TeoSur la photo, le meneur Américain et leader de MSB, Taylor Rochestie, surnommé "la Gâchette"

 

 

Playoffs (1/4 de finale). MSB - Nancy, 20 h 30. Les Manceaux ont vérouillé la défense lors du dernier match. Il ne reste plus qu'à en faire de même à Antarès.

 

 

La séance prend fin. Il est environ 13 h 30, hier, dans la salle annexe d'Antarès, concert de Scorpions oblige. JD Jackson est au milieu de ses joueurs. L'heure n'est pas à écouter « Still loving you » ou encore « Wind of change », les deux gros tubes du groupe allemand. Il s'agit plutôt d'être bref dans les paroles pour que le message passe le plus clairement possible. « En jouant dur, avec beaucoup d'agressivité, aucune équipe ne peut nous résister », assène le Canadien.

 

 

Depuis vendredi soir dernier et la victoire acquise de haute lutte en Lorraine (60-68), le discours n'est plus tout à fait le même au sein du MSB. Preuve que les mentalités changent. Comment peut-il en être autrement ? Les playoffs, c'est autre chose que la saison régulière. Le jeu de l'équipe s'en retrouve quelque peu chamboulé. Après le naufrage mardi dernier à Antarès (64-89), la défense a resserré les boulons. « À Nancy, on s'est trouvé une qualité. Tout au long de la saison, les joueurs se sont identifiés comme de forts attaquants. Il faut arrêter de se rassurer et de ne compter que là-dessus ! Ca ne suffit pas car en face, il n'y a que des équipes très complètes et réalistes. »

 

 

Ce soir, ce sera la guerre. Le terme est un peu rude mais c'est celui qui revient le plus dans la bouche de tous les Manceaux. Pour gagner cette ultime bataille, JD Jackson veut des hommes prêts à mourir au front. « Nous sommes obligés d'agresser. C'est la condition sine qua non pour passer ce tour, voire plus. Je veux que l'équipe joue sans attendre d'être bousculée pour réagir. »

 

 

Pour y parvenir, il faudra limiter le nombre de « cadeaux » faits à l'adversaire. « Sur la dernière confrontation, il y a eu des moments de flottements malgré une domination globale. On les a remis dans la partie parce que nous n'étions pas au point mentalement. Sinon, il n'y avait pas match. »

 

 

« Nous comptons sur un public surexcité »

Le Franco-Canadien a donc énuméré trois points essentiels pour décourager cette équipe nancéienne : le repli défensif, manger le plus possible de rebonds offensifs et perdre le moins de ballons. Élémentaire mais il est toujours bon de rappeler les fondamentaux.

Il y a aussi le public, qui a un rôle primordial à jouer dans cette belle. La semaine dernière, les Sarthois avaient pris un 22-6 dès l'entame. Difficile dans ces conditions de s'assurer l'adhésion du plus grand nombre. 

 

 

« Les fans doivent nous pousser même quand ça ne va pas. Il ne faut pas attendre que l'on se réveille par nous-mêmes pour avoir du soutien. J'espère que les gens seront surexcités dès le début car on part à la guerre avec eux. »

 

 

L'avantage d'une telle rencontre décisive reste l'absence de calculs et de réflexion. Il faut tout donner. Ce troisième match contre Nancy peut marquer la fin de la saison tout comme la poursuite d'une belle aventure en demi-finales. Dans une série aussi bizarre que passionnante, les Manceaux ont l'occasion de prouver qu'ils ont eu raison de se battre en fin de saison pour le gain de cette 4e place et ce fameux avantage du terrain. À eux de ne pas le gâcher. Depuis la saison 2005-06 et la formule actuelle des playoffs, jamais une équipe ne n'est qualifiée en gagnant deux fois à l'extérieur. Nancy ne doit pas être la première équipe à réaliser pareille performance.

 

 

 

 

 

 

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