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Comme à Charleville, les JSA ont été crucifiés sur le « buzzer » malgré la belle performance du meneur centrafricain Destin Damachoua, auteur de 18 points dont 8/13 aux tirs, 4 passes décisives, 3 interceptions et 18 d'évaluation en 31 minutes de jeu. Le leader reste invaincu. 

 

Les JSA Bordeaux ont dominé les débats pendant trois quart-temps, ont levé le pied dans le dernier et ont été battus sur un tir à trois points de l’adversaire sur le « buzzer ». Ça vous dit quelque chose ? Le scénario d’hier face à Angers a été identique à celui du match à Charleville-Mézières une semaine auparavant. « Deux matchs, ça fait beaucoup », lâche le coach Alexandre Palfroy, rouge de colère. « Il va y avoir explication ».

 

Lorsque les Bordelais ont compté jusqu’à 16 points d’avance (58-42, 26e), on pouvait légitimement penser que la leçon de la défaite dans les Ardennes avait été retenue. Erreur. « À la fin, on joue avec la boule au ventre, on montre qu’on est une petite équipe », confie le meneur de jeu Gauthier Darrigand. « C’est avant tout une question de mental, poursuit le coach. Dans le final, il faut faire preuve de sang-froid. Or, dès qu’on prend deux paniers, tout le monde se regarde… et on pèche en défense. Angers nous passe 30 points dans le dernier quart-temps : on ne peut pas espérer gagner ».

 

Malgré les efforts de Ford

 

Le leader, lui, a montré qu’il avait les épaules solides en refaisant son retard sans paniquer. Pendant trois quart-temps, il avait pourtant été bousculé par les assauts de Ford à l’intérieur et la vitesse de Damachoua (18) et Le Pellec (14). « On savait que cette équipe bordelaise avait des sautes d’humeur », confiait le coach angevin Vincent Landier. Le retour de flamme a été initié par Suhard (11 points) et André (10), les deux hommes du banc. Les JSA étaient tétanisés, perdant de précieux ballons aux plus mauvais moments. Leur maîtrise de la rencontre s’effaçait au fil des minutes avant que Belkassa ne fasse passer Angers devant au tableau d’affichage (73-74, 39e) pour la première fois depuis la 5e minute de jeu.

 

À 76-76 à huit secondes de la fin, Gauthier Darigand ne réalisait qu’un 1/2 aux lancers francs. « Je prends ma part de responsabilité sur ce coup là », confessait-il après avoir vu Bestron inscrire le panier à trois points de la gagne en suivant. À vrai dire, les JSA Bordeaux avaient déjà perdu le match bien avant dans leur tête. Parviendront-ils à vite en prendre conscience ? « C’est un travail de tous les jours, soulignait le capitaine bordelais. On verra à la fin si on a évolué sur ce plan ».

 

Au classement, les Bordelais descendent à la 5e place, avec deux victoires de retard sur le leader et une sur son dauphin (Saint-Chamond). Après un début de saison plein d’espoirs, les hommes d’Alexandre Palfroy traversent une période un peu plus compliquée. Il leur faudra vite rebondir s’ils veulent lutter pour les premières places.

 

 

 

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