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L’an passé

 

Champion : Michigan State (victoire 68 Ă  64 face Ă  Ohio State)

Saison régulière : Michigan State (29-8, dont 13-5 en matchs de conférence)

Qualifiés pour la March Madness : 6 (Indiana,Michigan,Michigan State,Ohio State,Purdue,Wisconsin)

 

La preview

 

Déjà considérée comme la conférence la plus dense et homogène la saison dernière, la Big Ten devrait confirmer ce statut cette saison. En effet, à part Penn State, les onze autres membres de la conférence peuvent légitimement ambitionner une qualification à la March Madness. Mais des équipes comme Michigan, Indiana ou encore Ohio State ne se contenteront pas d’une simple apparition au tournoi final NCAA. Leur ambition est clairement de rejoindre Atlanta où aura lieu le Final Four en avril prochain. Michigan se présente avec une ligne extérieure qui n’est pas loin d’être la meilleure de tout le pays. Trey Burke a résisté aux sirènes de la NBA et tâchera de confirmer son excellente saison de freshman (14,8 points, 4,6 passes décisives). Tim Hardaway Jr., qui entre dans la troisième année de son cursus, est le parfait lieutenant de Burke. Enfin, Glenn Robinson Jr. débarque avec le statut de future star et d’excellent scoreur. Il devrait se régaler avec les caviars de Burke tout au long de la saison. Comme Michigan, Indiana a retrouvé la March Madness l’an dernier après une longue traversée du désert. Les Hoosiers, qui ont remporté l’un des matchs les plus mémorables de la saison passée face à Kentucky, voudront également viser une place dans le dernier carré. Cody Zeller, Co-Freshman of the Year dans la Big Ten avec Trey Burke, sera à la tête d’une armada qui comporte des joueurs du calibre de Christian Watford, Victor Oladipo, Jordan Hulls, ou encore le freshman Yogi Ferrell. Les attentes seront grandes du côté de Bloomington. Attention aussi à Ohio State, qui a certes perdu Jared Sullinger et William Buford, mais qui aura toujours Deshaun Thomas (15,5 points de moyenne l’an dernier), ainsi qu’Aaron Craft, l’un des tous meilleurs défenseurs extérieurs du pays. L’heure n’est donc pas à la reconstruction chez les Buckeyes.

 

Derrière ces trois locomotives, on retrouve un trio d’équipe qui a les moyens de se hisser dans le haut du tableau national : Michigan State, Northwestern, et Wisconsin. Michigan State a perdu Draymond Green, aujourd’hui à Golden State, mais possède avec Derrick Nix et surtout Keith Appling deux joueurs qui ont le potentiel pour devenir de futures stars. Les Spartans auront bien du mal à rester sur le podium de la Big Ten, mais peuvent raisonnablement viser une place en Sweet 16. Est-ce enfin la bonne pour Northwestern ? Les Wildcats ont frôlé la qualification pour la March Madness pratiquement chaque année depuis dix ans, mais avec un backcourt du talent de Drew Crawford et JerShon Cobb, combiné à l’arrivée du transfuge de Louisville, Jared Swopshire, dans la raquette, l’université du nord de Chicago a les moyens d’atteindre enfin son objectif. Toujours placés, jamais gagnants. Cette année encore, Wisconsin devrait atteindre sans trop de difficultés une place à la March Madness, malgré le départ de Jordan Taylor. La principale attraction se nomme Sam Dekker, l’un des cinq meilleurs ailiers de la promotion. Mais les Badgers ne devraient pas être en mesure de se mêler à la lutte pour le titre dans la Big Ten, et auront encore une fois bien du mal à franchir le Sweet 16.

 

Purdue, en pleine reconstruction post Robbie Hummel, Nebraska, qui vient d’ouvrir un centre d’entrainement ultra moderne, digne des plus grandes équipes professionnelles, et Minnesota, avec un Trevor MBakwe remis sur pied pourront espérer bien figurer si la mayonnaise arrive à prendre. Iowa et Illinois, porté par Brandon Paul, auront plus de mal à enchainer les victoires, mais peuvent surprendre. Enfin, Penn State est probablement plombé pour les cinq ou dix prochaines années, le scandale ayant secoué l’équipe de football ayant eu des répercussions sur toutes les autres équipes sportives. L’heure est à la reconstruction pour les Nittany Lions qui devraient finir bons derniers de la conférence. 

 

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Mon Top 3

 

1. Michigan

2. Indiana

3. Ohio State

 

Le joueur Ă  suivre : Cody Zeller (Indiana, F, Sophomore)

 

Attendu comme le « Messie » à Bloomington, Cody Zeller a répondu présent pour sa première saison en NCAA, conduisant la surprenante équipe de Tom Crean à une qualification à la March Madness. Cette année, avec un effectif renforcé, Zeller aura pour mission de mener les Hoosiers au Final Four. Au moins aussi doué que son grand frère Tyler, qui a fait les beaux jours de North Carolina avant de rejoindre les Cleveland Cavaliers en NBA, Cody Zeller est un intérieur sobre et efficace qui possède un sens du jeu rare chez les intérieurs. Avec 15,6 points et 6,6 rebonds l’an passé, il a été le leader d’Indiana tout au long de la saison, et a même encore su élever son niveau de jeu lors de la March Madness, comme face à VCU avec 16 points et 13 rebonds, ou encore face à Kentucky lors du Sweet 16 avec 20 points. Avec les départs de Draymond Green, Jared Sullinger ou encore Robbie Hummel, Zeller se doit de dominer les raquettes de la Big Ten, avant, pourquoi pas, de faire lui-même le grand saut vers le monde professionnel.

 

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Les autres joueurs Ă  suivre : Trey Burke (Michigan), Trevor MBakwe (Minnesota), Deshaun Thomas (Ohio State), Brandon Paul (Illinois)

 

Le freshman Ă  suivre : Glenn Robinson Jr. (Michigan, F, Sophomore)

 

Comme son père, ex-numéro un de la Draft en 1994, Glenn Robinson Jr. a choisi la Big Ten pour faire ses classes dans le championnat universitaire. Mais le fils du « Big Dog » a préféré rejoindre Michigan plutôt que Purdue, qui avait vécu ses plus belles heures au milieu des années 1990 avec l’ancienne star des Bucks. Il y aura donc deux fils d’anciennes stars de la NBA à Michigan l’an prochain puisque Tim Hardaway Jr. est toujours présent du côté d’Ann Arbor. Le jeu de Glenn Robinson Jr. se rapproche clairement de celui de son père. Attaquant avant tout, il est capable de scorer dans n’importe quelle position, que ce soit derrière la ligne à trois-points ou en attaquant le cercle. Dôté d’un physique très au dessus de la moyenne et ayant déjà un bon bagage technique, Robinson Jr. devrait avoir un rôle majeur au sein de l’équipe dès cette saison. S’il doit encore s’aguerrir défensivement et au rebond, il possède néanmoins une marge de progression très intéressante. Avec des joueurs du calibre d’Hardaway Jr. et Trey Burke, Robinson Jr. est potentiellement le chainon qui manquait aux Wolverines pour retrouver le Final Four en avril prochain.

 

 

 

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