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Tony Parker constate que la France, malgré une préparation loin d’être idéale, n’est pas passée loin de battre l’Espagne aux JO. La prochaine fois, espère-t-il.

 

De passage à Paris pour promouvoir une marque de skateboards électriques, "un coup de pouce amical", le meneur de l'équipe de France a fait le tour de son actualité en assénant une intime conviction : la France a les moyens d’être championne d’Europe en 2013.

 

" Votre blessure à l’œil vous a-t-elle coûté une médaille aux JO ?

 

T. P. : C'est clair qu'une semaine de préparation, ce n'était pas assez. C'est décevant car j'aurais voulu être à 100% pour les JO. Mais bon, j'ai déjà eu la chance de participer à la plus grande compétition au monde. Cela reste une expérience unique et ça me motive ‘grave’ pour y retourner dans quatre ans. Cela pourrait être ma dernière compétition en équipe de France. L'occasion de finir en beauté.

 

On vous a rarement vu aussi déçu qu'après la défaite contre l'Espagne.

 

T. P. : J'étais très très déçu oui car même si je ne m'étais entraîné qu'une semaine, on pense toujours au miracle et on a failli le faire. Mais une fois en vacances, j'ai relativisé. C'est vachement bien ce qu'on a fait. On était à deux minutes de battre l'Espagne au complet, avec moi dans cet état, Nico (Batum) qui n'a pas eu un entraînement avec nous et Joakim Noah qui n'était pas là. Au final ça a motivé tout le monde. On est toujours mobilisés pour arriver enfin à notre graal: une médaille d'or. Si c'est à l'Euro l'année prochaine ce serait bien.

 

Vous évoquez Joakim Noah. Son forfait aux JO a irrité pas mal de monde...

 

T. P. : On m'en parle souvent mais nous dans l'équipe, franchement, on n'a pas la rage contre Joakim. Quand on parle d'une blessure, il n'y a que toi et ton corps qui peuvent vraiment savoir. J'ai déjà eu 50.000 trucs à ma cheville et je sais que ça fait très mal et que c'est long à guérir. On espère qu'il sera là l'année prochaine pour nous aider à gagner l'Euro. Ce sera l'occasion de faire un coup. L'Espagne ne sera peut-être pas au complet, mais, même si c'est le cas, je suis sûr qu'on peut les battre. Surtout si Joakim (Noah) est là et que moi et Nico (Batum) on sort d'une préparation sans blessure ni lunettes (rires). On n'est pas loin.

 

On sent aussi que vous en avez marre de perdre contre l'Espagne.

 

T. P. : Ah ça on a la rage (rires). Cela fait quatre ans qu'on ne perd que contre eux. Mais on sent que ça arrive. Je ne m'inquiète pas. Je sais qu'un jour on va tous être récompensés. On travaille dur, on fait tous des sacrifices et un jour ça sera notre tour. Il faut juste être patient.

 

En attendant vous allez attaquer votre douzième saison NBA...

 

T. P. : Oui et je suis toujours aussi excité. Il y a eu plein de changements dans la Ligue avec notamment les Lakers qui se sont beaucoup renforcés. Nous, on a misé comme d'habitude sur la stabilité. A part l'arrivée de Nando (De Colo) rien n'a bougé. Moi j'aime bien notre équipe. On sera dans la course.

 

A Villeurbanne en revanche, le projet d'une grande salle est au point mort.

 

T. P. : C'est plus qu'au point mort, c'est en sous-marin, au fond du trou! Je suis très déçu par rapport à l'évolution du projet. A la base je voulais aller là-bas pour la nouvelle salle et l'Académie. Mais, si ça ne se fait pas, il faudra que j'étudie d'autres possibilités. Cela fait trois ans que je suis là et j'ai l'impression que ça ne bouge pas. Pour l'instant je reste car je me suis engagé avec Pierre Vincent et Laurent Foirest. On a construit une équipe. J'essaye d'être patient mais je ne suis pas quelqu'un de patient."

 

 

Source: Recueilli par Jacques KLOPP (AFP)

 

 

 

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