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Deux mois après l'Afrobasket 2013 qui s'est déroulé à Abidjan en Côte d'Ivoire, les choses ne semblent toujours pas bouger du côté de la Fédération Centrafricaine de Basket-ball qui tente par son silence, de camoufler ses lacunes et son incompétence.

 

Malgré un bilan chaotique de l'équipe nationale centrafricaine lors du dernier championnat d'afrique, le DTN et coach-chef Fred Goporo n'a pas encore jeté l'éponge et la FCBB ne parvient pas à prendre des décisions concrètes dans le seul intérêt du basket-ball centrafricain.

 

Afin de relever le basket-ball centrafricain de l'impasse et du ventre mou du classement FIBA Monde, les anciens fauves devront rapidement prendre leurs responsabilités. Si depuis plusieurs semaines, certains préfèrent s'attaquer au Comité National Olympique et Sportif Centrafricain (CNOSCA) que de voir la réalité en face, l'on commence déjà à s'interroger sérieusement sur les dessous de leurs différentes analyses fondées sans doute sur des intérêts personnels.

 

Comme cela se fait habituellement dans d'autres cieux, après un tel résultat catastrophique, le DTN devrait normalement rendre sa démission au lendemain de l'Afrobasket 2013; hélas cela n'a pas été fait jusqu'à ce jour. Si le CNOSCA a peut être sa part de responsaibilité dans ce fiasco, cela ne justifie pas tout quand on connait la manière dont cette équipe nationale centrafricaine a été construite. Dans un interview réalisé par Bangui Wood lors du regroupement de Super Devoluy, le DTN a tenté d'expliquer les raisons de ses choix: "Mon objectif est de ramener le basketball centrafricain en Centrafrique en privilégiant les basketteurs locaux". Connaissant la suite du scénario, - aucun joueur venu de bangui n'est rentré - sur quels joueurs locaux l'on comptera désormais pour le prochain tournoi qualificatif de la Zone 4 en vue de l'Afrobasket 2015? Tout cela montre bien les limites de ceux que l'on considère pourtant comme des cadres du basket-ball centrafricain. Vraiment, inquiètant pour l'avenir de ce sport "roi" qui visiblement, manque de projets ambitieux clairs et précis pour le futur.

 

Une responsabilité partagée avec les expatriés

 

La centrafrique regorge de nombreux joueurs talenteux, un nombre incalculable de basketteurs qui ont au moins une fois eu la chance d'évoluer dans un championnat européen ou américain. Combien de ces joueurs ont au moins une fois pris la peinne de retourner là où ils ont fait leur premier pas en basket-ball afin d'organiser un camp ou un tournoi pour aider leurs cadets passionnés de ce sport? L'actuel DTN et ancien champion d'afrique Fred Goporo a toujours été l'un des seuls à agir dans ce sens.  Dans les années 90 et 2000, Egène Pehoua-Pelema a permis à de nombreux jeunes centrafricains d'intégrer les high school aux Etats-Unis, et il a également contribué à leur développement. Le résultat on le connait tous avec l'équipe centrafricaine de 2003 en Egypte, sans doute la meilleure sur le papier depuis celle de 1987 même si les fauves n'ont pas atteint les demi-finales. Malgré sa jeune carrière, Max Kouguere n'a pas oublié d'où il vient et cela mérite d'être souligné. Les paroles s'envolent, mais les écrits et les actes demeurent. A vous de jouer car on ne le repétera jamais assez.

 

La suite très prochainement....

 

 

 

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