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Selon Rob Mahoney de Sports Illustrated, David Kahn, general manager des Wolves aurait bien pu faire un coup de génie en laissant Ricky Rubio se développer deux ans de plus en Europe. Très mature aujourd’hui, il a effectivement su montrer au cours des 41 matchs qu’il a disputés en NBA, que son avenir peut s’avérer brillant.

 

Alors que beaucoup d’Européens ont été sur-estimés au cours de l’histoire de la draft, (remember Darko Milicic), certaines mauvaises langues classaient volontiers le prodige espagnol drafté avec le 5e choix de la draft 2009, parmi ceux-là. Le choix des Wolves fut d’ailleurs très controversé. Alors qu’ils avaient choisi Jonny Flynn, juste après avec le 6e pick, pourquoi prendre Rubio, alors que Jordan Hill (très bien côté à l’époque), n’avait pas encore été choisi ?

 

En 2012, les mauvaises langues se cachent désormais. Même Brandon Jennings, qui avait alors affirmé que Ricky Rubio, ce n’était « que de la hype », est depuis revenu sur ses propos :

 

« C’était quelque chose que j’avais dit sans réfléchir. Je choisis mieux mes mots maintenant, je n’ai plus 18 ans. [...] Je pense que sa présence est bonne pour la NBA. Elle est également bonne pour les Timberwolves parce que tout le monde n’arrête pas de dire que les superstars ne veulent pas venir dans les petits marchés. Alors pour cela, c’est juste une très bonne chose. C’est excitant de le voir là. »

 

Comparer Ricky Rubio à une superstar ? Pourquoi pas finalement… S’il revient en bonne santé, et qu’il progresse au shoot, l’espagnol peut, avec Kevin Love, former un duo capable de qualifier les Wolves en playoffs pour de longues années à venir. Avec coach Rick Adelman, qui sait très bien donner des responsabilités à chacun, Rubio est le meneur de jeu parfait pour ses systèmes. Organisant le jeu, le jeune prodige de 22 ans, sait très bien organiser l’attaque et mettre chacun de ses coéquipiers en confiance. Peut-être aurait-il en effet, moins de succès, avec un coach qui laisserait moins de libertés offensives à ses joueurs. Mais quand il a quartier libre, Rubio a su montrer, l’an dernier qu’il pouvait largement se lâcher sur le parquet.

 

Pour terminer, Mahoney compare Ricky Rubio à Steve Nash. Le canadien n’était pas forcément un gros shooteur en début de carrière, quoique meilleur dans ce domaines que son cadet espagnol, mais il excellait dans sa capacité à accélérer le jeu tout en rendant ses coéquipiers meilleurs. Rubio sait faire tout ça, et est déjà un bien meilleur défenseur que Nash.

 

Alors ? Quelle carrière imaginer pour Rubio ? Même s’il ne sera sûrement pas deux fois MVP comme son aîné canadien, tous les voyants sont au vert pour lui… A condition, on le répète, de rester en bonne santé. Les Timberwoves devront en effet se passer de lui, pour les deux premiers mois de la saison. Vu que Kevin Love est lui aussi sur la touche, la route vers les playoffs sera pourtant semée d’embûches pour les Timberwolves, et la carrière de l’Espagnol dépendra aussi des résultats collectifs de son équipé.

 

Pour finir, voici quelques belles images de Ricky Rubio sous le maillot des Wolves

 

 

 

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