MSB-photo-ML-hervé-petitbon1

 

Faut-il croire? 

 

Ce Sluc si incertain et si brillant, peut-il aller loin dans ces playoffs ? A quelle équipe aurons-nous droit en quart de finale ?

 

 

 L'international Ivoirien, Pape-Philippe Amagou, arrière qui tient régulièrement la baraque nancéienne, a tout résumé en un minimum de mots après ce succès obtenu contre Dijon : « Nous avons réussi de très belles choses et de très mauvaises… » La statistique entre les vingt balles perdues et les dix-neuf passes décisives illustre l’irrégularité du groupe de Jean-Luc Monschau.

 

pape-philippe-amagou-sans-doute-le-joueur-du-sluc-le-plus-r.jpg

 

L’entraîneur lorrain avance, comme excuse, les mouvements incessants au sein de son effectif : « Nous avons tout le temps des blessés, pas seulement pour les matches mais aussi pour les entraînements. Contre Dijon, Kurz n’a pas joué, Samnick a demandé à être économisé. Nous n’étions plus que sept professionnels… » Le rendement de certains de ses cadres contribue aussi à ce manque de sérénité (Linehan), cadres par ailleurs rudement sollicités : de 29 minutes à 35 pour AKingbala, Linehan, Shuler, Amagou, Moerman.

 

 

Pourtant, le Sluc a envoyé des signaux positifs lors de ses deux derniers matches face à Poitiers et Dijon, certes deux formations pour qui perdre importait peu… L’équipe nancéienne a retrouvé son agressivité défensive, son hermétisme, son envie d’aller au rebond. Le président Fra ne voit pas d’un mauvais œil la suite des opérations : « Après tout, Le Mans, ce n’est pas si mal », en ce sens que les Sarthois ont souffert, eux aussi, lors des matches retour, notamment vis-à-vis de rivaux classés dans le top 8 : – 4 à Roanne, – 11 face à Cholet, – 7 à Paris, – 3 devant Chalon alors que Dijon a dominé les joueurs de Jackson de 9 longueurs.

 

 

Si Le Mans de l'ailier international Centrafricain Max Kouguere ne semble pas être un épouvantail impossible, le Sluc a seulement quelques jours pour redevenir un ogre. Car il s’agira, pour se hisser en demi-finales, de battre au moins une fois Le Mans chez lui. Or, cette saison, Nancy voyage mal : deux victoires à l’extérieur sur sept lors des matchs retour (à Cholet, 8 e, et Poitiers 14 e). Sinon, le club lorrain s’est fourvoyé dans l’antre de tous les membres du top 7.

 

 

 

« Avec les playoffs, une autre compétition commence », assure Pape-Philippe Amagou. C’est vrai. Les vieux briscards comme Linehan ou Akingbala peuvent se monter étincelants sur une série de deux ou trois duels. Et il y a fort à parier que les blessés seront tous de retour la semaine prochaine. Avec l’Américain Baxter en plus. On ne s’attardera pas trop sur les hypothèses les plus optimistes. En cas de supériorité sur l’adversaire manceau, le Sluc devrait retrouver sur son chemin le monstre gravelinois, auteur d’une saison historique avec le record du plus grand nombre de victoires égalé.

 

 

A. T.

 

 

 

 

 

Retour à l'accueil