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Comme chaque année, la NBA exporte sa présaison à l’international. Si sa nomenclature change (NBA Europe Live Tour, Euroleague American Tour, China Games etc.), le concept lui est bien rodé. Dans un monde devenu plat, notre ligue adorée se trouve en compétition directe avec tous les autres sports majeurs en matière de sponsoring et de vente de droits médiatiques. Pionnière en la matière, l’expansion de la NBA devrait aujourd’hui servir de modèle aux autres championnats américains qui tentent, tant bien que mal, d’en faire de même. Décryptons les raisons d’un succès à l’appétit gargantuesque.

 

Le monde est venu à la NBA

 

Au même titre que la NFL, la MLB ou la NHL, la NBA a du s’ouvrir au monde. Au contraire de ces consœurs, la grande ligue partait avec un avantage conséquent. Le basket n’était pas joué exclusivement, ou presque, aux États-Unis. Notre vieille Europe est un continent où la balle orange, malgré la domination du foot et à moindre égard du rugby, a toujours existé. Pas besoin ainsi d’apprendre des règles compliquées comme ça peut être le cas pour le baseball et le football américain.

 

Meilleure ligue de basket au monde, l’internationalisation de la NBA est avant tout venue à elle. De nombreuses franchises ont tenté l’expérience européenne ouvrant la voie à l’arrivée de pionniers tels Drazen Petrovic ou encore Sarunas Maciulionis. En 1992, la Dream Team a permis à David Stern et à la NBA d’accroitre l’intérêt pour notre sport et ses projecteurs. Combien de joueurs non américains, Tony Parker en tête, parlent de Michael Jordan comme étant à la base de leur intérêt pour la NBA. Aujourd’hui elle compte plus de quatre-vingt dix joueurs non américains originaires des quatre coins du monde et les utilise à merveille pour assoir sa présence à l’international.

 

A l’abordage des nouveaux marchés chinois et indien

 

De la même façon que pour l’Europe ou l’Amérique du Sud, la NBA a su, et sait se servir de ses joueurs d’origine étrangère pour attaquer les nouveaux marchés. Yao Ming en est l’exemple le plus fragrant. Gloire nationale, l’ancien pivot des Houston Rockets est l’ambassadeur parfait pour le développement de la ligue au sein du marché le plus attractif au monde. Si cet exemple est le plus connu, le suivant ne reçoit sans doute pas l’attention qu’il mérite.

 

Depuis plusieurs années, David Stern essaie de trouver un angle pour attaquer le marché indien. Entre alors en scène Vivek Ranadive, le tout nouveau propriétaire, d’origine indienne, des Kings. Pendant la bataille de Sacramento, lors de la présentation de la capitale californienne au Board of Governors de la ligue, Ranadive avait partagé une vision : la NBA 3.0. Parmi de nombreux avantages, la promesse de se tourner vers l’Inde a retenu l’attention des pontes de la NBA. Seulement quelques mois après son rachat des Kings, Ranadive annonçait que le match d’ouverture de la saison de la franchise californienne serait retransmis en direct en Inde, promettant la plus grande soirée d’ouverture de l’histoire de la NBA. Merci Vivek.

 

Ne soyez pas surpris si en février au All Star Game, le futur commissaire de la ligue, Adam Silver, dévoile que la bande à DeMarcus Cousins se déplacera en Inde pour les NBA Global Games 2014.

 

Un marketing intelligent

 

Sacramento en Inde n’aurait rien de surprenant, c’est ce que la NBA sait faire de mieux : se vendre. Si on jette un œil au programme des NBA Global Games du 5 au 18 octobre, chaque match possède une signification particulière. OKC à Istanbul, c’est le retour de Kevin Durant, MVP du championnat du monde 2010, sur les terres de ses premiers exploits internationaux. Les Sixers à Bilbao aideront à la promotion du championnat du monde 2014 se tenant en Espagne. Houston et Indiana aux Philippines et à Taiwan, nous sommes là encore à l’assaut de l’Asie avec en figure de proue Jeremy Lin, d’origine taïwanaise, jouant dans l’équipe la plus adulée en Asie, les Rockets. Prenez un des visages de la ligue ou une figure locale ou les deux et le tour est joué. La recette est simple et elle fonctionne à merveille.

 

En marge de ses opérations, la NBA multiplie les signatures de contrats médias dans les marchés cités plus haut. Mais elle sait également profiter des NBA Global Games pour toucher les communautés locales à grand coup d’opérations sociales.

 

Soccer ou NBA ?

 

De nos jours les débats sur quel sport est le plus global ou quel sport arrivera à devenir vraiment global font rage. Dans ce cas, seul le football, ou devrait-on dire le soccer, semble en avance sur la NBA en terme de globalisation. Tenir cette comparaison est toutefois injuste. On ne peut avoir d’un côté un sport et de l’autre une simple ligue. Alors si le soccer semble tenir la corde en tant que sport le plus international, aucune ligue de soccer pas même la Premier League ne rivalise avec la résonance mondiale de la NBA. Le travail accompli par David Stern pour propulser la grande ligue sur le devant de la scène internationale et faire de ses athlètes des icônes mondialement reconnues n’a tout simplement aucun égal.

 

 

 

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