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Revoilà l’enfant du pays qui rentre au bercail nancéien, six ans après une décennie pleine de rebondissements dans son club de cœur. Maxime Zianveni ? Un guerrier de plus au sein d’une équipe qui attend beaucoup de lui.

 

On ne va pas polémiquer sur les spécificités du basket moderne, qui fait souvent la part belle aux voyageurs tout en délaissant les gens du cru. Mais là, avec Max Zianveni, le SLUC possède au moins un ambassadeur pur jus, 100 % terroir, issu d’un parquet qui l’a vu éclore tardivement avant de nous offrir dix ans de fidélité à Nancy, de 1997 à 2007 !

 

A 33 ans, ce gladiateur-né, vainqueur de la coupe Korac, quatre fois vice-champion de France (dont trois avec Nancy), portera les couleurs meurthe-et-mosellanes jusqu’à la fin de l’exercice en cours. De quoi combler un chômeur qui venait de piger, discrètement, en Pro B, à Châlons-sur-Marne : « C’est clair que je suis content de ce qui m’arrive. Je retrouve ma famille, mes amis mais en fait, j’ai été toujours été là… A chaque fois que je le pouvais, je revenais et j’ai constamment suivi de près les résultats du SLUC. »

 

« Envoyer du lourd »

 

Evidemment, quand Max la menace (tant il est capable d’éteindre les phares des raquettes adverses par son sens de la défense et son agressivité) cherchait un club, où a-t-il suivi une préparation estivale ? A Nancy ! « Je connais donc mes nouveaux coéquipiers sur le bout des doigts. Je pense que mon adap tation sera rapide ! Et je peux vous affirmer que ce groupe a du potentiel. » Il en aura un peu plus avec ce gaillard, réputé pour sa dureté et son sens du devoir : « Très bonne, cette équipe. Surtout, il est toujours plus facile de réussir quand on a des guerriers ayant du cœur. Le SLUC est une formation de combattants » , glisse celui qui avait séduit, les deux saisons précédentes, le coach référencé des Bleus et de Strasbourg, Vincent Collet. Le jeune Américain Booker sur le flanc et destiné à d’autres cieux, Maxime Zianveni sera le troisième homme de l’intérieur nancéien, déjà extrêmement costaud avec le duo d’enfer Piétrus-Falker : « Comme on dit, on va envoyer du lourd. Je ne suis pas encore un vieux de la vieille mais je vais amener mon expérience et ma maturité. » Le fil du temps s’est donc occupé de son tempérament parfois brûlant. « Oui, je suis plus calme, plus sage ! »

 

« Alain Weisz un grand Monsieur »

 

Mieux, dans cette discipline, perdurer vous bonifie : « Ma connaissance et ma lecture du jeu sont meilleures. » On n’est pas loin de penser que le trentenaire lorrain, si apprécié du monde amateur où il compte de nombreux amis, sera le relais parfait de Piétrus et Falker. Une sorte d’atout maître de l’ombre capable d’en remettre une couche quand le besoin s’en fait sentir. Sa proximité avec Alain Weisz, mentor pour qui il a œuvré à Hyères-Toulon, le rend optimiste : « J’ai de très bons rapports avec lui. Un grand Monsieur du basket qui réalise souvent de grandes choses avec de petits moyens. Là, il a une grosse équipe… »

 

Max Zianveni sur le chemin d’un retour au sommet ? « Aucune ambition individuelle. A mon âge, je ne vise plus grand-chose… Je me fixe seulement des objectifs pour l’équipe. Comme d’abord, la qualification pour la Leader’s Cup (Top 8) puis les playoffs. Une fois que l’on y est, tout peut arriver, non ? Regardez Nanterre ! »

 

 

 

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