lawson-wade-star-epanouie_364785_510x255.jpg

Edwige-Lawson-Wade et James Wade, deux époux très complices. (Photo RICHARD DE HULLESSEN)

 

Interview réalisé en mars 2012.

 

La très talentueuse néo-Montpelliéraine a changé le visage de l’équipe héraultaise.

 

C’est un petit bout de femme de 1,67 m ; regard vif, yeux marrons malicieux, queue-de-cheval au mouvement rythmé par ses envolées sur le terrain…

 

 

Un petit bout de femme qui séduit le public de Lattes depuis octobre dernier, ballon en main, après avoir opéré un autre type de séduction sur James Wade, son mari depuis huit ans.

 

“Je jouais à Valenciennes (2001) et lui à Cambrai. Il m’a vue en photo dans Maxi Basket et a annoncé à un de ses coéquipiers, “voilà ma future femme”, avant de récidiver avec un de ses dirigeants à la vue d’un poster de l’équipe de France”, se confie, tout sourire, Edwige, 32 ans, dans l’intimité de leur logement lattois. Et à un numéro de portable près, cette belle histoire a même failli ne pas voir le jour.

 

 

Anecdote parmi d’autres dans l’existence atypique de la Rennaise de naissance, avant-dernière d’une fratrie de quatre frères et sœurs.

 

Des parents divorcés, un père (originaire du Bénin) avec lequel elle avait coupé les ponts, décédé, un départ du domicile à 15 ans pour démarrer sa carrière… “Ed” n’a pas eu de tapis rouge. “Mon adolescence a été classique, mais je n’étais pas très sérieuse pour le basket”, confie-t-elle sous le regard amusé de James, 36 ans. À défaut de l’être en matière culinaire (!), Edwige est une basketteuse pro exemplaire dans son comportement, sa communication, son hygiène.

 

Edwige Lawson-Wade  : “De belles expériences en jouant à l’étranger”

 

Depuis sa formation à Saint-Brieuc, la numéro 8 du BLMA a voyagé, beaucoup voyagé. En France (Bourges, Insep à Paris, Bordeaux, Aix-en-Provence, Valenciennes), à l’étranger où les clubs ne sont pas restés insensibles à son talent (Moscou, Samara, Ramla Israël, Valence, en WNBA à Houston, Seattle, New-York, San Antonio).

 

“J’aime changer de ville, d’entraîneur, découvrir de nouvelles cultures. J’ai vécu de très belles expériences à l’étranger et si le CSKA Moscou, l’équipe rêvée, n’avait pas déposé son bilan, j’y serais encore”, raconte-t-elle devant un grand écran qui diffuse… du basket. Des pays fréquentés et un CV linguistique qui permet de “mentionner” anglais courant, bon espagnol et notions de russe. Parmi toutes ses expériences, cette trentenaire épanouie a une tendresse particulière pour Israël “qui m’attirait beaucoup et où j’ai passé 3 mois, vu la mer Morte, Jérusalem, Tel Aviv.”

 

Le B. Lattes-Montpellier Agglomération a marqué un retour dans l’Hexagone auquel elle ne croyait pas. Et là encore, son origine ne manque pas de sel. “James était l’an passé à Épinal, moi à Valence, et il m’a évoqué Montpellier qui l’a séduit sur internet, où son cousin (Tony Windless, NDLR) avait joué par le passé. Quelques jours plus tard, je recevais une proposition du BLMA…” À quelques encablures du port, Edwige et James ont fait leur nid. Et elle ne s’en cache plus, “on aimerait s’installer ici, on y est très bien. Je me vois très bien finir ma carrière à Lattes.”

 

En attendant d’en savoir plus, Edwige continue à partager son emploi du temps entre basket, “un plaisir même si je suis professionnelle à 100 %”, et loisirs, “la lecture de bons bouquins, films, séries TV et beaucoup de matches, de NBA notamment.” Sans oublier l’indispensable I-Pad et ce portable très souvent collé à son oreille en déplacement, “afin de rester en contact avec tous mes amis.”

 

À l’image de la complicité qui transpire de son couple, ELW est une star – qui ne se la joue pas – épanouie au BLMA où elle aligne les meilleures stats en carrière. “Ici, je m’éclate, prends beaucoup de plaisir, tout en ayant la même faim de gagner. Le titre de champion de France, j’y crois plus que jamais. Pour l’Euroligue, Fenerbahçe c’est vraiment du très, très lourd…”, conclut Edwige, diminuée.

 

Ce génial petit lutin, qui se faufile entre les grandes pour réussir des paniers improbables lorsqu’elle n’artille pas à longue distance, est une bénédiction pour Lattes-Montpellier. Elle aura bien le temps plus tard de songer à son rôle, annoncé, de future maman. Lequel lui ira, on n’en doute pas, aussi bien que celui de meneuse.

 

 

Ce qu'il faut savoir sur cette grande star française:
Edwige Lawson est née le 14 mai 1974 à Rennes. Elle est mariée depuis 2003 à James Wade Jr, joueur de basket-ball professionnel américain qui opère dans de nombreux championnats. Il joue en France, en Espagne en Liga Española de Baloncesto, deuxième division espagnole voire en Russie, où il joue à Samara. Lors de la saison 2010-2011, il évolue avec le club de GET Vosges en NM 1 (4,5 pts, 1 pd). Pour 2011-2012, il rejoint la club amateur de La Croix d'Argent.
Son Palmarès

De 1998 à 2012 en Équipe de France 

 - Championne d'Europe 2001 en  France
 - Vice-Championne d'Europe 1999  en  Pologne
 - 3e au championnat d’Europe 2011 en  Pologne
En Club

- Championne d'Europe Euroligue 2002, 2004 (Valenciennes), 2005 (CSKA Samara)
- Finaliste de l’Euroligue en 2003 ( Valenciennes), 2006 (CSKA Samara)
- Championne de France 2002, 2003 et 2004 (Valenciennes)
- Coupe de France: 2000 (ASPTT Aix-en-Provence), 2001, 2002, 2003 et 2004 (avec Valenciennes).
- Tournoi de la Fédération, 2002, 2003, 2004 (Valenciennes)
- Open LFB 2003, 2004 (Valenciennes)
Carrière professionnelle

1994-1995: Bourges Basket (France)
1995-1997: Waiti Bordeaux (France)
1997-2001: Aix-en-Provence (France)
2001-2004: Valenciennes (France)
2004-2007: CSKA Samara (Russie)
2007-2009: CSKA Moscou (Russie)
2009: Spartak Moscou (Russie)
2010: Elizur Ramla (Israél)
2010-2011: Valencia (Espagne)
2011-2012: Montpellier (France)
AUX ETATS-UNIS

2005: New York Liberty (WNBA)
2005: Houston Comets (WNBA)
2006: Seattle Storm (WNBA)
2008: San Antonio Silverstars (WNBA)
2009: San Antonio Silverstars (WNBA)
2010: San Antonio Silverstars (WNBA)
Actuellement, Edwige Lawson-Wade est avec l'équipe de France au Tournoi Qualificatif Olympique à Ankara en Turquie.

Retour à l'accueil