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Voici cinq observations suivant la défaite des Raptors de Toronto aux mains des Nets de Brooklyn lors du match no 7, dimanche.

 

1. Joe Johnson : Si je devais choisir le joueur par excellence de cette série, il n’y a aucun doute dans mon esprit que ce serait lui. Oubliez ses statistiques un instant, même si elles ont été pour le moins impressionnantes. C’est plutôt sa présence et l’incapacité des Raptors à solutionner l’énigme qu’il représente qui ont eu un réel impact. Il est très difficile à couvrir et sa force, son jeu de passes, sa créativité sur les rebonds et sa précision sur les tirs de loin font de lui un joueur fascinant et doué. Il faut lui donner du crédit, il a surmonté tous les défis et a fait les ajustements nécessaires pour faire la différence dans cette ronde.

 

2. Un message important : Les amateurs torontois ont lancé tout un message au monde du sport en Amérique du Nord et à la NBA : Toronto, et le reste du Canada, a une base grandissante et vibrante. Cela aura des répercussions sur les générations à venir. Je ne saurais vous décrire avec justesse l’impression que cela a laissé dans la NBA, mais le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle fut remarquable. Cela donnera du poids au président et directeur général des Raptors, Masai Ujiri, dans sa tentative de retenir ou d’acquérir les services de joueurs tandis qu’il peaufinera sa vision à long terme. C’est un pas en avant. Il y a encore bien du chemin à faire cependant, mais on commence à voir la lumière au bout du tunnel.

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3. Kyle Lowry : Je ne sais absolument pas ce qui adviendra de son avenir avec les Raptors. J’espère qu’ils pourront trouver un terrain d’entente. Je dois dire qu’il m’a vraiment impressionné cette saison. Il a tout donné sur le terrain chaque jour et s’est dévoué à la cause comme on a rarement vu d’autres joueurs le faire dans cet uniforme. Pour cette raison, nous devrions être reconnaissants. Ce fut un plaisir de le voir évoluer cette saison et il est une inspiration pour beaucoup de jeunes joueurs qui pourront apprendre de sa ténacité et de son éthique de travail. Comme quoi on peut réussir de grandes choses en donnant son maximum. Il a échappé la victoire de peu, mais il reste un gagnant. On se croise les doigts pour qu’il soit de retour à Toronto.

 

4. Marcus Thornton : Dans un match no 7, il arrive souvent qu’on ait besoin d’un joueur qui arrive un peu de nulle part et provoquera l’étincelle nécessaire, surtout quand on est l’équipe visiteuse. L’entraîneur Jason Kidd mérite du crédit, il a pris un risque avec lui et ç’a été payant. Son habileté sur les tirs en périphérie, sa créativité, son travail sur les rebonds et son explosivité ont donné un avantage significatif à une équipe qui en avait grandement besoin dans le duel décisif. Il a été médiocre au début des séries après avoir pourtant bien performé à son arrivée de Sacramento, mais Kidd a réitéré sa confiance en lui et a été récompensé. Si Joe Johnson a été le MVP, lui aussi a fait la différence.

 

 

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5. Dwane Casey : Les actions parlent plus que les mots. Ses équipes se sont améliorées chaque saison depuis trois ans et il a évolué en tant qu’entraîneur. Mais aussi bon soit-il – très bon même –, il est un homme encore meilleur. La grande classe. Il a fait un excellent boulot cette année, et quand je réfléchis aux trois dernières années qui se sont écoulées, je constate qu’il a été constant tout en restant fidèle à ses valeurs, ce que je respecte totalement. Il a mené un effectif pourtant limité (comme nous l’avons constaté durant les séries) à un total de 48 victoires et un titre de division et il est passé près de battre une équipe beaucoup plus expérimentée et talentueuse qui présente davantage de profondeur. Nous sommes tous amèrement déçus de ce revers, mais quand on y pense bien, cette organisation compte sur un vrai leader qui est intelligent, équilibré et irréprochable sur le plan de l'ardeur au travail. Quand j’évalue un entraîneur, c’est la troisième année qui me sert de baromètre. À ce moment, la direction a eu amplement le temps de développer sa stratégie et c’est le temps de l'appliquer. Il a sans l’ombre d’un doute prouvé qu’il mérite entièrement de piloter les Raptors et je suis très impressionné lorsque je le compare à ses pairs. En tant qu’ancien entraîneur, je crois savoir comment comparer les forces et faiblesses de chacun, et quand je regarde Casey, je vois un homme qui s’est retroussé les manches, qui a fait ses devoirs et qui est à sa place dans cette organisation qui fera encore face à bien des défis. Non seulement ses homologues l’apprécient, mais ils le respectent aussi énormément. Je suis heureux de son succès. C’est un homme bien. Les bonnes choses arrivent réellement aux bonnes personnes.

 

 

 

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