Mike Mokongo

      Interview de Michael Mokongo réalisé le 17 Juin 2012

 

Revenu en France cette année après deux saisons à l’étranger, le meneur international Centrafricain Michael Mokongo (1,80 m, 25 ans) a réalisé une saison correcte avec Roanne. S’il n’a pas spécialement brillé avec la Chorale, il a pris date pour l’avenir et devrait bientôt refaire parler de lui.

 

Bonjour Michael, vous avez terminé la saison à la 7ème place avec une élimination par Chalon en quart de final… Comment juges-tu la saison sur un plan collectif ?

 

Avec beaucoup de recul, quand tu regardes tout ce qui s’est passé avec notamment le changement du coach, on sait très bien que quand un nouvel entraineur arrive, il y a beaucoup de changements dans la structure du travail et les rôles des joueurs. En prenant tous ces paramètres en compte, la saison fut un défi pour chacun de nous et surtout le club. On a joué la coupe d’Europe, ce qui fait qu’on a enchainé pas mal de matchs. Il nous fallait de la force de caractère et une certaine cohésion dans le travail. Chaque match était important. Avec toutes les difficultés, ce fut une saison enrichissante, plus qu’on ne pourrait le croire à première vue. Nous avons su gérer la transition et la construction d’un nouveau système avec un nouveau coach.

 

Cela a été dur pour toi et le groupe le changement de coach ?

 

Au delà de la difficulté, c’était plutôt une mise à l’épreuve de notre capacité d’adaptation d’adaptation. Coach Pavicevic est arrivé avec sa philosophie de jeu et un nouveau coéquipier avec Rashad Wright. L’enchainement des matchs a vraiment été une épreuve avec les déplacements en coupe d’Europe. On a vu qu’une fois qu’on a été éliminé en coupe de France et d’Europe, on a pu enchaîner les victoires et c’est quand même significatif. Maintenant on est tombé à chaque fois contre Chalon qui est une équipe extraordinaire… Après par rapport au club, et ses objectifs c’est sûr qu’on attendait autre chose.

 

C’est sur que le sort ne vous a épargné (défaite en quart de finale de coupe d’Europe, de France et de championnat par Chalon, et défaite en semaine des As par Gravelines)…

 

C’est une façon de le voir effectivement mais  la saison a été dure jusqu’à la fin. Je tiens à féliciter mes collègues et tout le staff car on n’a rien lâché. Quand tu vois la réussite de Gravelines et Chalon, on se rend compte que cela fait un moment qu’ils ont le même groupe, et voilà, il n’y a pas de secret, le travail commence à payer.

 

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Physiquement vous avez souffert, il y avait pas d’usure physique à la fin ?

 

Non dans l’ensemble ça va. J’adore ce défi : tout joueur rêve d’être dans une équipe qui joue le haut de tableau et la Coupe d’Europe. Ce qui nous a le plus usé, c’est que dans toutes les compétitions où on était engagé, il fallait gagner tous les matchs. La fatigue a joué bien sur mais pas seulement cela.

 

 

Concernant ton avenir, as-tu pris une décision ?

 

Pour l’instant je n’ai pas eu de discussion avec le coach donc je ne sais pas du tout. Ce serait un privilège de continuer à Roanne où je sais que je peux être bien plus performant.

 

 

Tu souhaites rester à Roanne, la ville et le club te plaisent ?

 

C’est une ville tranquille, idéale pour le basket, le club est sain. Cela me plairait de rester mais tout dépend du coach, de mon rôle dans l’équipe, d’avoir un bon temps de jeu, car ce n’est pas simple quand tu joues peu. Je souhaite avoir l’occasion de contribuer beaucoup plus.

 

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Tu as eu des contacts avec d’autres clubs ?

 

Oui, à la fin de la saison, il y avait trois équipes qui se sont renseignées sur moi. Personnellement, je ne souhaite pas jouer à l’étranger, je veux rester en France et prouver que j’ai encore de belles choses à faire.

 

 

Tu serais prêt à jouer en Pro B pour augmenter ton temps de jeu  comme tu me disais tout à l’heure ?

 

Mon objectif est de rester en Pro A et je reste ouvert à toutes les propositions. Je suis prêt à me travailler, à me donner à fond au sein d’un club ambitieux qui veut une équipe solide. Je souhaitais revenir en France après toutes ces années à l’étranger. Je veux faire avancer un club, il me faudra étudier sereinement les offres.

 

 

Tu t’es fixé une date pour prendre ta décision de rester ou partir ?

 

Si mon agent n’a pas eu de contacts avec le coach de Roanne cela veut dire ce que ça veut dire. C’est à mon agent de régler cela, je suis en pourparlers avec d’autres équipes donc on va voir comment cela va se passer.

 

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Au niveau de la coupure entre deux saisons, tu coupes complètement avec le basket ?

 

Non, pas du tout, l’été est une période clef car je peux travailler énormément les différents aspects de mon jeu et le physique. On progresse beaucoup durant l’été. Là je vais partir deux semaines en vacances afin de reprendre des forces. Ensuite, à mon retour, je vais à Bordeaux, je vais travailler toutes mes gammes : musculation, shoots… Je ne coupe jamais, il faut rester en forme.


 

Samedi ce sont les finales des championnats de France Pro A et Pro B, qui vois-tu champion (ndlr : interview réalisée avant les finales) ?

 

Historiquement parlant quand tu regardes Limoges, ils méritent leur place en Pro A, en plus je connais des joueurs, pour moi c’est Limoges. Je crois que ça va être une excellente finale mais Limoges semble avoir l’avantage. En Pro A, Chalon est vraiment très fort : un bel engrenage autant en défense que dans la qualité de ses exécutions en attaque. En plus, c’est mon club de cœur, c’est là où j’ai commencé, donc je souhaite vraiment qu’il remporte le titre et il le mérite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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