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ProA. Playoffs (quarts de finale retour). Nancy - Le Mans : 60-68. Métamorphosé et agressif à souhait, le MSB arrache la belle prévue mardi à Antarès. L'ailier international Centrafricain Max Kouguere a participé à la victoire de son équipe en inscrivant 3 points en 14 minutes de jeu.

 

 

Nancy.De notre envoyé spécial.

Kouguere qui plonge sur un ballon perdu, Koffi allongé par terre pour sauver une passe, Acker qui défend la bave aux lèvres, Rochestie qui joue des coudes avec Linehan. Ah là, ok ! Les Manceaux ont bel et bien enfilé leur costume de playoffs.

Cette fois, l'agressivité n'est pas restée sur le tableau noir du coach. L'instinct de survie et l'esprit de rébellion transpirent des épaules mancelles. Obligé de se faire violence après la « bouillie collective » d'Antarès, le MSB saute à la gorge de Nancy. En tout cas, se mettent immédiatement au diapason défensif.

 

 

Cinq minutes suffisent à comprendre que le MSB va chèrement vendre sa peau. Agressé sur son parquet, le champion en titre en perd de sa superbe. Sylla rate un panier de cadet sous le cercle, Schuler sort un dunk tout fait et Samnick fait une passe décisive... au banc manceau.

JD Jackson en rêvait, Monschau le craignait. Ce n'est plus le même match car ce n'est plus le même... Le Mans. Avec dans le rôle du facteur X un certain... Antoine Eito. En formation accélérée sur les bords de Sarthe, le back-up de Rochestie gonfle le moral des siens par trois tirs primés de rang, dont le dernier au buzzer s'il vous plaît.

 

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Alors que Sport + a bien failli braquer ses caméras sur le match Paris-Orléans après la « purge » de mardi dernier, le duo Monclar-Causette se frotte les mains d'avoir préféré la Lorraine à la Capitale.

 

 

Un scénario renversant. Nancy s'est goinfré le mardi (56 % aux tirs) et se retrouve au pain sec le vendredi (25 % dont 1/8 de loin). Sans compter les 12 balles perdues en 20 minutes alors que les Monschau's Boys n'en avaient concédé que 10 de toute leur soirée mancelle.

Grosse frayeur en revanche au retour du vestiaire. Alors qu'ils ont maintenu Nancy à moins d'un point à la minute (19-36 à la pause), les Manceaux encaissent un 6-0 en... 42 secondes (25-38) et même un 14-4 en moins de quatre minutes (33-40). La défense tout-terrain « sauve-qui-peut » de Nancy fait des ravages.

 

 

Mais le MSB a la bonne idée de ressortir de son chapeau ses deux jokers inattendus du premier acte. Antoine Eito de loin (4/7) et Travon Bryant de près (4/4). En souffrance mardi (4 pts), le duo fait des étincelles (23 pts cumulés en 30 minutes).

Dommage alors qu'Antoine Eito soit coupé dans son bel élan par une quatrième faute. Surtout que Le Mans perd à nouveau les pédales au début du sprint final. Un nouveau 6-0 en moins d'une minute et voilà Nancy à nouveau dans le rétro (45-53).

 

 

Et même si les Lorrains gaspillent un peu aux lancers, l'écart fond comme neige au soleil (51-56). Et comme Linehan répond au duo Acker-Kahudi, il y a match (54-60). Sous les yeux de monsieur le maire et d'Antoine Diot, les Manceaux ne veulent surtout pas lâcher l'affaire. Pas maintenant. A l'image de ces trois rebonds offensifs après trois loupés de loin.

Final à haute tension (60-63). Claquette loupée de Shuler, 0/2 aux lancers pour « Cellus ». Tir primé manqué par Sommerville. Itou pour Moerman. Pression es-tu là ? Oui mais le MSB gagne le money-time et le droit de disputer une belle, mardi à Antarès.

 

 

 

 

 

 

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