e020a.jpg

Malgré la défaite Le coach de la JSF Nanterre est particulièrement fier de son équipe pour ses débuts en Euroligue…

 

Battus de seulement trois points par un cador européen, les champions de France nourrissaient quelques regrets après leur premier match en Euroligue. Une situation à laquelle il n’étaient pas préparés, tant l’écart entre les deux équipes semblait important sur le papier. Entretien avec l'entraîneur de Nanterre Pascal Donnadieu.

 

Quel sentiment domine après cette défaite face au CSKA Moscou?

 

On me l’aurait dit avant le match, je ne l’aurais pas cru, mais ça reste une déception. Dans la mesure où on a entrevu la victoire pendant tout le match. Quelque part, on a la fierté d’être déçus.

 

Où avez-vous pêché finalement?

 

On a été maladroits mais eux aussi ont été maladroits. On peut être frustrés de ne pas avoir mis nos tirs ouverts, mais eux non plus. Après en fin de match on a tellement mis d’énergie qu’on ne peut pas blâmer les joueurs de rater des tirs qu’ils mettent d’habitude. Passave, Daniels, Meacham. Ils ont tout donné et manqué d’un petit coup de rein dans, le money time.

 

will-daniels-jsf-nanterre-eb13--1-.jpg

De quoi êtes-vous le plus fier?

 

D’avoir joué les eux dans les yeux avec le CSKA pendant 40 minutes. On leur a vraiment fait peur. Ils n’ont pas ouvert leur banc pour faire souffler les titulaires. A titre personnel, pour le petit coach que je suis, c’est une satisfaction de recevoir un hommage appuyé d’Etorre Messina (le coach du CSKA).

 

Avez-vous senti qu’ils vous ont pris un peu de haut? 

 

Non, je n’ai pas ce sentiment là. Ils ont été surpris par notre agressivité. Après, ce que j’ai dit aux joueurs, c’est qu’on a un jeu différent des standards d’Euroligue. Quitte à être en décalage, autant jouer sur un registre totalement différent. Ils ont eu un temps d’adaptation face à des joueurs très agressifs.

 

Avez-vous été surpris par vos joueurs?

 

Oui, ma crainte était d’en prendre 40. Et il n’y aurait pas forcément eu à rougir. Alors oui, ils m’ont surpris. On a fait un match exceptionnel et réalisé un demi-exploit. On va maintenant voir si on est calibrés pour tenir toute la saison. C’est ça notre défi, évacuer la frustration et être capable de rebondir. Après on va jouer à Belgrade contre 15.000 Serbes en folie. Au moins on sait qu’en se donnant à fond, on existe face à une des plus grandes équipes d’Europe.

 

Quelle a été la plus grande difficulté pour vos joueurs?

 

Je trouve dommage qu’on n’ait pas eu ce petit soupçon de réussite. Dans d’autres circonstances, Meacham, Gladyr, mettent un ou deux tirs ouverts en plus. Au troisième quart-temps , on démarre mal. On n’a pas paniqué on est revenus, contrôlé leur réaction.

 

jsf-nanterre-fans-eb13.jpg

Bien souvent, les équipes françaises sont tétanisées en Euroligue. Pas vous. Comment l’expliquez-vous?

 

Nous, qu’on joue le CSKA Moscou ou en Pro A, la posture n’a pas changé. On a joué ce soir comme en play-offs de ProA. La seule différence c’est que l’opposition est plus forte. Moi, ce que je ne voulais pas, c’est que les joueurs soient craintifs, spectateurs. Si on ne met pas beaucoup de volonté, d’enthousiasme, on ne peut pas exister. C’est le mérite des joueurs. Nanterre il y a un gros collectif et qu’on s’appuie dessus. On ne peut s’en sortir qu’avec des vertus de courage.

 

 Propos recueillis par Romain Scotto

 

 


Retour à l'accueil