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Le meneur des Celtics Boston Rajon Rondo était présent hier au World BasketBall Festival, qui se déroule à la Cité U de Paris jusqu’au 16 juillet. Présent pour coacher de jeunes basketteurs, il a accordé quelques minutes.  Entretien avec l’un des meneurs les plus impressionnants au monde.

 

 

 Avec Boston, vous n’avez pas pu atteindre la finale mais tu as sorti de sacrés matches.

 

Rajon Rondo : Je suis déçu de ne pas avoir été plus loin avec mon équipe. Mon objectif quand je suis sur le terrain, c’est de donner tout ce que j’ai pour que mon équipe gagne. Là j’attends la saison prochaine avec impatience. Après, mes stats, je ne sais pas, je ne suis pas du genre à regarder ce que j’ai fait sur les matchs précédents. Je pense que les gens s’attendent toujours à ce que l’on fasse mieux match après match mais moi je ne compare. Le triple double, tout le monde en a parlé mais en attendant, nous n’avons pas été en finale.

 

 

La dernière fois, Doc Rivers disait que tu prenais souvent la parole pendant les temps-morts. Tu as côtoyé le Big Three de Boston mais aujourd’hui on a l’impression que c’est bien toi le leader. Peut-on dire que c’est ton équipe ?

 

R.R. : Oui je pense. Ma position de meneur favorise mon statut de leader en même temps. Doc et moi travaillons ensemble depuis 6 ans maintenant. Je sais ce qu’il veut, quand il le veut. C’est à moi de faire passer le message sur le terrain. Doc me fait énormément confiance, des fois je sais ce qu’il veut sans qu’il demande.

 

 

Quand as-tu commencé à faire ça ? Prendre sa place dans les temps-morts ?

 

R.R. : Depuis deux ans je dirais. J’ai pris énormément de confiance en moi il y a deux ans. J’ai gagné en maturité, mon jeu a beaucoup évolué et mes coéquipiers m’écoutent et ça aide.

 

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Comment ont-ils réagi la première fois que tu l’as fait ?

 

R.R. : Ça ne les a pas surpris. Ils ont juste écouté ce que j’avais à dire en fait. Ça prouve qu’ils me font confiance et qu’ils me respectent. C’est plus facile quand c’est comme ça.

 

 

Ce rôle de leader, c’est ta dans personnalité ? C’est ce que tu voulais ?

 

R.R. : Je n’ai pas choisi si je voulais être un leader ou pas. Je dois l’être pour mon équipe. Tous les jours, je me lève en me disant que je veux être meilleur. J’ai travaillé dur pour arriver là et je continue de travailler dur.

 

 

 Qu’est-ce qu’il te manque pour être LE parfait meneur ?

 

R.R. : Comme je disais toute à l’heure, j’ai beaucoup mûri et mon jeu aussi. Je pense être l’un des meilleurs meneurs de la ligue. Je pense que je suis le meilleur meneur de la ligue.

 

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La dernière fois, Shaq disait que tu étais la définition même du meneur de jeu.

 

 

R.R. : Il a dit ça ? Je ne sais pas, Shaq dit beaucoup de conneries (rires).

 

 

 Il y a quelques mois, Danny Ainge avait des mots assez durs à ton égard et tu as d’ailleurs failli être échangé. Comment as-tu réagi à cela ?

 

R.R. : Je me suis rendu compte qu’on était dans un vrai business ce jour-là. Tu peux être transféré n’importe quand n’importe où. Ça peut même m’arriver là tout de suite pendant que nous parlons. Ça fait partie du jeu. Les transferts, la free agency… Il n’y a qu’une poignée de gars qui jouent dans la même équipe toute leur carrière. Kobe, Dirk, Paul. Il y a quelques années, on pensait que le big man de Cleveland, Z (il réfléchit), Ilgauskas, on pensait qu’il finirait sa carrière à Cleveland mais il a fini à Miami. Ce n’est pas quelque chose de normal de porter le même maillot toute une carrière.

 

 

Tu souhaiterais jouer pour Boston toute ta carrière ?

 

R.R. : Je l’espère ! Mais ça ne dépend pas de moi. Ce qui arrivera arrivera.

 

 

En parlant de transfert, la free agency cet année, ça va dans tous les sens. Quel transfert ou signature t’a le plus surpris ?

 

R.R. : Huuum, en fait, pour dire la vérité, je n’ai pas vraiment suivi ce qui s’est passé. Juste ce qui nous concernait. Ray Allen, Jason Terry. Je ne regarde pas ce qu’il se passe dans le milieu du basket pendant l’été (rires). Mais bon, comme chaque année, la free agency c’est quelque chose de fou. Là l’histoire avec Dwight Howard… Tant que mon nom n’est pas mentionné (rires).

 

 

C’est quoi ton programme pour cet été ?

 

R.R. : Quelques verres de vin à Paris (rires). Non sérieusement, j’ai encore deux semaines de vacances et je vais bien en profiter.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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