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Rajon Rondo a pris les Celtics en main cet été. Ayant organisé un pré-training camp sur la côte Ouest afin d’améliorer la cohésion des Celtics, ayant facilité la venue de Courtney Lee chez les verts, ayant même essayé de négocier avec les propriétaires, selon ESPN, un avion privé pour les longs déplacements, Rajon Rondo a clairement pris un rôle de leader hors du terrain aussi.

 

Danny Ainge l’a même récemment comparé à Larry Bird, pour son visage n’arborant que très rarement un sourire, ainsi que sur son caractère lunatique et entêté. La rage de vaincre des deux joueurs dans les matchs importants, semble aussi être la même, et Rajon Rondo déploie maintenant lui aussi, une énergie suffisamment impressionnante, pour emmener tous ses coéquipiers dans son sillage.

 

Même si on en parle depuis plusieurs années, Rajon Rondo semble enfin prêt à ce que les Celtics deviennent son équipe. Paul Pierce, toujours selon ESPN; semblait pourtant avoir du mal à passer le relais il y a quelques temps.

 

« Il y a deux ans, je pense qu’ils voulaient que Rondo soit le leader. Mais il avait encore beaucoup à apprendre. Ils disaient: ‘C’est l’équipe de Rondo’, mais sa présence n’affichait pas encore assez de constance. Ils l’ont mis dans un rôle pour lequel il n’était pas encore prêt. »

 

Malgré l’expérience du terrain et des vestiaires qu’ont The Truth et son coéquipier Kevin Garnett, il est difficile d’en dire autant aujourd’hui. Voici encore un exemple : Avery Bradley fut dévasté, quand en janvier 2011, les Celtics l’envoyèrent jouer en D-League. Rondo a pris le temps de s’arrêter chez le jeune arrière pour discuter avec lui, et le prendre sous son aile pendant plusieurs entraînements. Ceci a apparemment eu des conséquences, puisque Bradley, quand il reviendra de blessure devrait être le titulaire de Boston au poste de shooting guard.

 

« Cela montre comment il fait attention à moi » confirme Bradley. « Comment il fait attention à tout ses coéquipiers. »

 

Il n’y a désormais plus de question d’égo pour Paul Pierce, qui semble maintenant aujourd’hui tout à fait prêt à transmettre les clés de la maison verte :

 

« Il a fait tellement d’énormes progrès l’an dernier, et il se devait être le chef de file. KG et moi n’allons pas être ici encore très longtemps, alors il est temps pour lui d’avoir une vraie voix, surtout avec le départ de Ray Allen. »

 

Keyon Dooling, maintenant à la retraite, s’est d’ailleurs longuement exprimé sur le leadership de Rajon Rondo, et a même pu faire un parallèle avec le nouveau shooteur du Heat de Miami :

 

« Il est le leader le plus sous-estimé dans cette ligue. Savez-vous combien de fois nous avons été invités dans la maison familiale de Rondo la saison dernière ? Nous étions là tout le temps,pour la cohésion et la construction de l’alchimie de l’équipe. Honnêtement, nos vétérans n’ont pas toujours été très bons pour soutenir Rondo dans son leadership. »

 

« Ray était grand à bien des égards. Rondo a beaucoup appris de lui – comment se préparer, comment prendre soin de son corps, la façon d’être professionnel -, mais la façon dont Ray guidait l’équipe était différente de la façon de faire de Rajon. Pas mauvaise, juste différente. Ray n’a pas su comment communiquer avec Rondo comme certains de nous pouvaient le faire, comme moi ou KG, qui a totalement adopté Rajon. J’aime Ray. J’aime sa famille. C’est un vrai pro. Mais les déclarations de cette inter-saison ont été injustes. Ray avait une bonne relation avec tous les journalistes et Rondo est très calme et très discret. Alors, forcément, d’après vous, qui obtient les faveurs de la presse ? »

 

« Parfois, j’avais l’impression que Ray passait plus de temps à parler aux médias qu’à ses coéquipiers. »

 

Des déclarations qui tranchent un peu avec l’image de nice guy de Ray Allen, mais qui expliqueraient un peu plus son départ vers le Heat. D’autant plus que Dooling et Garnett sont loin d’être les seuls a apprécier la présence de Rondo dans le vestiaire. Organisant toutes les soirées, le repas, les tournois de jeux vidéos, les sorties cinéma…, le meneur de jeu a su développer de très fortes relations avec beaucoup de coéquipiers, comme Chris Wilcox et Marquis Daniels.

 

Rondo, de son côté, semble pourtant se ficher de cette place de leader, et laisse venir les choses comme elles viennent :

 

« Je m’en tape. Je n’ai pas besoin d’avoir l’attention sur moi. Je n’ai jamais ressenti le besoin de dire: ‘Je suis le chef ici’. Je ne m’occupe pas de mes affaires sous l’oeil des médias. »

 

Quand, ESPN, aborde le fait que certains journalistes étaient persuadés que Rondo refusait de donner des ballons à Ray Allen, le meneur de jeu est clair :

 

« C’est ridicule! Mais c’est derrière moi maintenant. Ray Ray est parti. Espérons qu’il est dans un endroit qui lui plaira. Moi, je suis heureux où je suis. Quelle que soit la décision que Ray a prise et ce qu’il a fait, j’espère qu’il y sera bien. Je n’ai pas parlé avec lui avant qu’il prenne sa décision et donc je ne vois vraiment pas comment elle pourrait avoir quelque chose à voir avec moi. »

 

Au final, beaucoup de détachement, et de maturité dans les propos de ce meneur de troupes si particulier. Il est clairement, à 26 ans, le leader de l’une des équipes les plus prestigieuses de NBA. Rondo en a les épaules. Il l’a déjà prouvé, et même s’il peut présenter quelques lacunes au shoot, c’est ce mental sans faille qui peut faire de lui le meilleur meneur de jeu en NBA.

 

 Pour conclure, voici un très bon mix, qui en plus d’aborder les qualités exceptionnelles de Rajon Rondo en tant que joueur, montre bien que le meneur est aussi capable de donner de la voix sur le terrain.

 

 

 

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