que les Bulls en saison régulière selon les prévisions d'ESPN). Autre point commun : l'adversaire n°1 dans la conférence est toujours Chicago.

Un effectif légèrement amélioré : D'une saison sur l'autre, Miami avait conservé son Big Three (James-Wade-Bosh), son coach (Spoelstra), la majorité de ses joueurs de complément (Anthony, Chalmers, Haslem, J.Jones, M.Miller). N'étaient partis que le vieux pivot titulaire (Ilgauskas) et des jokers offensifs (Arroyo, Bibby, House). A l'inverse, l'arrivée de Shane Battier était saluée. A Cleveland, on retrouve le même Big Three (James-Irving-Love), le même coach (Blatt) et l'essentiel des role players (Dellavedova, J.Jones, Mozgov, JR Smith, Shumpert, T.Thompson). Les départs (Marion, M.Miller, Perkins) sont négligeables et le retour de Mo Williams appréciable.


Les Cavs se sont préparés en septembre à... Miami


L'approche psychologique : Il y a quatre ans, les joueurs du Heat étaient «très, très remontés», se souvient LeBron. «Tous ceux qu'on a affrontés ensuite s'en sont aperçus, Dallas les premiers», ajoutait-il, en référence à un premier match où il avait inscrit 37 points pour aller chercher la victoire là où Cleveland avait perdu en finale (105-94). Cette saison, le ressort mental sera encore essentiel. «Je veux utiliser ça (sa blessure en play-offs) comme un carburant», affirme Kevin Love. «On ne veut pas mettre (la défaite en finale) derrière nous. On veut que ce soit devant, qu'on sache où on veut aller et où on a été stoppé, que ça nous pousse vers l'avant», appuie JR Smith. Preuve de leur faim, les Cavs se sont retrouvés bien avant la reprise officielle pour travailler. Où ? A Miami.


C'EST DIFFERENT
Pas les mêmes temps de passage : Globalement, les Cavs de la saison dernière étaient un petit peu moins avancés que le Heat quatre ans plus tôt. Ils ont gagné moins de matches (53 contre 58) et certaines de leurs stats collectives étaient moins favorables. Comme vous pouvez le voir ci-dessous, le Heat était plus adroit en attaque et plus efficace en défense. Alors évidemment, il faut relativiser en tenant compte du fait que Cleveland a connu une dernière saison en deux parties. Une première très imparfaite (20 victoires dans les 41 premiers matches), une seconde avec une grosse montée en pression.

Pas la même expérience : Le background des joueurs majeurs n'est pas le même - et cela va dans les deux sens. D'un côté, LeBron James n'avait encore jamais été titré en 2011 alors qu'il connait aujourd'hui ce goût. A l'inverse, en Floride il pouvait s'appuyer sur Dwyane Wade, qui avait déjà été champion en 2006 en étant élu MVP des finales. Cette fois, Kyrie Irving et Kevin Love sont des quasi novices en terme de play-offs puisqu'ils ont vécu leur première campagne au printemps dernier - et encore, incomplète. Là est l'essentiel, dans le déficit de vécu commun en fin de saison. Kevin Love, blessé à une épaule, n'a pas passé le premier tour et Kyrie Irving, touché à un genou, n'a joué qu'un match en finale. Cela pourrait peser lourd.

L'Ouest toujours plus fort : Cela fait de longues années que la conférence Ouest affiche une densité supérieure à celle de l'Est et ça n'a fait que se renforcer depuis 2011. Cet été, les deux équipes qui se sont doute le plus renforcées - les Spurs et les Clippers - sont encore de l'autre côté du Mississippi. Cela veut dire qu'arriver en finale est plus éreintant à l'Ouest, mais celui qui en sort aura dû hausser son niveau plus haut que le champion de l'Est. On trouve un symbole de ce décalage dans les pronostics des managers généraux des équipes NBA : s'ils font de Cleveland le favori de la saison, ils estiment aussi que la meilleure défense, les meilleurs systèmes offensifs et le meilleur public sont ceux de Golden State. Donc en fait, ce sont les Warriors les favoris...

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