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Oklahoma City 111-120 San Antonio (0-2)


Les Spurs continuent leur petit bonhomme de chemin en enregistrant une 10ème victoire dans ces playoffs, la 20ème d'affilée. Oklahoma City n'aura vraiment fait illusion que dans la dernier quart-temps, subissant la plupart du temps le jeu collectif des Spurs magnifié par un Tony Parker des grands soirs.

Le Thunder est désormais dos au mur et va devoir se remobiliser rapidement pour espérer continuer à exister dans cette série. Match 3 jeudi soir, dans l'enfer de la Chesapeake Energy Arena, à Oklahoma City.

 

Contrairement au premier match, tout va se dérouler pour le mieux pour les locaux dès le début de match. Un Tony Parker très en jambes lance la machine et c'est un 10-2 initial qui cloue le Thunder sur place. Kevin Durant démarre alors son festival pour permettre à son équipe de rester en vie, mais Kawhi Leonard et Danny Green allument la mèche à distance. Seul Tim Duncan est en difficulté face aux contres des intérieurs d'OKC, mais les Spurs dirigent tranquillement la manœuvre (22-28).

 

Les entrées de James Harden et Derek Fisher donnent un gros coup de boost au Thunder comme lors du premier match, mais Manu Ginobili en fait de même de l'autre côté. L'écart commence à enfler sur un tir à longue distance de Stephen Jackson. OKC tente de résister mais les Spurs ne touchent plus terre. Parker domine totalement Russell Westbrook, et Duncan se paie le luxe de postériser Serge Ibaka. Après 24min, les Spurs sont de nouveau les Spurs, cette belle machine que rien ne peut enrayer (44-55).

 

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Et la troisième période ne vient pas démentir ce constat. Les Spurs deviennent vraiment insolents et entrent en transe. Ils rentrent 5 tirs à 3pts de suite, entrecoupés de quelques tours de passe-passe d'un Tony Parker éblouissant. Scott Brooks est dépassé et multiplie les temps-morts mais rien n'y fait : San Antonio est partie depuis belle lurette (58-80, plus gros écart du match).

Le technicien du Thunder tente alors un coup de poker, le "hack-a-Splitter". L'intérieur brésilien assure le minimum sur la ligne de réparation et permet à son équipe de garder le cap, mais OKC a réussi son objectif, couper le rythme de Spurs trop envahissants (76-92).

 

Conscient de la réussite de sa petite entourloupe, OKC durcit le jeu, presque à l'extrême et va revenir grâce à cela. Les shooteurs des Spurs ne rentrent plus rien, tandis que James Harden, Russell Westbrook et Kevin Durant alimentent la marque sans vraiment réfléchir, mais avec succès. Les Spurs se frustrent petit à petit et l'écart fond comme neige au soleil (93-99).

 

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Il faudra tout le génie et la magie de Parker et Ginobili pour conclure le match proprement. OKC n'aura pas le dernier coup de rein pour finaliser ce qui aurait été un exploit retentissant, et le backcourt des Spurs assisté par un Kawhi Leonard omniprésent, se charge de clore les débats (111-120).

 

Tony Parker a livré une performance magistrale. Il compile 34pts à 16/21 aux tirs, 3rbds et 8pds. Manu Ginobili suit avec 20pts et 4pds et Kawhi Leonard avec 18pts, 10rbds et 2ctres. Tim Duncan a été très maladroit (2/11 aux tirs) mais cumule 11pts, 12rbds, 6pds et 4ctres. Danny Green ajoute 10pts et 5rbds, et Boris Diaw a été très bon avec 9pts à 4/5 aux tirs et 7rbds.

 

Pour Oklahoma City, Kevin Durant termine à 31pts à 10/17 aux tirs, 5rbds, 5pds et 3ints, mais fut trop souvent "oublié" dans le quatrième quart-temps. La faute à un Russell Westbrook à la ligne de stats impressionnante (27pts, 7rbds et 8pds, avec aucune balle perdue), mais au jeu stéréotypé et déroutant pour ses partenaires (10/24 aux tirs et trop de dribbles). James Harden a bien répondu après un Game 1 compliqué avec 30pts à 10/13 aux tirs, 7rbds et 4pds. Serge Ibaka se distingue lui avec 8pts, 10rbds et 4ctres. Derek Fisher ajoute 10pts, mais à 2/11.

 

 

 

 

 

 

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