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À 36 ans, Stéphane Dondon en a fini avec le basket-ball professionnel. Il vise une reconversion dans la finance, et bénéficie pour ce projet de l’aide du club, en échange de son expérience dans l’équipe marzyate.

 

Stéphane Dondon ne cherche plus à briller au plus haut niveau du basket-ball français.

Passé par Vichy (Pro A et Pro B), Chalon-sur-Saône (Pro A) ou encore Cholet (Pro A), où il a été formé, le néo-Marzyat souhaite désormais assurer sa reconversion.

 

Il revient notamment sur sa carrière au sommet du basket-ball français, les raisons de sa venue à Marzy ainsi que ses projets d'avenir, où il souhaite « accompagner financièrement les jeunes joueurs et les aider dans leur après-carrière ».

 

Pourquoi avoir choisi le club de Marzy ?

 

Ma priorité est la reconversion. Il se trouve que l'entraîneur de Marzy Maxime Bégards est un bon ami à moi. Nous nous sommes côtoyés à l'époque où je jouais pour Vichy en Pro B, lors de la saison 2001-2002. Nous avons gardé contact. Il m'a dit que le club pouvait m'aider dans mes recherches si je venais jouer pour eux. Ils m'ont permis de rentrer à l'école Pigier de Bourges, pour une formation en alternance dans la finance et le patrimoine. J'ai par la suite obtenu un entretien avec une banque sur Marzy, qui s'est avérée concluante. C'est cette approche pédagogique qui m'a plu.

 

Touchez-vous une rémunération de la part du club ?

 

Non. Si je cherchais un salaire, j'aurais pu choisir un club de N1 ou N2. Mais ce qui m'intéresse, c'est parvenir à mon projet, sans la contrainte d'un entraînement quotidien.

 

« Prêt physiquement »

 

Votre formation ne risque-t-elle pas d'empiéter sur les entraînements ?

 

Lors de cette formation, j'aurai plus d'efforts à fournir que les autres, mais je compte bien m'entraîner avec l'équipe. Surtout qu'il n'y a que deux entraînements par semaine, c'est moins contraignant que dans un club professionnel.

 

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Comment vous sentez-vous physiquement ?

 

Même si je n'ai pas joué durant la saison 2012-2013, je me suis entretenu. J'ai fait du footing, de la musculation et du vélo. Je n'ai pas beaucoup touché au ballon mais je me sens prêt physiquement.

 

Quel va être votre rôle dans l'équipe ?

 

Le club, dont l'ambition est de monter en Nationale 3, a évidemment des attentes, mais je ne suis pas là pour marquer quarante points par match. Je vais apporter mon expérience au groupe, faire jouer l'équipe.

 

En parlant d'expérience, quel bilan faites-vous de votre carrière ?

 

J'ai connu des hauts et des bas. J'ai débuté au centre de formation de Cholet. Le club m'a ensuite permis de faire mes études aux États-Unis. C'était un rêve. Je jouais avec l'équipe universitaire en NCAA 1 (NDLR : 1 re division universitaire). Je me souviens de l'intensité des matches, de l'engouement des supporters, avec des salles de 15.000 spectateurs rien que pour assister à nos rencontres. Mon meilleur et mon pire souvenir de carrière sont à Vichy. J'y ai fait ma première saison complète en professionnel, en 2001. Cette saison-là, le club montait. J'ai voulu terminer ma carrière là-bas en 2011. La saison a été très compliquée, avec une descente en N1. En 2004, j'ai terminé troisième meilleur marqueur de Pro A et j'ai connu une sélection aux All Star Games de France.

 

« J'aimerais ouvrir mon entreprise »

 

Qu'est-ce que ces expériences vous ont apporté ?

 

J'ai voyagé, découvert des cultures, c'est enrichissant. J'ai développé mon esprit de compétition, j'ai appris à travailler en équipe et à persévérer. Cela me servira dans le futur.

 

Justement, comment voyez-vous votre futur ?

 

J'aimerais ouvrir mon entreprise. Aider les jeunes joueurs dans la gestion de leurs revenus. Beaucoup sont mal ou pas conseillés, gagnent beaucoup, mais se retrouvent sans rien à la fin de leur carrière et n'arrivent pas à rebondir… J'ai eu la chance d'être bien encadré à l'époque. Je veux leur offrir ce cadre, et ne pas négliger l'aspect humain.

 

Que faites-vous en dehors du basket-ball ?

 

J'aime les choses simples. Le cinéma, amener mon fils de 8 ans voir des matches de football… Sinon, je suis très casanier. Mes proches m'appellent "le pantouflard" ( rires).

 

Reconversion. Outre Stéphane Dondon, deux autres recrues de Marzy vont suivre une formation. Il s'agit d'Ibrahima Balde et de Pathe Dialo.

 

 

Richard Solaro

 

 

 

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