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Les Nets étaient très chaud sur lui l’été dernier, mais avaient finalement choisi le rookie Jason Kidd. J-Kidd s’est fait montrer la sortie après son mini-putsch raté pour obtenir plus de responsabilités, et voilà donc Lionel Hollins nommé entraineur avec un an de retard. Sa conférence de presse d’introduction avait lieu hier, et le nouveau coach de Brooklyn a d’emblée annoncé qu’il ne chercherait pas à avoir les yeux plus gros que le ventre comme son prédécesseur. Hollins n’est là que pour coacher des joueurs de basket, et ça tombe bien, puisqu’il n’y est pas trop mauvais.

 

La stabilité et la sobriété seront donc les mots d’ordre à partir de maintenant du coté de Brooklyn, c’est en tout cas ce que désire apporter Lionel Hollins :

 

« Je suis un coach de basketball. C’est tout ce que je veux faire. Je ne veux pas faire le job de Billy King (le General Manager). Je ne veux faire aucun autre job que celui pour lequel j’ai été engagé ».

 

« C’est très important pour moi. Je n’ai pas besoin qu’on s’occupe de moi. Par exemple j’ai trouvé embarrassant de voir ma photo en grand quand je suis passé en voiture devant la salle (le Barclays Center où avait lieu la conférence de presse). Je me suis dis « Ca suffit », je veux juste coacher ».

 

Une image qui casse directement avec le très sympathique et populaire Jason Kidd. Même si il n’a pas fait un si mauvais travail que cela au niveau du résultat final pour sa première année en tant qu’entraîneur, son image a été plusieurs fois sévèrement secouée cette saison. On peut citer pêle-mêle le début d’exercice complètement raté où les Nets prenaient rouste sur rouste, le renvoi très rapide de Lawrence Frank (alors qu’il avait fortement insisté pour le faire venir), ou l’affaire invraisemblable du verre du soda renversé exprès sur le terrain lors d’une fin de match pour obtenir un temps mort…

 

Lionel Hollins a également connu quelques déboires avant d’être renvoyé de Memphis à l’été 2013 alors qu’il avait mené l’équipe en Finale de Conférence quelques mois plus tôt, il a tenu à donner sa version des faits, qui est bien sur loin de celle des dirigeants des Grizzlies qui avaient invoqué un profond désaccord de philosophies pour le débarquer :

 

« Ca a été difficile parce que ça n’avait rien à voir avec le coaching, ou avec l’utilisation des statistiques analytiques comme ça a pu être dit ».

 

« La personne en charge voulait prendre quelqu’un d’autre, et dire qu’il y avait un désaccord l’a aidé à faire passer la pilule auprès des fans, alors que j’avais eu des résultats excellents jusque là. Ils (les dirigeant de Memphis) ont fait ce qu’ils avaient à faire, mais les gens qui me connaissent savent que ce qui a été dit sur moi est complètement faux »

 

« Je peux être têtu, mais je peux être à l’écoute aussi, comme tout le monde, je ne suis pas différent des autres. La personne qui m’a renvoyé (Jason Levien, ancien président, viré cet été) s’est d’ailleurs aussi faite renvoyer, ça veut tout dire ».

 

La page est donc tournée après cette énième précision, l’avenir de Lionel Hollins se passe à Brooklyn. Même il est bien trop tôt pour parler du style qu’adoptera l’équipe la saison prochaine, le nouveau coach a livré quelques pistes et a surtout martelée sa motivation. Un beau challenge l’attend lors des quatre prochaines saisons (trois plus une quatrième en option au choix de la franchise), et il est prêt à le relever :

 

« Je pense qu’on peut jouer à un rythme un peu plus élevé que celui auquel ils jouaient la saison dernière, ou que celui auquel on jouait à Memphis. Mais je ne veux pas juste qu’on coure et qu’on balance des briques, il faudra être agressif ».

 

« Je sais que c’est un challenge, mais pour réussir il faut affronter les obstacles et les surmonter, je suis très pressé d’y être ».

 

En effet il sera dur d’augmenter le tempo avec des joueurs comme Kevin Garnett, Brook Lopez, ou Joe Johnson dans l’équipe, mais Lionel Hollins saura sans doute leur parler, et imposer sa griffe comme il l’a si bien fait du coté de Memphis, qui était en décomposition à son l’époque de son arrivée. Son objectif sur les prochaines saisons sera de permettre à cette jeune franchise de Brooklyn d’enfin dégager une identité de jeu qui lui permette d’être respectée et de perdurer dans le haut du tableau. Espérons juste que l’impatient boss Mikhail Prokhorov saura tempérer ses ardeurs et laisser son nouveau coach travailler sereinement, ce sera l’une des conditions essentielles du succès du bâtisseur Lionel Hollins à Memphis.

 

 

Source : ESPN New York

 

 

 

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